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Ils y étaient… dans les « manifs pour tous »

Deux semaines après la célébration du premier mariage gay, à Montpellier, Glory Box vous propose de dresser le portrait acide de quelques uns de ces spécimens que l’on pouvait croiser au détour d’une manif, entre une poussette et des fanions bleu layettes. Précision à toutes nos lectrices bien avisées : cet article se veut avant tout humoristique. Typologie grinçante et nécessairement caricaturale de ceux qui y étaient !

Le « je-ne-suis-pas-homophobe-mais »

L’habit ne fait vraiment pas le moine : ils ont des polos roses, mais n’ont rien de gay friendly.

Pendant des mois, Frigide Barjot nous aura servi sa soupe plus contradictoire et incohérente qu’un curé au Fucking Blue Boy. On pourra résumer son action par le running gag suivant : « je ne suis pas homophobe, mais ». Le défenseur auto-proclamé des droits de l’enfant brandit son amour des gosses comme un bouclier qui le rendrait inattaquable et au delà de tout soupçon, tout en balançant des théories fumeuses sur le développement de l’enfant dans une famille homosexuelle, saupoudrant ses convictions de criantes évidences biologiques (« on est tous nés d’un père et d’une mère ». Certes ! Heureusement que tu es là pour nous le rappeler, j’avais oublié ! Duh !) comme si de la nature il fallait déduire nos capacités à élever des enfants, mais attention, le tout est proféré sans homophobie. Tu la sens la logique ?

Ils manifestent par millions (selon les organisateurs), par milliers (selon la maréchaussée), bloquant ainsi des grands axes des plus grandes villes françaises, pendant des heures contre un droit qui ne les touchent en aucune façon, mais attention, le tout sans homophobie. Ils lancent un mouvement politique basé sur la contestation d’un droit pour une certaine frange de la population (celle qui a l’outrecuidance d’aimer et vouloir avoir des relations sexuelles avec une personne de même sexe), mais le tout sans homophobie. Ils appliquent donc à la lettre la fameuse question : « Comment prendre une douche sans me mouiller ? ».

La famille parfaite made in Versailles

Ce type de manifestant est, du fait de son équipement, très facilement reconnaissable. Nos chercheurs sont formels : il est toujours accompagné d’une dizaine de personnes, tous descendants apparemment de la même fratrie compte tenu de leurs ressemblances physiques frappantes. Leur obédience stricte à la nature et à une certaine hygiène de vie nous confirme l’observation suivante : 9 à 14 mois séparent chacun des membres de cette meute, ils adoptent volontiers la panoplie d’accessoires suivants pour se reconnaître en milieu hostile : bleu marine, blanc, mocassins.

Ils sont de toutes les manifestations et se sont découverts une pente pour la désobéissance civile, mais vous ne les verrez pour autant pas à la rentrée à la Fête de l’Huma. Ce qui était jusque là l’apanage du dégoûtant ouvrier de chez Renault, être hérétique qui votait le mal (c’est-à-dire : pas Baladur), le Versaillais s’en est emparé comme un nouveau hobby, après tout ça change un peu du golf et du catéchisme.

C’est donc tout naturellement qu’il cherche à partager cette découverte avec son prochain en en faisant profiter le plus grand nombre, à savoir sa progéniture, trophées de la victoire de ses vaillants spermatozoïdes, Louis-Baptiste, Alix-Victoire, Tancrède-Charles, Jean-Eudes, Charles-Enguerrand et Marie-Sixtine, tous plus ravis les uns que les autres de dévier de la traditionnelle promenade dominicale pour militer, en famille, contre le mariage gay. Comment mieux célébrer la fête des mères qu’en rappelant cet événement indéniable : on est NES D’UNE MERE ? (je sais pas vous aviez peut-être oubliés depuis le premier paragraphe ?) Marie-Sixtine, 3 ans révolus, s’est déjà prononcée contre l’adoption qu’elle considère comme une encontre au principe de la filiation et un renversement considérable de la vision judéo-chrétienne de la famille. Une tirade militante qu’elle a terminé, à la fin de notre interview, par une question d’une actualité brûlante : « Je peux avoir un Mister Freeze ? ». Fier de sa famille, le Versaillais n’hésite pas à l’exhiber voire l’instrumentaliser, en effet sa vision de la famille est la seule et unique vérité générale à brandir comme valeur et rempart contre une société pervertie par le PS et William Carnimolla.

