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Eloge des basiques

D’abord, 5 minutes d’introspection :

– Êtes vous de ceux qui retournent frénétiquement leur placard afin de trouver quelque chose d’adéquat à porter absolument chaque matin ?

– Achetez vous sans cesse de nouveaux vêtements, y laissant plus d’une paie, car vous avez l’impression de ne « riiiien avoir à vous meeeettre », alors que votre armoire dégueule de vêtements probablement superflus puisque 1) vous ne les mettez pas ou plus 2) vous ignorez que vous les possédiez.

– Finissez vous par porter encore et toujours les mêmes sappes  ?

– Echangeriez-vous sur le champ tous vos vêtements de mauvaise qualités (fabriqués, en prime, dans des conditions désastreuses humainement et écologiquement) contre LE sac de créateur de vos rêves ?

Vous avez répondu oui à trois reprises ? Cet article est fait pour vous !
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Françoise Sagan, mon amour

Françoise Sagan disparaît en septembre 2004, au moment où j’entre en khâgne. Je m’en souviens précisément. Son nom, évidemment, m’était familier, Sagan, comme le beurre de Normandie et les abricots du Roussillon, c’est la France carte postale, une image d’Epinal, mais au fond, je ne la connais pas vraiment et je suis surprise du déferlement médiatique que son décès engendre : pendant un week end on ne parle que de ça. De Françoise, de ses scandales, de ses romans, de ce qu’elle détestait et de ce qu’elle aimait.

 Moi, j’ai 18 ans, et je découvre les romans et la personnalité de Françoise Sagan en même temps qu’elle disparaît, et, à en croire les nouvelles, c’est une française emblématique qui nous quitte. La fascination que suscite Sagan, qui lui valut une quantité folle d’interviews et un film réalisé en 2008 par Diane Kurys avec Sylvie Testud dans le rôle titre, tient sans doute plus à sa vie qu’à son œuvre. Lectrice des plus grands, Dostoïevski, Faulkner, Proust, Fiztgerald et William Styron, Sagan regrettera d’ailleurs longtemps que son écriture, une ribambelle de tours naturels et heureux, soit comparée à « une petite musique ». En fait, il est impossible d’entendre le nom de Sagan, un pseudonyme qu’elle s’est choisie à 19 ans, car son père refuse que leur nom de famille soit associé à son premier roman, Bonjour Tristesse, une centaine de pages un brin scandaleuse, sans l’associer aux excès : Sagan est et restera connue pour aimer les bolides, pour ses dépendances à l’alcool, aux drogues, et sa gestion calamiteuse de l’argent.

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