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Lecture : Marc Dugain

Il y a des écrivains qui créent un monde à part, d’autres qui écrivent toujours sur le même thème ou le même genre de romans. Marc Dugain est un écrivain qui nous promène d’un thème à l’autre, d’un monde à l’autre, au gré des sujets qui l’intéressent, avec comme point commun la place de l’individu dans la société.

Né en 1957, Marc Dugain commence sa vie active après Sciences Po Grenoble en devenant financier puis homme d’affaire, notamment dans le domaine de l’aéronautique. Dans les années 1990 et jusqu’au début des années 2000, il dirige la compagnie aérienne Proteus. Rien à voir avec l’écriture de roman me direz-vous. Et pourtant, à l’approche de la quarantaine, Marc Dugain amorce un tournant radical dans sa vie.

Photo : Jérome Bonnet pour Télérama

En 1998, il publie son premier roman, La chambre des officiers, succès phénoménal vendu à plus de 300 000 exemplaires et qui obtient 18 prix littéraires. Depuis, il se consacre principalement à l’écriture. Passionné d’Histoire et de politique, ses romans retracent le parcours de personnages parfois publics, parfois anonymes, dans le monde du XXe et du XXIe siècle, avec à chaque fois en fil directeur la place de l’individu dans son histoire et dans l’Histoire.

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Lecture : Baptiste Beaulieu récidive

Alors que son premier roman Alors voilà, 1001 vies aux urgences, publié fin 2013 et basé en partie sur les anecdotes de son blog, sort en Poche, Baptiste Beaulieu, jeune médecin de 29 ans, récidive en publiant ce mois-ci un tout nouveau roman intitulé Alors vous ne serez plus jamais triste. A travers cette nouvelle histoire, il ne nous propose pas exactement un récit initiatique, mais plutôt celui d’une ré-initiation à la vie.

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Le podcast littéraire de Glory Box

Restless, l’infinie délicatesse de Gus Van Sant

Gus Van Sant revient avec ce qu’il sait faire de mieux : brosser des portraits d’adolescents troublés, cassés par la vie ou comme dans Restless, par la mort.

Annabel n’a pas encore connu ses premières amours qu’elle doit déja affronter le pire : un cancer, provoquant chez elle une soif de vie qu’elle risque fort de ne jamais étancher. Enoch a quitté l’école et assiste à des enterrements de personnes qu’il ne connait pas, et pour cause : la seule personne qu’il tolère désormais c’est Hiroshi, ancien pilote kamikaze de l’armée chinoise, mort pendant la seconde guerre mondiale. Un fantome comme seul confident, et un secret enfoui dans un mutisme têtu.

Bande annonce.

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Crazy Stupid Love : la comédie de la rentrée (de l’année)

La rentrée ça fait chier, c’est bien connu. On retournerait bien sur la plage, on recommencerait bien les mojitos au petit dej, on aurait bien gardé notre bronzage et on décapiterait bien notre patron. Et comme tout cela restera de l’ordre du fantasme inassouvi, il ne nous reste qu’une solution pour continuer à rêver : le cinéma.

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Rendez-nous la nouvelle star !

Voilà un an maintenant que la nouvelle star a été remplacée par X Factor, télé crochet jumeau qui avait révélé Susan Boyle en Angleterre, si c’est pas une bonne raison de l’importer en France alors je ne sais pas ce que c’est.

Après avoir fait le deuil des premiers jurés Katché et James (oui parce que Dove Attia quand même on s’en fout), nous avions du dire au revoir aux funky Sinclair et Prince, au culte Manoeuvre, à l’insubmersible Manoukian et à l’insupportable Lio. Et de nous dire qu’après tout, quiconque nous débarrassait de Lio était un peu notre ami.

MONUMENTALE ERREUR : grâce à X Factor, aujourd’hui, nous regrettons Lio. Mon royaume pour le tatouage coquelicot vomis de Lio, sa frange studio line, même ses culottes intempestives et sa connerie abyssale, mon royaume pour tout ça. Lire la suite

Mon album de merde préféré : God Blesse, de Saez

Mars 2002, Jacques Chirac se fait cracher dessus à Mantes la Jolie et Saez sort son album concept, God Blesse, dans l’optique, à priori, de changer le monde, ou en tous cas de faire savoir que le monde, en l’état, est vraiment pas cool tu vois (je ne m’arrête pas sur le jeu du mot douteux du titre qui pourtant a le mérite de résumer parfaitement bien le cd).

Je viens d’avoir 18 ans et je trouve God Blesse « trop trop beau » (sic), tout comme son interprète, gueule d’ange cradingue à l’angine blanche permanente ne laissant filtrer de lui que des photos en noir et blanc où il arbore inexorablement ses plus beaux yeux de chien battu à mort. J’avais déja vu en Jeune et Con l’hymne d’une génération, la réponse française au Wonderwall d’Oasis, je ne me doutais pas à l’époque que j’étais juste tombée dans le traquenard de Saez, à savoir qu’il ferait du malaise des adolescentes un fond de commerce. Une sorte de Jena Lee des années 2000, avant l’invention du lisseur. Lire la suite

Tree of life, palme d’or du sommeil

Terrence Malick et ses 4 films en 40 ans comme autant de monuments cinématographiques qui ont fait de lui une légende vivante, voyait sans doute en Tree of Life l’apogée de son génie, le summum de sa poésie, l’oeuvre d’une vie, en somme. J’y allais quant à moi, forte de mon excellent souvenir de La Ligne Rouge, dans une confiance totale face au casting parfait (Malick – Brad Pitt – Sean Penn : que demande le peuple ?), ragaillardie par rien de moins qu’une palme d’or fraîchement desservie, je m’attendais par conséquent à ressortir en larmes de la salle, ébranlée par l’incroyable expérience que je viendrais de vivre.

C’était sans compter le travers de tout réalisateur qui se respecte, l’écueil du cinéaste, le cancer du cinématographe : la branlette.

Et autant vous dire que sur ce coup là, Malick n’y est pas allé de main morte. Lire la suite

« La Conquête » de Xavier Durringer

On en parle depuis le début de l’année : le premier film sur un président encore en exercice. La première fiction basée sur des faits sortis en plein mandat présidentiel. Un film sur Nicolas Sarkozy à l’aube d’une nouvelle campagne électorale. Et là, on se partage entre l’envie de  découvrir un portrait incisif et percutant et la crainte de souffrir un film-campagne, le portrait d’un homme, de sa sensibilité, de ses faiblesses et de son humanité.

Les gants de Xavier Durringer sont restés bien blancs après avoir ouvert le capot de cette « Ferrari » qu’est Nicolas Sarkozy. Sorti le 18 mai, le film raconte la période de 2002 à 2007, ou l’histoire d’un Ministre de l’Intérieur en lice pour une conquête du pouvoir face à Jacques Chirac (Bernard Le Coq) et Dominique de Villepin (Samuel Labarthe). Des faits connus de tous sont ici romancés, sous fond d’histoires de couple dégringolant et d’après rivalités. Ce que révèle le film : Lire la suite

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