Christelle Bouquetin

Christelle Bouquetin, elle, vient d’une autre planète. Ou elle fume un truc inédit qui fait déjà pâlir tous les dealers de France. Bouquetin, qui a pris le sens du mot « cousinades » au pied de la lettre, est en réel manque de reconnaissance politico-médiatique, à laquelle elle souhaite palier en étalant, telle une bonne confiture à la merde de Mamie-Grand, sa maîtrise parfaite de la théorie des genres. Par exemple : quand tu subis une mastectomie préventive comme Angelina Jolie, tu veux ressembler à un homme, tu nies ta FE-MI-NI-TE dans sa CHAIR. Parce que pardon mais le cancer du sein, c’est la destinée de la femme tu vois.

(Unique) membre du parti chrétien-démocrate, on peut la considérer comme un mélange des élus de Dieu divins de Civitas et de nos Versaillais préférés, à la seule différence qu’elle est, pour notre plus grand bonheur, très active sur son compte Twitter. Effectivement, depuis que Nadine Morano tourne sept fois son clavier avant de twitter, les Sophia Aram et autres Stéphane Guillon n’avaient plus grand-chose à se mettre sous la dent. Rien que pour ça : on t’aime, Christelle.

L’élu de Dieu made in Civitas

Espèce très rare, mais en cours de repeuplement. S’il s’approche de vous, il est fortement conseillé de courir très loin, sans se retourner. Rendu célèbre par la spécialiste en théorie des genres et diplômée en tricot qu’on a pu apprécier chez Yann Barthès, l’élu de Dieu considère l’homosexualité comme une chose « contre-naturhan ». Et comme toutes les choses « contre-naturhan » (l’homosexualité, le sexe avant le mariage et les saucisses au poulet), elles nous enverront, nous mécréants, en enfer, aux côtés donc d’homosexuels des plus cruels, tels que Freddie Mercury, Arthur Rimbaud et Marcel Proust.

Remarquons que le mariage est aussi pour lui l’occasion de nous rappeler, non pas que nous sommes nés d’une mère, mais la fin du monde toute proche, accompagnée d’un armaggeddon à faire pâlir d’envie les plus grands navets de Roland Emmerich. Dans ses données expérimentales, l’ELD (l’Elu de Dieu) ne tient pas compte du fait que les Pays-Bas, l’Espagne ou la dizaine de pays ayant adopté le mariage homosexuel avant nous, n’ont jusqu’à aujourd’hui reçus aucune visite de boule de feu inattendue.

Agile et déterminé, il manie la prière de rue à la perfection, de nombreuses heures d’entraînement lui auront permis d’établir une relation avec Dieu même en présence de CRS ! L’ELD prie pour lui, l’homo tombé dans la décadence de la relation stable et épanouie, si stable et si épanouie qu’il souhaite la transformer juridiquement en mariage, pour cette lesbienne qui flirte avec le pêché en ayant un enfant avec son amoureuse et également pour vous, qui ne comprenez pas l’enjeu majeur que le mariage signifie. L’élu de Dieu Civitas, s’il n’était pas là, on mourrait tous en ayant déclenché une véritable colère météorologique. Le mois de mai a été le plus pourri depuis bien longtemps… coïncidence ? Je ne crois pas.

« Fafounet »

Personne ne sait pourquoi il est là, personne ne sait qui il est et, le plus grand mystère boule de gomme Malabar extra fresh : personne ne sait où est passé son cerveau. Sorte de Baboulinet qui casserait du bicot, « Fafounet » est en colère contre tout le monde : contre le lobby gay-musulman-juif-communiste-franc-maçon-Auvergnat, contre Frigide Barjot qu’il ne considère pas assez hardcore et contre les étiquettes dans les slips qui démangent beaucoup au cul. Si « Fafounet » défile avec les autres anti-mariage, c’est pour dénoncer Flamby, l’UMPS, la décadence de la société par l’horrible Taubira, le multiculturalisme et l’islamisation de la France (grand classique car c’est dans les vieux pots qu’on fait…). Il rejoint avec plaisir des mouvements tels que les « jeunesses identitaires », probablement car son identité il est encore en train de la chercher, et manifestement la version 2013 du Gnothi Seauton consiste à casser « du PD » dans des bars à Lille ou du antifa à Paris. (L’auteur de cet article se désolidarise toutefois de toute tentative pour faire valoir cette interprétation de la maxime socratique au bac philo lundi prochain)

