Archives du blog

Crazy Stupid Love : la comédie de la rentrée (de l’année)

La rentrée ça fait chier, c’est bien connu. On retournerait bien sur la plage, on recommencerait bien les mojitos au petit dej, on aurait bien gardé notre bronzage et on décapiterait bien notre patron. Et comme tout cela restera de l’ordre du fantasme inassouvi, il ne nous reste qu’une solution pour continuer à rêver : le cinéma.

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L’empire Marvel, examen du cas Captain America

Qui ne connaît pas Superman, Hulk, Captain America, Iron Man ou encore les X-men ? Impossible d’être passée à côté puisque l’énorme société Marvel exploite ses super-héros en long, en large et en travers. A l’origine ces histoires fantastiques de surhommes ont été lancées en… 1939 par Martin Goodman, éditeur américain, pour les célèbres bandes-dessinées devenues cultes, les « comics ». Quelques années plus tard, la série « The Marvel Superheroes » arrive sur le petit écran et cartonne sur une soixantaine d’épisodes. Et de nos jours, c’est au moins un blockbuster par an qui sort des studios Marvel, mais c’est encore un marché extraordinaire de goodies en tout genre (figurines, t-shirts, posters, etc). Le succès est tel que depuis 1970, la célèbre convention Comic Con de San Diego réunit les plus grands fans de comics, laquelle s’est cependant élargie à la « pop-culture » fantastique en général, que l’on retrouve au cinéma, dans les mangas, dessins-animés, les jeux de cartes et séries télévisées. Inspection en règle de cette immense pan de la culture du 20ème, et 21ème siècle!

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Le film de l’été: Super 8

Pour le synopsis, Super 8 raconte l’histoire d’une bande de pré-ados qui tournent un film amateur et qui sont témoins d’un accident de train qui va bouleverser leur vie et celle de toute leur banlieue.

La promo du film aura bien insisté sur le fait que le film est un hommage aux films de Spielberg. Et aux médias d’ajouter qu’il serait même un passage de relais entre Steven Spielberg et JJ Abrams (Jeffrey Jacob pour son nom complet) . JJ Abrams, qu’on aura tous découvert avec la série Alias, et plus tard avec Lost ou Fringe, réalisateur de Mission Impossible 3 et Star Trek, est un spécialiste en terme de scenarii chiadés, maîtrisant bien le déroulé de mystères pesants. Il a su montrer qu’il savait intégrer la science-fiction à des situations réalistes, comme l’avait fait Steven Spielberg.

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On ne joue plus : Harvey Keitel dans Bad Lieutenant

Lors du tournage de Nosferatu de Murnau en 1922, on raconte que Max Schrek, interprète du fameux vampire, terrorisa toute l’équipe de tournage en se laissant un peu trop prendre au jeu, certains même crurent dur comme fer que Shreck était un véritable vampire… Cette rubrique s’intéresse à la limite fragile qui sépare un interprète de son rôle, le jeu dangereux de l’identification à un personnage de fiction, la réalité à travers un scénario imaginaire…

Harvey Keitel dans Bad Lieutenant

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Harry Potter et les Reliques de la Mort : c’est la fin

Sortez vos mouchoirs mesdemoiselles, et pleurez à chaudes larmes car Harry Potter, c’est fini. Après sept tomes – dont le premier est sorti en 1997 ! – et huit films, le petit sorcier aux lunettes rondes repose la baguette au placard. « Enfin ! » diront certaines mais qu’importe, Harry Potter, c’est toute notre adolescence et il fallait bien finir en beauté. Deux heures dix de film à l’issue desquelles défile le générique final, comme un réveil qui sonne la fin d’une ère. Mais rassurez-vous nostalgiques d’Harry Potter, l’émotion est au rendez-vous pour cette deuxième partie des Reliques de la Mort et il n’est pas impossible que les plus émotives d’entre vous versent une ou deux larmichettes.

La der des der
Rappelez-vous, à la fin de la première partie, Harry, Ron et Hermione étaient décidés à retrouver les Horcruxes, parties de l’âme du Seigneur des Ténèbres, pour le détruire, après que Rogue ait tué Dumbledore du haut de la tour d’astronomie. Le combat entre les sorciers se transforme alors en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est plus en sécurité. Et c’est Harry Potter qui, dans ce dernier opus, pourrait être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche la dernière épreuve de force avec Voldemort, l’affrontement final.

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Qui sont les « manic pixie dream girls » ?

