Archives de Catégorie: Serial Killers

Tueurs en série : Henry & Ottis

Suite de notre saga entamée cet été (quand je prononce les mots « saga » et « été » dans la même phrase j’imagine que s’impose dans votre tête Stéphane Bern, mais avec les hommes dont nous allons parler, vous allez l’oublier très vite).

Après vous avoir initiées aux « premiers » serial killers (responsables de la création du terme en tous cas) sévissant dans les années 60, entamons gaiement les années 70 : le disco remplace le folk, la guitare de Charles Manson est remisée au placard, place au duo d’enfer Ottis Toole et Henry Lee Lucas.

Ottis Toole et Henry Lee Lucas

Les deux hommes ont une particularité marquante : c’est un des rares duos meurtriers qui n’a eu besoin ni de l’un, ni de l’autre, pour tuer. Lorsqu’ils se sont rencontrés, ils n’ont fait qu’unir leurs forces dans une entreprise meurtrière beaucoup plus prolifique que celles qu’ils avaient individuellement.

Il est, en fait, difficile d’aborder le sujet Lucas / Toole sans tomber dans l’horreur absolue, même avec les plus grandes précautions : soit je ne vous raconte rien, soit je vous décris le pire. Les deux hommes ont non seulement commis les actes les plus abjectes, mais ils ont aussi grandi dans des conditions effroyables. Lire la suite

Tueurs en série : les années hippies

Je suis une grande fan de criminologie : en effet j’ai l’impression d’en apprendre beaucoup sur la société en étudiant ses rebuts. Les tueurs en série ont, en plus, une dimension psychologique extrême qui me passionne. Ainsi je vais vous parler, cet été, des tueurs en série, célèbres et moins, qui ont jalonné notre époque et l’ont ébranlé significativement. Aujourd’hui, les tueurs en série des années hippie : Charles Manson, Ted Bundy et Ed Kemper.

Les « premiers » tueurs en série, ceux qui, en tous cas, ont provoqué la création de ce terme (ils étaient, avant, désignés par le terme « tueurs de masse »), sont ceux qui ont agi durant les années 60 – 70, au Etats Unis, en pleine période hippie. Tout le monde ne faisait pas l’amour avec des fleurs dans les cheveux à cette époque là : les tueurs en série de ces deux décennies ont marqué l’histoire, de la criminologie d’abord, du cinéma et de la musique ensuite, éclaboussant de leurs horreurs tout l’inconscient collectif. En effet, qui ne connait pas Charles Manson ?

Charlie est un enfant des maisons de redressement qui peine à trouver sa place dans la société. Il est régulièrement arrêté pour des vols, des faits de proxénétisme mineurs ou des chèques en bois. En 1967, quand il sort de sa dernière incarcération, la société a changé : les hippies poussent comme les champignons qu’ils gobent et l’Amérique est paix et amour. Charles Manson se découvre une vocation de leader et crée bientot autour de lui sa « family », une communauté prétendument hippie, vivant dans des fermes abandonnées du Nevada grâce à de menus trafics. La famille se drogue énormément, fait des bébés, se drogue un peu plus, et vit en autarcie. Manson profite des femmes, dans tous les sens du terme, et exerce une influence énorme sur tout son clan. Mais il ne compte pas gober des pilules dans le désert toute sa vie : il veut devenir une star du rock. Guitariste et chanteur, Manson est pote avec Dennis Wilson, qui n’est autre que le frère de Brian, le leader des Beach Boys. Le leader de la famille compose notamment une chanson pour le groupe… qu’ils enregistrent ! Mais Charlie avait deux exigences : Dennis pouvait toucher à la musique, mais pas aux paroles. Ce dernier fit le contraire. S’en suivit une bagarre au cours de laquelle Manson menaca Dennis de mort, qui lui flanqua une franche correction. Ainsi se terminèrent les ambitions musicales de Manson. Mais un an plus tard, il est obsédé par l’album blanc des Beatles, et en fait une interprétation toute personnelle. Lire la suite

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