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Ma maman, cette jeune femme des années 1970-80.

Pour conclure sur cette semaine consacrée aux mamans je me suis intéressée à ce qu’est une mère avant tout, c’est-à-dire une femme. Donc une femme qui a eu une enfance, une adolescence et ses premiers pas dans la vie d’adulte, avant de devenir l’être qui chasse les monstres sous votre lit et vous console quand vous tombez de vélo. Retirer l’étiquette « maman » du front de sa mère et l’imaginer avoir eu une vie avant… nous, c’est parfois difficile, compliqué, et même si on se l’imagine on peut être bien loin du compte.
Comment ne pas tomber des nues quand on découvre le pot d’herbes magiques de sa mère alors qu’elle nous rabat sans arrêt les oreilles sur les dangers de la majijuana ? Comment imaginer que sa mère pouvait peut-être avoir la même vie d’étudiante que vous – allez, ne jouez pas les mijaurées je sais que vous avez fait des trucs fous, des trucs coquins, des trucs irresponsables… ! – sans en avoir des frissons et crier au scandale ?
Avec ma mère on se parle beaucoup et elle prône la libre-expression. Ca y va à coup de conseils sur la contraception le matin quand vous mangez votre bol de céréales avant d’aller au collège (oui vous avez bien lu), à coup de blagues sur le sexe quand vous parlez d’un garçon de votre classe ( juste parce qu’il avait un truc drôle – où stupide, parfois les garçons sont stupides) ou autre sujet bien moins gênant… Et tous ces moments-là restent gravés en vous, vous provoquent une montée d’urticaire, de sueur froide et vous vous cachez les yeux et vous bouchez les oreilles pour essayer de limiter la casse.

Quand ta mère te parle des MST à table.

Donc, curieuse comme je suis et toujours en quête de nouveaux savoirs (encore plus quand c’est sur la vie des gens), j’ai joué les filles indiscrètes auprès de ma mère pour me faire une idée de l’ado et la jeune adulte en devenir qu’elle était à la fin des années 1970.

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Il faut que je parle

Crédit Mallory Pérot

Glory Box a recueilli le témoignage anonyme d’une jeune femme qui avait besoin de parler. Découvrez son histoire.

« Dépression, anorexie, mutilation, excès en tous genres… Je suis passée par là.

J’ai de toute façon des antécédents : mon père est depressif et dans sa famille, le suicide est une coutume, chacun essayant de trouver un moyen d’aller mieux, sans y parvenir, s’enfonçant tous davantage dans ses problèmes. Voilà ma base.

Mes parents ont divorcé quand j’avais 8 ans et demi. J’ai une petite soeur qui avait 4 ans à cette epoque. Ma mère avait notre garde et nous allions chez notre père un week end sur deux. Comme tant d’autres.
Peu après le divorce, ma mère nous a présenté son nouveau copain. Je trouvais cela très prématuré, et commençais, toujours à 8 ans et demi, à comprendre que ma mère avait trompé mon père, chose que ce dernier n’a d’ailleurs, pas tardé à confirmer. Nous sommes ainsi, ma soeur et moi, devenues le traditionnel tampon d’enfants de divorcés, mon père essayant coute que coute de nous monter contre ma mère et son pas si nouvel amour.

Si bien que quand mon père nous a annoncé qu’il s’en allait au Mexique pour plusieurs mois, je me suis sentie abandonnée au milieu de personnes que je ne supportais pas. Lire la suite

Pourquoi, finalement, c’était pas mieux avant

Le savoir populaire ne ment jamais : il est impoli de demander son âge à une femme, on vous l’a dit, répété, et d’ailleurs, d’ici quelques printemps, vous ressentirez sincèrement pourquoi on vous a bassiné avec une convention sociale bien hypocrite de plus. Un peu comme si on aimait pas trop trop voir le temps passer, les bougies s’accumuler sur le gâteau, et pourtant, y’à des périodes dans la vie qu’on revivrait pas forcément avec plaisir, même si on a tendance à idéaliser le passé. Premier cas d’école qu’on étudiera aujourd’hui : l’adolescence, pour ou contre ?

Pouvoir d’achat VS argent de poche

Tremble carcasse, on parle même finances sur Glory-box. Quelle est la différence majeure entre une jeune fille de 15 ans et une jeune fille de l’âge canonique de 20 ans ? Sa fraîche majorité ? Son nombre de paire de chaussures ? Sa résistance à l’alcool ? Que nenni, j’ai encore plus pragmatique : son compte en banque. Déjà, différence notable : il existe (nous sommes formels, 56% des jeunes filles de 15 ans sont dépourvues de cet indispensable outil à l’intégration sociale : le compte bancaire), seconde différence notable : il lui arrive même d’être créditeur !

Quand vous accumuliez baby sitting sur baby sitting ou faisiez la technique dite « des petits yeux mouillés » pour payer un ciné/macdo à 14 piges avec les copines, à 20 ans, vous réalisez qu’il ne vous faut plus un plan d’épargne quinquennal pour la moindre sortie shopping. Plusieurs raisons : vous vous êtes fait augmenté après avoir travaillé à la sueur de votre front, vous faites un autre job qui paye mieux, dans le pire des cas, vous avez sacrifié quelques étés à travailler.

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