Le terme “manic pixie dream girl” (tentative de traduction : lutine onirique et givrée ?) a été épinglé par un journaliste du drôlissime Onion, Nathan Rabin, en 2005 pour qualifier le personnage que joue Kirsten Dunst dans Elizabethtown. Mais en fait, à y regarder de près il semble que la « manic pixie dream girl » soit un trope : un personnage caractéristique, typique, qu’on retrouve dans plusieurs films différents. La preuve.

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« La Conquête » de Xavier Durringer

On en parle depuis le début de l’année : le premier film sur un président encore en exercice. La première fiction basée sur des faits sortis en plein mandat présidentiel. Un film sur Nicolas Sarkozy à l’aube d’une nouvelle campagne électorale. Et là, on se partage entre l’envie de  découvrir un portrait incisif et percutant et la crainte de souffrir un film-campagne, le portrait d’un homme, de sa sensibilité, de ses faiblesses et de son humanité.

Les gants de Xavier Durringer sont restés bien blancs après avoir ouvert le capot de cette « Ferrari » qu’est Nicolas Sarkozy. Sorti le 18 mai, le film raconte la période de 2002 à 2007, ou l’histoire d’un Ministre de l’Intérieur en lice pour une conquête du pouvoir face à Jacques Chirac (Bernard Le Coq) et Dominique de Villepin (Samuel Labarthe). Des faits connus de tous sont ici romancés, sous fond d’histoires de couple dégringolant et d’après rivalités. Ce que révèle le film : Lire la suite

Sucker Punch


Le film Sucker Punch est l’un des plus attendus de l’année. La bande-annonce sortie en novembre nous laisse entrevoir l’histoire de Baby Doll (Emilie Browning,) interné par son père dans un centre psychiatrique. La jeune fille n’a alors plus qu’une obsession, s’enfuir. Et c’est avec l’aide de quatre acolytes qu’elle y parviendra peut-être. Pour y arriver elle devra forger des mondes imaginaires, des versions parallèles et ultraviolentes du monde réel, où elle devra affronter des ennemies terrifiants. Au casting des actrices telles que Jena Malone interprète dans Donnie Darko, l’ex-mascotte de Disney Vanessa Hudgens, Abbie Cornish, Jamie Chung ou encore le Mad Men, Jon Hamm et Carla Gugino, déjà présente au casting d’un film de Snyder, Watchmen. Lire la suite

The Virgin Suicides – décryptage

Virgin Suicides est sorti quand j’avais 14 ans, c’était l’automne, le début du lycée et j’avais attendu le film pendant des semaines : un extrait de la bande annonce, le moment où Cécilia déclame, très sûre de soi, à un médecin «Vous n’avez jamais été une adolescente de 13 ans», tournait en boucle à la radio que j’écoutais à l’époque. J’y suis allée à cause de cette phrase et de la bande originale de Air, dont on était repus avant même de se déplacer au cinéma et je n’avais, du coup, aucune idée de l’imagerie du film, de la lumière toujours déclinante qu’a choisi de filmer Sofia Coppola, de la blancheur vaporeuse de la photographie et des chemises de nuits des soeurs Lisbon, une ambiance générale qui deviendrait si rapidement mythique, et qui, pour l’ado de 14 ans que j’étais, était de l’ordre du choc esthétique. Je n’avais jamais rien vu de tel. Evidemment Virgin Suicides est grimpé directement au panthéon de mes films préférés, y a culminé un moment. A force de le voir et de le revoir entre mes 14 et mes 18 ans, je le connaissais par coeur et j’ai commencé à mettre un mot plus précis sur ce qu’y avait tellement résonné : j’étais persuadée que Jeffrey Eugenides, qui a écrit le roman dont est tiré le scénario du film, et Sofia Coppola après lui, avaient tout compris : la solitude, la difficulté, la putréfaction, bref l’horreur et le miracle d’être une fille adolescente. Des années ont passé, et même si les trucs de Sofia Coppola marchent moins bien, que je me laisse moins avoir, je trouve le film toujours aussi beau, aussi juste et lumineux. Quasiment chaque plan est un tableau en lui-même, une réussite folle, qui mérite d’être apprécié tout seul, comme isolé de la trame du film auquel il appartient. La preuve en images : décodage du film et tutoriel à l’adresse de toutes celles qui aspirent ou ont aspiré à être une soeur Lisbon. Lire la suite

Ohayo tokyo !

La ville inspire les réalisateurs ! Après Paris (Paris, je t’aime ! en 2006, Paris vu par… puis Paris vu par… vingt ans après, et New York avec New York Stories, un triptyque réalisé par Martin Scorcese, Woody Allen et Coppola père), c’est au tour de Tokyo d’inspirer trois réalisateurs. Les français Michel Gondry, Leos Carax et le coréen Joon Ho Bung ont investi la capitale nippone pour y créer trois moyen métrages à leur image.

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