Archives d’Auteur: Rookie

Mon idole: M.I.A.

La première fois que j’ai écouté M.I.A. elle était définitivement trop loin pour moi. A l’époque, elle sort l’album Kala (intitulé en référence à sa mère), acclamé par la critique tout comme son premier album Arular (qui porte le nom de son père). A cette époque, elle est le plus grand nom du mouvement nu rave et compose sa musique électronique sur un séquenceur Roland MC-505. Trop compliqué, inaudible pour moi, j’ai laissé le nom et la musique de M.I.A. sur le côté. J’étais alors bien loin de penser qu’elle serait l’une des artistes qui susciterait en moi, le plus d’inspiration aujourd’hui.

La vie de M.I.A, Mathangi « Maya » Arulpragasam, de son vrai nom, est d’abord lié au Sri Lanka. Née à Londres, elle quittera avant ses un an le vieux continent pour vivre avec ses parents et sa grande sœur au Sri Lanka. Là-bas, son père reprend sa place d’activiste politique, fondateur d’une organisation révolutionnaire étudiante pour l’indépendance de l’Îlam Tamoul. Son enfance est bouleversée par la guerre civile, et avec sa mère, sa sœur et son frère, elle part vivre à l’autre bout du pays, loin de son père. La guerre civile se poursuit, son école est détruite et finalement, elle retourne avant ses onze ans, à Londres, en tant que réfugiée avec sa famille, encore plus loin de son père. Sa mère poursuit son travail de couturière, et Maya intègrera plus tard une école d’art et de design, où elle apprendra aussi la vidéo et le cinéma.

Artiste polyvalente, elle débute en tant que peintre exposant même pour la première fois  en 2001 à Portobello Road. Cette approche visuelle de l’art, influence son rapport à la musique. A ces deux premiers albums, elle associera des visuels et un style vestimentaire particulier. Pour le premier « Arular » le style est assimilé à une ambiance guerrière et très mode. Pour le deuxième, le style est plus joueur et plus enfantin, tout comme l’album Kala. Lire la suite

Festival de Cannes 2012

C’est reparti pour un tour de tapis rouge ! Sur la Croisette de Cannes, entre vedettes, et films d’auteurs, entre flash, paillettes, séance de cinéma et batilles pour obtenir des accréditations voici le Festival de Cannes.

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Allen Stone : Blue Eyed Soul

La première fois que j’ai vu Allen Stone, c’était dans ce live enregistré dans le salon de sa mère. L’installation est sommaire, mais efficace : un micro sur pied, une batterie, des guitares, dont une pour le chanteur qui arbore une belle dégaîne de hipster : cheveux trop longs sous un bonnet difforme, visage encadré, disparu, derrière des lunettes trop grandes. Et il ouvre la bouche. Mettant fin à ma cascade de jugements, pour me retrouver honteusement transportée par une véritable voix soul et un vrai sens de la musique.

Allen Stone a commencé la musique comme toutes ses idoles, au sein d’une chorale. La chorale de l’église de son père dans la petite ville de Chewelah, Washington, dont il deviendra rapidement le leader. En 2010, il sort son premier album, le discret « Last To Speak« . Et pourtant il convainc, et réussit à réunir derrière lui tous l’orchestre de Raphael Saadiq sur un album. Un album éponyme, sortie le 4 octobre 2011, qu’il distribue par ses propres moyens, et qui poussé par son talent atteindra la deuxième place du classement iTunes.

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The Puppini Sisters

Les Puppini Sisters, ne sont pas vraiment soeurs. Du moins pas soeurs de sang. Ces trois londoniennes, qui se sont rencontrées sur les bancs d’une école de jazz, sont unies par la musique mais aussi un goût immodéré pour l’âge d’or d’Hollywood. Une époque flamboyante qui s’étend des années 30 aux années 50. L’époque où les Andrew Sisters animaient les pistes de danse avec leur formation de close harmony (des morceaux chantés à l’unisson mais sur des harmonies décalées).

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Mon idole : Angelina Jolie

Angelina Jolie, c’est d’abord un visage : des yeux immenses, des lèvres outrageusement charnues et accessoirement, une plastique impeccable. C’est aussi un personnage troublant, insondable, qui ne laisse jamais indifférent. Elle inspire parfois la haine, la jalousie, et bien souvent la fascination voire l’obsession. Une femme imposante, une actrice impressionnante, détentrice d’un Oscar et capable d’être au générique d’un film d’action comme Salt et d’y endosser un rôle d’abord prévu pour… Tom Cruise.

Oscars 1996, avec son père John Voight

Mais sous le glamour lisse des images en papier glacé, se cache une véritable complexité. Quand, à 11 ans, la jeune Angelina Jolie Voight, fille des acteurs, alors divorcés, John Voight et Marcheline Bertrand, décide de devenir elle-même actrice et de se lancer dans le mannequinat, tout n’est pas si simple. A cette époque, elle porte un appareil dentaire et des lunettes, et fait souvent face aux moqueries de ses camarades. Son mal-être et son manque de confiance en elle font vite d’elle une marginale, marginalité cultivée par sa passion pour les couteaux, la sang et la mort. Peu réjouissant.

A 14 ans, elle quitte le domicile de sa mère pour vivre avec son petit-ami punk. Elle se teint alors les cheveux en rose, porte du noir et a pour hobby la mutilation. Au même moment, elle abandonne ses lunettes, son appareil et se lance dans le travail de mannequin. Une revanche sur son image qui lui permettra de regagner confiance en elle et de retourner au théâtre pour interpréter son premier rôle : celui d’une dominatrice allemande. