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La prostitution étudiante

Le 1er février, Elles, le film de Malgoska Szumowska, sortait sur certains de nos grands écrans. Interdit aux moins de 12 ans, le film de nous raconte l’histoire d’une journaliste, interprétée par Juliette Binoche, qui découvre un phénomène très actuel : la prostitution étudiante. Focus sur une activité en pleine croissance.

« Jeune étudiante de 20 ans propose de vous accompagner en toute discrétion, pour un peu de compagnie, de discussion et de détente », « étudiante française blanche 1M65 56KG propose de passé un agréable moment en ma compagnie, demande une discrétion de votre part », « Je suis Charlotte, jeune étudiante parisienne de 22 ans. Je cherche à faire quelques rencontres pendant mes vacances… Je mesure 1m68 pour 52kg. Je suis mignonne, douce, coquine…bref tout ce que vous recherchez ! ». Il m’a fallu moins de cinq minutes pour trouver des dizaines d’annonces de ce type sur Internet. Des jeunes filles, toutes étudiantes, qui proposent leurs services à des hommes. Selon le syndicat Sud étudiant, 40 000 étudiant(e)s se prostitueraient en France pour financer leurs études. En langage étudiant, on appelle ça de « l’escorting ». C’est-à-dire de l’accompagnement individuel et personnalisé. Normalement, le rapport sexuel n’est pas partie intégrante de l’escorting. Chez les étudiants, la réalité est souvent différente. Elles travaillent dans des bars à hôtesses, des agences d’escort girls, comme masseuses ou femmes de ménage. D’après l’Observatoire de la Vie Etudiante, 45 000 étudiants vivent dans une situation de grande pauvreté et 225 000 peinent à financer leurs études. Résultat : pour payer leur loyer, financer leurs études ou bien « gagner » leur argent de poche, elles seraient de plus en plus nombreuses à faire commerce de leur corps. Lire la suite

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