Archives du blog

Yves Saint Laurent VS Hedi Slimane

En mars 2012 Hedi Slimane arrive à la direction artistique de la maison Yves Saint Laurent, fondée en 1961.  Créateur et styliste qui a donné un souffle d’air frais et de modernité au vestiaire masculin en travaillant pour la maison Dior, il n’est pas improbable qu’il fasse de nouveau des merveilles dans la maison Saint Laurent qu’il connaît bien, pour y avoir travailler à la fin des années 1990.

Avant d’être à la tête de sa propre maison de couture, Saint Laurent apprend et développe sa créativité en travaillant pour Christian Dior en tant qu’assistant. A la mort de ce dernier, il prend les rennes de la direction artistique et marque les esprits avec la collection « Trapèze » en 1958.  Suite à son licenciement chez Dior, la maison Saint Laurent nait au début des années 1960 d’une alliance entre Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. C’est sous l’enseigne Yves Saint Laurent que le styliste révolutionne le vestiaire de la femme en apportant assurance, pouvoir et audace aux tenues qu’il crée pour toutes les femmes du monde. En 1968 s’ouvre la première boutique de prêt-à-porter Yves Saint Laurent rive gauche pour permettre à toutes les femmes de s’habiller avec les nouvelles tenues qui symbolisent la femme moderne. C’est également le premier magasin de prêt-à-porter qui porte le nom d’un couturier. Avec cette initiative YSL ouvre la voie à ce qu’est devenue la mode aujourd’hui.

Il invente des tenues féminines qui marquent un tournant dans le rôle que la femme occupe dans les sociétés. Durant les années 1960 il réattribue aux femmes une dizaine de coupes initialement réservées aux hommes : le trench-coat, le smoking, la saharienne ou encore le tailleur-pantalon ou le jumpsuit. Lire la suite

Monidole : Alexander Mcqueen

Le dernier portrait d’Alexander McQueen, par Steven Klein

Le créateur Alexander McQueen nous a quitté le 11 février 2010 – déja -, mettant fin à ses jours et à mes espoirs de le voir un jour fouler du pied un catwalk après un de ses merveilleux défilés. Je suis d’accord, les deux enjeux ne sont pas comparables, mais quand même : je suis bien triste. McQueen était de ceux capablesde réconcilier n’importe qui avec la haute couture : loin de la prétention des collections pour grand mères liftées, chacune de ses saisons passait comme une exposition mouvante, un tableau de maître fluctuant, car celui qui reçut à 4 reprises le prix du designer britannique de l’année ne dessinait pas des vêtements, mais des oeuvres d’art.

Alexander McQueen est né en 69 (excellent cru comme chacun sait). Fils d’un chauffeur de taxi et d’une prof de sciences sociales, le jeune Lee (de son premier prénom) est le petit dernier d’une fratrie de six enfants, un milieu modeste qui n’augure habituellement pas de fulgurantes carrières dans la mode. Mais à force de faire des robes pour ses soeurs, le démon fashion s’empare de son avenir : il quitte l’école à 16 ans et commence son apprentissage chez des tailleurs et des costumiers de théâtre, à l’origine de sa capacité phénoménale à parfaitement couper des vêtements. Comme on se lasse de tout, même de tailler des costumes à Gorbatchev et au Prince Charles, McQueen rentre à la célèbre Central Saint Martins College of Art and Design. Celui qui n’était alors qu’un tailleur anglais voit son destin basculer.

Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :