Archives de Catégorie: Société

Être un homme amoureux dans les années 40.

Quand on est enfant on regarde son père comme un papa, mais l’on oublie souvent qu’il est également un mari, un amoureux. C’est pour cela que, pour la fête des pères, j’ai choisi d’honorer un papa qui n’était pas le mien, mais celui de la mère de mon père.
Il s’appelait Emile, il est né le 24 Novembre 1914 dans le 87, et avant de partir en guerre en 1940, il est tombé sous le charme de mon arrière grand-mère, la personne la plus importante de ma vie d’enfant.em.photo

Lire la suite

Cette année, le cadeau de la fête des pères sera cooool !

En tant que fille j’ai toujours eu du mal pour trouver un cadeau à mon père. Notamment parce qu’il s’achète déjà tout ce dont ils besoin et n’a jamais d’envies, de choses qui lui ont plues et qu’il n’a pas achetées. Une fois qu’on a refait sa garde-robe, qu’on lui a offert assez de livres, de CD ou de DVD pour ouvrir une médiathèque, qu’il a cinq parfums qui sont en train de tourner… On se sent dépourvu d’idées ! J’ai passé l’âge de me prendre en photo avec une pancarte en forme de coeur où il y a écrit: « Tu es le meilleur papa du monde ! » Donc cette année j’ai décidé de miser sur du rigolo, de l’extravagant et du fun pour AU MOINS le faire rigoler.

Là aussi il m’a fallu éplucher les quatre coins du net pour trouver des idées originales et qui lui plairont un minimum. Par exemple, un baby foot portable pour revivre la coupe du monde quand on veut, c’est une mauvaise idée. Dommage, cette année ça aurait été bien facile à trouver !

Allez, en prime une photo de famille !

Lire la suite

Le problème de la beauté #1

Comment en est-on arrivé à ça ?

via

Avant que l’on fonce toutes têtes baissées vers des régimes absurdes mais surtout un quintal de haine de soi et de détestation pure et sans mélange, à l’approche de l’été et de l’injonction saisonnière : avoir un BIKINI BODY en 3 semaines (pro tip : un bikini body c’est un corps. Avec un bikini. Qui s’amuse comme une tarée à la plage avec ses copains ou à l’ombre en s’enfilant les 800 pages du dernier Donia Tartt), un petit article pour s’attaquer à la beauté, son industrie, et la demi-tonne de problèmes qu’elle cause sur son passage.

Beauty I love you but you’re bringing me down

Lire la suite

J’ai choisi infirmière #2

On dit souvent que devenir infirmière révèle une vocation que l’on a depuis toujours. Pour Havaïanas sa vocation était le secteur de la santé mais infirmière n’était son premier choix au début. « Mon rêve initial était de devenir sage femme. La première année de fac de médecine nécessaire a l’inscription en école de sage femme a eu raison de mon rêve, mais je ne regrette en rien, loin de la, de m’être réorientée vers le métier d’infirmière.  Dès le premier stage je me suis sentie à ma place dans ce rôle de soignant,  auprès des patients. « 

Après une étudiante infirmière c’est au tour de Laure de nous raconter son passage de la vie étudiante à celle d’infirmière diplômée d’état.

78c544b595f8e5210c5d19e16a43dbd6

Lire la suite

Ma maman, cette jeune femme des années 1970-80.

Pour conclure sur cette semaine consacrée aux mamans je me suis intéressée à ce qu’est une mère avant tout, c’est-à-dire une femme. Donc une femme qui a eu une enfance, une adolescence et ses premiers pas dans la vie d’adulte, avant de devenir l’être qui chasse les monstres sous votre lit et vous console quand vous tombez de vélo. Retirer l’étiquette « maman » du front de sa mère et l’imaginer avoir eu une vie avant… nous, c’est parfois difficile, compliqué, et même si on se l’imagine on peut être bien loin du compte.
Comment ne pas tomber des nues quand on découvre le pot d’herbes magiques de sa mère alors qu’elle nous rabat sans arrêt les oreilles sur les dangers de la majijuana ? Comment imaginer que sa mère pouvait peut-être avoir la même vie d’étudiante que vous – allez, ne jouez pas les mijaurées je sais que vous avez fait des trucs fous, des trucs coquins, des trucs irresponsables… ! – sans en avoir des frissons et crier au scandale ?
Avec ma mère on se parle beaucoup et elle prône la libre-expression. Ca y va à coup de conseils sur la contraception le matin quand vous mangez votre bol de céréales avant d’aller au collège (oui vous avez bien lu), à coup de blagues sur le sexe quand vous parlez d’un garçon de votre classe ( juste parce qu’il avait un truc drôle – où stupide, parfois les garçons sont stupides) ou autre sujet bien moins gênant… Et tous ces moments-là restent gravés en vous, vous provoquent une montée d’urticaire, de sueur froide et vous vous cachez les yeux et vous bouchez les oreilles pour essayer de limiter la casse.

