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The Fuck ?! Bernard Henri Lévy

Que fait Bernard Henri Lévy entre deux actes diplomatiques héroïques ? Il fait des films avec Alain Delon, l’autre plus grand français de la Terre. Avec Le Jour et la Nuit sorti en 1997, BHL dévoile sa tourmente à travers le personnage d’Alexandre (Delon, donc), écrivain taciturne retiré dans une amérique du sud en proie à la guerre civile. Meurtri par la folie et la méchanceté des hommes, il ne trouve la paix qu’avec de brèves ballades en montgolfière (la fuite, le rêve). Heureusement, la belle Arielle Dombasle (Madame BHL à l’époque), qui va jouer dans l’adaptation de l’un de ses chefs d’oeuvres littéraires, va le tirer de son désenchantement.

Ratage historique et formidable, à la hauteur de l’énorme promotion qui l’a suivi, Le Jour et La Nuit a redéfini les limites du ridicule au sein du cinéma français. Se voulant parabole intellectuelle, philosophique et humaine, ce fiasco n’est en fait qu’un brave effort onaniste d’un BHL sûr de son génie, appuyé par l’interprétation de son double métaphorique Delon, si bon acteur qu’il n’a même pas besoin de jouer. Les acteurs y sont d’ailleurs pour beaucoup, le pire étant encore Karl Zéro en producteur bavard (si si, Karl Zéro) dont on qualifiera sobrement l’interprétation de trop belle pour être vraie. Le tout, d’un sérieux inébranlable, est parsemé d’érotisme moite (« regardez le beau cul de ma femme !« ) d’effets spéciaux baltringues (ah la la, cette explosion de montgolfière…) et bien sûr, d’une somme de prétention hallucinante.

On aurait pu enterrer ce métrage gênant comme une énième anomalie monstrueuse du cinéma français, mais c’était sans compter l’acharnement de BHL à nous prouver qu’il s’agit d’un grand chef d’oeuvre malade incompris (« J’ai voulu faire trop grand, trop beau, trop fort » cherchez pas il l’a vraiment dit).  Donc, aujourd’hui, en 2012, sortie d’un DOUBLE DVD, avec sur un premier CD la bouse en question, et sur le second, attachez vos ceintures, un documentaire sur le complot cabalistique des critiques qui ont VOULU l’échec de Saint Bernard Henry. Avec la participation de l’équipe du film, et de tous les potes de BHL, dont l’ignoble Yann Moix, scribouillard du Figaro et glorieux réalisateur de Cineman (qui a reçu une seule bonne critique : celle de BHL) qui eu jadis comme projet d’adapter sur grand écran Voyage au bout de la nuit de Céline (comme WTF news, on fait pas pire). Voici donc la bande annonce du machin, illustrant tout le mal que peut engendrer une telle somme de mégalomanies déplacées. On appréciera la tentative bidonnante du montage qui tente désespérément un lifting esthétique pour rendre branché un film définitivement ringardisé par sa photographie de téléfilm.

Mon album de merde préféré : Significant Other, de Limp Bizkit

Fascinant phénomène sociologique, Limp Bizkit (traduisez : « biscuit mou ») a profité de mes juvéniles effusions cannabiques pour prendre mon cerveau d’assaut et corrompre ma crise d’adolescence. Il ne s’agissait pas d’un mauvais groupe absolu ; on a ici un guitariste aventureux et inventif et là une section rythmique efficace. Mais c’était sans compter la présence du ringardissime scratcheur de feu House of pain j’ai nommé DJ Lethal (qu’Eminem jura jadis de tuer de ses propres mains, anecdote inutile mais rigolote), et, BIEN ENTENDU, le crétin en chef, sagouin parmi les sagouins, Fred Durst.

Soyons francs : le premier album a le mérite d’exister, il s’agit d’un disque frappadingue, d’une violence de dégénérés, et devant ce mauvais rappeur cintré de Fred Durst qui se hurle à lui-même de « fermer sa putain de gueule », on reste béat. Une expérience unique qui ne prépare en rien à l’album suivant sur lequel nous allons nous pencher. Significant Other est un cas d’école. Lire la suite

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