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La rentrée littéraire 2014 – sélection

Si toi aussi tu as -enfin- fini cette pile de bouquins grandissante au fil des mois. Si toi aussi tu as eu un été pourri -parce que tu bossais, parce que tu étais en stage, parce qu’il pleuvait six jours sur sept…- et as eu le temps de lire et relire tous tes classiques, même ceux que tu avais détestés au lycée. Si toi aussi tu démarres cette rentrée avec pour résolution de lire plus. Si toi aussi… Bon, vous avez compris ! Eh bien ça tombe à pic puisque  nous voilà en septembre et s’il y a bien un mot qui décrit au mieux ce dernier mois de l’été c’est bien celui-ci: RENTREE.

Faut que je lise. Faut que je lise. LIRE

On va tout de suite zapper la partie rentrée des classes pour passer à celle qui nous intéresse aujourd’hui: la rentrée littéraire. Je ne vais pas vous énumérer les quelques six cents ouvrages prévus pour cette rentrée littéraire mais plutôt vous faire part des quelques livres que je compte bien lire… avant l’année prochaine !

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Françoise Sagan, mon amour

Françoise Sagan disparaît en septembre 2004, au moment où j’entre en khâgne. Je m’en souviens précisément. Son nom, évidemment, m’était familier, Sagan, comme le beurre de Normandie et les abricots du Roussillon, c’est la France carte postale, une image d’Epinal, mais au fond, je ne la connais pas vraiment et je suis surprise du déferlement médiatique que son décès engendre : pendant un week end on ne parle que de ça. De Françoise, de ses scandales, de ses romans, de ce qu’elle détestait et de ce qu’elle aimait.

 Moi, j’ai 18 ans, et je découvre les romans et la personnalité de Françoise Sagan en même temps qu’elle disparaît, et, à en croire les nouvelles, c’est une française emblématique qui nous quitte. La fascination que suscite Sagan, qui lui valut une quantité folle d’interviews et un film réalisé en 2008 par Diane Kurys avec Sylvie Testud dans le rôle titre, tient sans doute plus à sa vie qu’à son œuvre. Lectrice des plus grands, Dostoïevski, Faulkner, Proust, Fiztgerald et William Styron, Sagan regrettera d’ailleurs longtemps que son écriture, une ribambelle de tours naturels et heureux, soit comparée à « une petite musique ». En fait, il est impossible d’entendre le nom de Sagan, un pseudonyme qu’elle s’est choisie à 19 ans, car son père refuse que leur nom de famille soit associé à son premier roman, Bonjour Tristesse, une centaine de pages un brin scandaleuse, sans l’associer aux excès : Sagan est et restera connue pour aimer les bolides, pour ses dépendances à l’alcool, aux drogues, et sa gestion calamiteuse de l’argent.

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