Quand ta mère te parle des MST à table.

Donc, curieuse comme je suis et toujours en quête de nouveaux savoirs (encore plus quand c’est sur la vie des gens), j’ai joué les filles indiscrètes auprès de ma mère pour me faire une idée de l’ado et la jeune adulte en devenir qu’elle était à la fin des années 1970.

Lire la suite

Un cadeau et une journée pour dire à votre maman que vous l’aimez !

Honorées depuis l’Antiquité grecque, les mères sont généralement les personnes avec qui nous créons les liens les plus forts. Je vous passe les discours traditionnels sur l’importance d’une mère – discours larmoyants qui, une fois sortis du cercle intime deviennent vite pathétiques et exaspérants – et profite juste de ce timing parfait pour vous rappeler que dimanche 25 mai, c’est la fête des mères.

Si comme moi vous vous êtes réveillées au dernier moment – comme chaque année… – pour trouver un cadeau je vous souhaite bonne chance ! Avec la magie de l’achat en ligne et de la relative rapidité d’expédition des colis j’espère que cette année encore Internet, ses brillantes idées et les payements par Paypal me sauveront. En attendant, voilà comment je prévois la fête des mères cette année.

Victuailles tu prévoiras

On est toujours de meilleur humeur en mangeant et ça permet de rendre cette journée plus sympathique. C’est le moment de faire un dessert pour aller avec le cadeau que vous lui avez choisi, voire pour les plus ambitieuses un repas tout entier.
Cette année je vais m’inspirer des brillantes recettes de Makemylemonade (si même moi j’arrive à en réaliser quelques unes vous pouvez toutes le faire !) pour un repas tout plein de couleurs, de fraicheur et de douceur !

Makemylemonade – Manger bouger #3 les épinards.

Lire la suite

J’ai choisi infirmière

Le bac est là : vous voici face à des choix qui vont déterminer qui vous serez, ce que vous ferez, bref influenceront toute votre vie. Certains s’orientent vers le littéraire, l’économie, le commerce, les sciences. Pourquoi ce choix et pas un autre ? Qu’est-ce qui nous pousse à choisir une voie ? Comment connaître toutes les formations existantes et, surtout, ce à quoi elle nous forme, la vie professionnelle ? Je me suis intéressée aux infirmières – et futures – de Glory Box, savoir ce qui les a poussé à s’orienter dans cette voie. Et on commence tout de suite avec Adrenaline.

On dit souvent qu’être infirmière c’est par vocation, pour toi ça a été le cas ?
Pas vraiment, à la base, je voulais me diriger vers un domaine artistique. Mais j’avais déjà conscience que c’est un milieu où il est difficile de percer, et bien qu’assez touche à tout, je ne pense pas avoir le talent nécessaire pour me démarquer. C’est à ce moment là que je me suis dit que je voulais faire un métier utile, quelque chose de bien, pour les autres. Vu que j’avais pas mal d’infirmiers autour de moi, j’ai beaucoup discuté avec eux, j’ai été les observer dans leur travail, et je me suis lancée. Lire la suite

J’ai testé pour vous: être aux rattrapages

Que toutes celles et ceux qui ont connus directement ou indirectement la hantise, le calvaire que dis-je le fardeau que sont les rattrapages lèvent la main ! On voit avant tout les rattrapages comme une seconde chance pour tous ces étudiants qui s’y sont pris un peu trop tard dans leurs révisions, auront eu le génie de faire l’impasse sur des notions qui sont malencontreusement tombées le jour J ou ont tout simplement raté un examen. Mais pour tous ceux qui se retrouvent, un mois après leurs potes de promo déjà en vacances, à gratter sur les bancs de la fac, la repêche c’est avant tout et principalement : la MERDE ! Personne ne se rend compte du poids que cela peut être, une enquête de terrain s’imposait.

© Stéphanie de Sakutin/AFP

© Stéphanie de Sakutin/AFP

Lire la suite

Ils y étaient… dans les « manifs pour tous »

Deux semaines après la célébration du premier mariage gay, à Montpellier, Glory Box vous propose de dresser le portrait acide de quelques uns de ces spécimens que l’on pouvait croiser au détour d’une manif, entre une poussette et des fanions bleu layettes. Précision à toutes nos lectrices bien avisées : cet article se veut avant tout humoristique. Typologie grinçante et nécessairement caricaturale de ceux qui y étaient !

Le « je-ne-suis-pas-homophobe-mais »

L’habit ne fait vraiment pas le moine : ils ont des polos roses, mais n’ont rien de gay friendly.

Pendant des mois, Frigide Barjot nous aura servi sa soupe plus contradictoire et incohérente qu’un curé au Fucking Blue Boy. On pourra résumer son action par le running gag suivant : « je ne suis pas homophobe, mais ». Le défenseur auto-proclamé des droits de l’enfant brandit son amour des gosses comme un bouclier qui le rendrait inattaquable et au delà de tout soupçon, tout en balançant des théories fumeuses sur le développement de l’enfant dans une famille homosexuelle, saupoudrant ses convictions de criantes évidences biologiques (« on est tous nés d’un père et d’une mère ». Certes ! Heureusement que tu es là pour nous le rappeler, j’avais oublié ! Duh !) comme si de la nature il fallait déduire nos capacités à élever des enfants, mais attention, le tout est proféré sans homophobie. Tu la sens la logique ?

Ils manifestent par millions (selon les organisateurs), par milliers (selon la maréchaussée), bloquant ainsi des grands axes des plus grandes villes françaises, pendant des heures contre un droit qui ne les touchent en aucune façon, mais attention, le tout sans homophobie. Ils lancent un mouvement politique basé sur la contestation d’un droit pour une certaine frange de la population (celle qui a l’outrecuidance d’aimer et vouloir avoir des relations sexuelles avec une personne de même sexe), mais le tout sans homophobie. Ils appliquent donc à la lettre la fameuse question : « Comment prendre une douche sans me mouiller ? ».

La famille parfaite made in Versailles

Ce type de manifestant est, du fait de son équipement, très facilement reconnaissable. Nos chercheurs sont formels : il est toujours accompagné d’une dizaine de personnes, tous descendants apparemment de la même fratrie compte tenu de leurs ressemblances physiques frappantes. Leur obédience stricte à la nature et à une certaine hygiène de vie nous confirme l’observation suivante : 9 à 14 mois séparent chacun des membres de cette meute, ils adoptent volontiers la panoplie d’accessoires suivants pour se reconnaître en milieu hostile : bleu marine, blanc, mocassins.

Ils sont de toutes les manifestations et se sont découverts une pente pour la désobéissance civile, mais vous ne les verrez pour autant pas à la rentrée à la Fête de l’Huma. Ce qui était jusque là l’apanage du dégoûtant ouvrier de chez Renault, être hérétique qui votait le mal (c’est-à-dire : pas Baladur), le Versaillais s’en est emparé comme un nouveau hobby, après tout ça change un peu du golf et du catéchisme.

C’est donc tout naturellement qu’il cherche à partager cette découverte avec son prochain en en faisant profiter le plus grand nombre, à savoir sa progéniture, trophées de la victoire de ses vaillants spermatozoïdes, Louis-Baptiste, Alix-Victoire, Tancrède-Charles, Jean-Eudes, Charles-Enguerrand et Marie-Sixtine, tous plus ravis les uns que les autres de dévier de la traditionnelle promenade dominicale pour militer, en famille, contre le mariage gay. Comment mieux célébrer la fête des mères qu’en rappelant cet événement indéniable : on est NES D’UNE MERE ? (je sais pas vous aviez peut-être oubliés depuis le premier paragraphe ?) Marie-Sixtine, 3 ans révolus, s’est déjà prononcée contre l’adoption qu’elle considère comme une encontre au principe de la filiation et un renversement considérable de la vision judéo-chrétienne de la famille. Une tirade militante qu’elle a terminé, à la fin de notre interview, par une question d’une actualité brûlante : « Je peux avoir un Mister Freeze ? ». Fier de sa famille, le Versaillais n’hésite pas à l’exhiber voire l’instrumentaliser, en effet sa vision de la famille est la seule et unique vérité générale à brandir comme valeur et rempart contre une société pervertie par le PS et William Carnimolla.

Christelle Bouquetin

Christelle Bouquetin, elle, vient d’une autre planète. Ou elle fume un truc inédit qui fait déjà pâlir tous les dealers de France. Bouquetin, qui a pris le sens du mot « cousinades » au pied de la lettre, est en réel manque de reconnaissance politico-médiatique, à laquelle elle souhaite palier en étalant, telle une bonne confiture à la merde de Mamie-Grand, sa maîtrise parfaite de la théorie des genres. Par exemple : quand tu subis une mastectomie préventive comme Angelina Jolie, tu veux ressembler à un homme, tu nies ta FE-MI-NI-TE dans sa CHAIR. Parce que pardon mais le cancer du sein, c’est la destinée de la femme tu vois.

(Unique) membre du parti chrétien-démocrate, on peut la considérer comme un mélange des élus de Dieu divins de Civitas et de nos Versaillais préférés, à la seule différence qu’elle est, pour notre plus grand bonheur, très active sur son compte Twitter. Effectivement, depuis que Nadine Morano tourne sept fois son clavier avant de twitter, les Sophia Aram et autres Stéphane Guillon n’avaient plus grand-chose à se mettre sous la dent. Rien que pour ça : on t’aime, Christelle.