Devant un tel faisceau de citoyens engagés, il semble bien difficile de croire à une accalmie soudaine, par l’opération de l’Assemblée Nationale, du Sénat et du Code Civil ainsi transformé. Il est donc plus que jamais urgent de rappeler à tous ces gens qui ont bien contribué à l’entropie nationale depuis l’automne dernier en manifestant CONTRE un droit (grande première) la chose suivante : la loi a été votée et appliquée. Brandir la liberté d’expression et de conscience n’excuse pas les arguments anti-républicains ou la stigmatisation d’une communauté gay, qui craint dans certains pays pour leur sécurité et leur liberté. De la manifestation à la provocation haineuse, violente et/ou contre-productive, dernier exemple en date : l’interruption de la finale de Roland-Garros par les Homen, il n’y a qu’un pas, qui aura été plus d’une fois franchie par la constellation de manifestants contre le mariage gay !

Sur ce, Glory Box souhaite beaucoup de bonheur aux futurs mariés et futures mariées ! AIMEZ VOUS !

Quand on n’est plus un enfant…

PMM Photo

Ca commence sans prévenir, c’est sournois. Aucun symptôme, aucun signal d’alarme, telle une chiasse explosive en faisant la queue pour le Space Mountain. On pourra tout essayer, la position « i », les prières au grand Dieu toi, en haut du grand huit, c’est bel et bien fini. Et comme la loi de Murphy du destin veut que la plupart d’entre nous deviennent adultes un jour ou l’autre (sauf les garçons de Jackass, il est vrai), toi aussi tu seras scotchée devant ton écran, une larmichette sur les starting blocks, toi-même tu sais.

L’enfance est sûrement l’époque de la vie la plus idéale et idéalisée. Celle des goûters avec du Nesquik devant « Dragon Ball Z », les combats de pogs avec les copains, les bons points qu’on ne recevait jamais, des promenades avec mamie et papi : bref, autant de synonymes pour le bonheur. Celle d’une époque où le plus grand de nos soucis était de savoir quand est-ce que Tom d’ « Olive et Tom » marquera enfin ce foutu but qu’on nous montre en ralenti depuis 5 épisodes. Celle où l’argent n’était qu’une chose abstraite qu’on pouvait copier à l’infini grâce aux chèques (c’est ce que petite Greta pensait vraiment), le travail au pire l’affaire de papa, mais pas la sienne. Ou si, quand on nous demandait ce qu’on veut devenir plus tard, footballeur, danseuse étoile, chanteuse, pompier, médecin… Lire la suite

Ta gueule !

Aujourd’hui un article dédié à l’une des seules phrases au monde plus promptes à être pensées qu’à être dites, le fameux « ta gueule », déclinable en « ferme ta bouche », « pouet-pouet camembert » et autres « ta bouche ». Ce sentiment où plus un mot n’est tolérable, où on ne souhaite que le silence pur et dur, les oiseaux qui sifflent, la rivière qui coule, les papillons qui volent et les vaches qui chient. Mais juste plus aucune voix humaine.
Et comme tout le monde a au moins prononcé ou dit cette phrase, il vaut donc la peine de laisser quelques paragraphes sur ce moment de frustration.

1. Ta gueule!

On l’a tous vécu. 7h30 du matin, dans le bus, en hiver, il fait froid, les places assises sont occupées depuis au moins la première station par des vieux visiblement pas au courant qu’ils sont en retraite (alors pourquoi se lever aussi tôt ???), les yeux dans le vide, le teint Guy Georges et la perspective de 8h de cours dont 4 de philo. Déjà de quoi pousser 70% de mes lectrices au suicide, mais non, quand y’en a plus, y’en a encore : un gamin, 3 ans environ,  visiblement réveillé (lui au moins) pousse des cris stridents qui ne veulent rien dire, si ce n’est « je suis un gamin et je veux faire chier ». Et tout le monde, réuni par une télépathie à la « We are the world », pense fort, très fort « MAIS TA GUEULE !!! ». Mais ! Mais. Problème. Tout le monde le pense, mais ne dit rien. Car.
Hypothèse numéro 1 : En cas de « ta gueule » impossible à réprimer, le gamin, apeuré par cet ordre braillé tel un nazi, crie de plus belle, en plus de la mère scandalisée par cette impolitesse.
Hypothèse numéro 2 : En plus de ça, une femme (en formation d’auxiliaire puéricultrice) s’indigne d’une telle antipathie et dit adorer les cris de cet enfant, mais les cris d’un enfant c’est tellement meuuugnoooon.
Hypothèse numéro 3 : hit combo = Elles sont plusieurs.
Vous êtes donc foutue, félicitations. Lire la suite

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