Archives de Catégorie: Les voyages de Sunsh

Carte postale estivale # 3: Amorgos

Kalimera !

Je vous épargne les habituels: » il fait beau », » la mer est bonne » et « je mange beaucoup de glace » que l’on trouve sur les cartes postales régulièrement. Cet été je suis partie en Grèce et plus précisément à Amorgos, l’une des îles sur lesquelles j’ai posé mon sac-à-dos quelques jours.

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Amorgos est située dans l’archipel des Cyclades. Elle est l’une des îles les plus à l’est du pays, proche des îles turques. On y accède en six heures de ferry, chaotiques parfois, mais récompensées dès que l’on pose le pied sur le quai du port de Katapola ! C’est une île traversée de tout son long par une chaîne de montagnes qui culmine à un peu plus de 800 mètres d’altitude – le Mont Krikelos. On y vient si on cherche la tranquilité, la nature, les longues marches pédestres et pour les fans de Luc Besson et notamment du Grand Bleu. En effet, c’est sur cette île qu’une partie du film a été tournée en 1988.

Avec ses huit mois d’été, il fait bon vivre sur l’île et les habitants (près de 1800) y sont très chaleureux (comme dans toute la Grèce d’ailleurs…) ! Lire la suite

Carnet de voyage: somewhere in Togo

21 juillet, 19h34 heure locale : il fait nuit noire quand l’avion atterrit à Lomé, capitale du Togo. Ca y est je vais découvrir un bout d’Afrique noire, continent où je n’ai jamais mis les pieds. Mon plus grand rêve inavoué est sur le point de se réaliser. Lorsque je sors de l’avion, l’air chaud m’enveloppe et me transporte déjà.  Après beaucoup d’attente pour passer le contrôle de police et encore beaucoup d’attente pour récupérer mes sacs, je rejoins enfin les représentants de l’association qui m’attendaient de pied ferme mais avec un grand sourire. Je sens déjà que je vais me sentir bien ici.

Enfants dans la cour de notre chambre

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J’ai testé pour vous : partir faire un camp de solidarité internationale

Se sentir (et se rendre!) utile, rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux pays, de nouvelles cultures, forcer le choc culturel, aider autrui… Beaucoup de raisons poussent chaque année des milliers de volontaires à partir pendant plusieurs semaines ou mois dans des zones occupées et déchirées par les combats, recluses, précaires, afin de tenter d’apporter quelque chose à une population.

Cet été j’ai aussi pris mon courage à deux mains et réalisé deux de mes plus grands rêves : fouler le sol de l’Afrique noire et partir dans le but d’aider, ou du moins de mettre la main à la pâte physiquement en espérant améliorer la vie de quelques Togolais.

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La Grèce, ses multiples îles et moi.

Peinture d'une terrasse typique de Grèce

J’ai déjà parlé de la Grèce et de sa capitale, Athènes, berceau de l’Europe occidentale, mais je n’ai jamais parlé des îles grecques, qui sont pourtant indéniablement les lieux les plus touristiques et les paysages les plus connus de la Grèce. Faut-il en déduire que ce sont ses îles qui font le prestige aux quatre coins du monde de la Grèce actuelle ? Voici un petit diaporama de certaines d’entre elles parmi… les un milliard sept cents cinquante huit (à quelques chiffres prêts) qui se trouvent dans le bassin de la Méditerranée.

Myconos

Myconos

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Carnet de voyage: Madère

Au niveau de Casablanca, un peu plus à l’ouest dans l’Océan Atlantique (à 660 km des côtes marocaines tout de même, y aller à la nage serait se surestimer légèrement) se trouve l’archipel de Madère (Madeira en portugais) composé d’environ sept îles et appartenant au Portugal.

Après la princesse Sissi, le scientifique allemand Paul Langerhans, Winston Churchill et même – tenez-vous bien – Cristiano Ronaldo, me voilà sur l’un des versants sur lesquels monte la capitale de l’île: Funchal. Plus grande ville de l’ile comptant 126 000 habitants, elle présente une baie époustouflante et sa proximité avec les montagnes fait d’elle sans contestation l’une des plus belles villes du Portugal. Devenue une destination pour les bateaux de croisières depuis plusieurs années, la ville n’a pas encore été envahie par le tourisme de masse et garde ainsi une part de mystère …

Appelée « le jardin flottant », Madère est recouverte d’une dense végétation. Ne serait-ce que dans le petit jardin qui borde la maison, on compte pas moins de dix variétés de fleurs, toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Et tout autour de nous, entre toits et terrasses, se laissent entrevoir des bananiers, des ixias, oiseaux de paradis, hortensias, agapanthes ou encore tulipiers du Gabon… Parmi les 15000 espèces de plantes répertoriées, 234 sont des plantes endémiques macaronésiennes ( qui ne se trouvent qu’à un endroit géographique précis, en l’occurrence ici en Macaronésie – archipels de Madère, des Açores, des îles du Cap-Vert et celles des Canaries) et environ 70% ne poussent que sur l’île de Madère. Bien plus qu’un peu de décoration dans les jardins et le long des routes, les plantes sont cultivées pour aménager les villes ainsi que pour l’exportation. L’île organise même chaque année au début de l’été des fêtes au nom de la fleur qui rencontrent un grand succès à titre national et mondial.

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Carnet de voyage: quand la province analyse Paris

Les aéroports ne sont plus vraiment un secret pour moi (disons que paradoxalement, selon moi on se repère plus aisément à l’aéroport Charles de Gaulle que dans le réseau de métro parisien), d’ailleurs, les turbulences en avion ne suscitent, chez moi, aucune attaque type ongles sauvagement enfoncé dans ce qui était le bras de mon voisin. J’ai aussi déjà vu des araignées aussi grosses que ma main -même si, soyons honnête j’ai une main d’un gosse de 12 ans. En fait, tout simplement on pourrait dire que j’ai déjà vécu, mais Paris, la capitale de mon doux petit pays m’est aussi inconnue que les quelques milliards de chiffres après la virgule qui constituent le chiffre pi.

C’est  à 17 ans que je pars pour la première fois à Paris et, bien sûr, j’ai déjà, dans ma tête d’adolescente, moultes idées sur ce qu’est Paris. Les films américains nous font croire que Paris est la ville des amoureux, je n’ai jamais compris pourquoi ! Il y a donc pas plus de personnes qui s’aiment à Paris qu’ailleurs dans le monde ? Merde alors, si je veux trouver l’amour je me suis trompée de région. Il n’y a que dans Minuit à Paris que la ville est si enchanteresse. On aura beau attendre au pied d’un cloché, aucune voiture datant d’une époque lointaine ne viendra nous montrer Paris sous un autre angle que celui du XXIème siècle, le Paris de la mondialisation, des musées bondés, du stress qu’occasionne chaque voyage en métro et, bien sûr, saupoudré du snobisme des intramuros.

Il ne s’agit pas de lancer une gue-guerre entre provinciaux et parisiens mais seulement de constater quelques faits que, peut-être vous parisiens, vous ne semblez pas remarquer… Lire la suite

Le voilier, c’est à gerber !

Eté 2008 : il fait beau, chaud, la presqu’île de Datcha en Turquie nous a adopté, une maison avec assez d’espace pour éviter des embouteillages dans le couloir et le salon (oui ça compte, vous allez voir !), la piscine et la climatisation. Seulement la nouvelle tombe : faites vos valises, on se rend au port pour dix jours en voilier.

Pardon ? Vous voulez peut-être dire douze heures par jour sur un bateau  et les douze restantes dans un lit, dans une chambre, dans une maison… Bref, un truc sur la terre quoi ! Non, vraiment dix jours ? Sérieux ?

Me voilà donc sur un deux mats de 18m à surveiller l’horizon à la recherche de la côte la plus proche et à regarder d’un air désespéré la côte que l’on vient de quitter. En journée, tout va bien : le soleil, le coin d’ombre, les matelas sur le pont, quelques dauphins qui nous accompagnent par moment et les gestes de la main aux autres bateaux qui laissent penser que sur la mer nous sommes tous potes rendent les trajets en mer agréables et me font oubliés la peur irrationnelle des centaines de mètres qui me sépare du fond : le sol. Lire la suite

Athènes, le berceau européen

Longtemps oubliée et écartée des grands changements mondiaux au cours des dix-huit derniers siècles, Athènes, et plus largement la Grèce, refont surface, mais peut-être pas dans les meilleures circonstances. Le grand empire qui dominait le monde dans les cinq derniers siècles avant Jésus Christ est bien loin. En effet, la profonde crise que subit la Grèce depuis quelques années n’a du échapper à personne et encore moins à la divinité grecque emblème de la capitale, Athéna, qui descend une nouvelle fois de l’Olympe pour voir de plus près ce qu’est devenu son peuple chéri.

« Des gens dans les rues, criant et brandissant des pancartes de ras-le-bol, voilà mon spectacle du 1er mai. J’avais déjà suivi la vague de révolte qui avait mouvementé le pays durant quelques mois il y a deux ans mais je pensais, comme au cours du VIIème et VIème siècle avant J.C., que la Grèce avait trouvé une nouvelle idée géniale, rapidement calquée à nouveau par plusieurs pays d’Europe comme le fut celle de la démocratie. A en voir mes chers athéniens aujourd’hui, je dois me rendre à l’évidence : l’idée appliquée est loin d’être bonne.
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Londres, la ville qui bouge

Survivre à la bouffe anglaise, ne pas se perdre dans les couloirs du tube et éventuellement penser à se baisser pour ne pas avoir la tête qui dépasse des portes, ne pas ramener toutes les merveilles vestimentaires d’Oxford Street et Camden Town dans sa valise, manger indien à défaut de ne pas pouvoir aller en Inde, manger un véritable fish & chips et trouver cela génial, prendre en photo discrètement le punk de quarante balais qui distribue des tracs pour la minuscule boutique de piercings et tatouages au fond à gauche sur Camden Market, prendre le bus à étage pour voir les gens d’en haut, rester une demi-heure au comptoir avec le barman pour trouver une bière parmi les quelques milliards de choix possibles (en comptant importations et locales), prendre l’apéro à 17h et être pompette sans remords à 19h15… FAIT ! Lire la suite

Istanbul, ville de rêve

« Istanbul est l’une de ces villes qui prend le voyageur par les épaules et ne le lâche plus. »

Yann Pabu pour A/R,
magazine voyageur
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Peut-être comme beaucoup j’avais déjà une petite idée de ce que j’allais découvrir à Istanbul de par les guides et les photos, les avis diverses des amis ainsi que mon voyage dans le sud du pays juste avant de poser mes bagages dans la capitale culturelle. Je voyais Istanbul comme une de ces grandes villes bruyantes, où il fait une chaleur à crever et du monde partout, où ça klaxonne à tout va et où, plus tu es loin de la route et plus tes chances de survivre augmentent, tant on y roule mal. Bien sûr j’imaginais déjà la basilique Sainte-Sophie se dressant majestueusement devant moi, en être émerveillée (déjà en photo je la trouvais impressionnante) et en photographier les moindres vitraux et pavés, l’odeur des épices dans les souks, le Grand Bazar avec ses boutiques toutes plus incroyables les unes que les autres… Et me voilà, mes trois sacs, ma robe de plage et les cheveux emmêlés, arrivant à l’hôtel – havre de paix et de calme à moins de 800m de la moquée bleue. Istanbul, je suis là !

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