L’élu de Dieu made in Civitas

Espèce très rare, mais en cours de repeuplement. S’il s’approche de vous, il est fortement conseillé de courir très loin, sans se retourner. Rendu célèbre par la spécialiste en théorie des genres et diplômée en tricot qu’on a pu apprécier chez Yann Barthès, l’élu de Dieu considère l’homosexualité comme une chose « contre-naturhan ». Et comme toutes les choses « contre-naturhan » (l’homosexualité, le sexe avant le mariage et les saucisses au poulet), elles nous enverront, nous mécréants, en enfer, aux côtés donc d’homosexuels des plus cruels, tels que Freddie Mercury, Arthur Rimbaud et Marcel Proust.

Remarquons que le mariage est aussi pour lui l’occasion de nous rappeler, non pas que nous sommes nés d’une mère, mais la fin du monde toute proche, accompagnée d’un armaggeddon à faire pâlir d’envie les plus grands navets de Roland Emmerich. Dans ses données expérimentales, l’ELD (l’Elu de Dieu) ne tient pas compte du fait que les Pays-Bas, l’Espagne ou la dizaine de pays ayant adopté le mariage homosexuel avant nous, n’ont jusqu’à aujourd’hui reçus aucune visite de boule de feu inattendue.

Agile et déterminé, il manie la prière de rue à la perfection, de nombreuses heures d’entraînement lui auront permis d’établir une relation avec Dieu même en présence de CRS ! L’ELD prie pour lui, l’homo tombé dans la décadence de la relation stable et épanouie, si stable et si épanouie qu’il souhaite la transformer juridiquement en mariage, pour cette lesbienne qui flirte avec le pêché en ayant un enfant avec son amoureuse et également pour vous, qui ne comprenez pas l’enjeu majeur que le mariage signifie. L’élu de Dieu Civitas, s’il n’était pas là, on mourrait tous en ayant déclenché une véritable colère météorologique. Le mois de mai a été le plus pourri depuis bien longtemps… coïncidence ? Je ne crois pas.

« Fafounet »

Personne ne sait pourquoi il est là, personne ne sait qui il est et, le plus grand mystère boule de gomme Malabar extra fresh : personne ne sait où est passé son cerveau. Sorte de Baboulinet qui casserait du bicot, « Fafounet » est en colère contre tout le monde : contre le lobby gay-musulman-juif-communiste-franc-maçon-Auvergnat, contre Frigide Barjot qu’il ne considère pas assez hardcore et contre les étiquettes dans les slips qui démangent beaucoup au cul. Si « Fafounet » défile avec les autres anti-mariage, c’est pour dénoncer Flamby, l’UMPS, la décadence de la société par l’horrible Taubira, le multiculturalisme et l’islamisation de la France (grand classique car c’est dans les vieux pots qu’on fait…). Il rejoint avec plaisir des mouvements tels que les « jeunesses identitaires », probablement car son identité il est encore en train de la chercher, et manifestement la version 2013 du Gnothi Seauton consiste à casser « du PD » dans des bars à Lille ou du antifa à Paris. (L’auteur de cet article se désolidarise toutefois de toute tentative pour faire valoir cette interprétation de la maxime socratique au bac philo lundi prochain)

Devant un tel faisceau de citoyens engagés, il semble bien difficile de croire à une accalmie soudaine, par l’opération de l’Assemblée Nationale, du Sénat et du Code Civil ainsi transformé. Il est donc plus que jamais urgent de rappeler à tous ces gens qui ont bien contribué à l’entropie nationale depuis l’automne dernier en manifestant CONTRE un droit (grande première) la chose suivante : la loi a été votée et appliquée. Brandir la liberté d’expression et de conscience n’excuse pas les arguments anti-républicains ou la stigmatisation d’une communauté gay, qui craint dans certains pays pour leur sécurité et leur liberté. De la manifestation à la provocation haineuse, violente et/ou contre-productive, dernier exemple en date : l’interruption de la finale de Roland-Garros par les Homen, il n’y a qu’un pas, qui aura été plus d’une fois franchie par la constellation de manifestants contre le mariage gay !

Sur ce, Glory Box souhaite beaucoup de bonheur aux futurs mariés et futures mariées ! AIMEZ VOUS !

Faut-il avoir peur de la Corée du Nord ?

L’apprenti dictateur Kim Jong-Un n’en finit pas de faire parler de lui. Orientation de missiles longue portée, discours martiaux, et, tout récemment, déclaration de l’« état de guerre » entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Et pourtant, une attaque de la part de la Corée du Nord, personne n’y croit. Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :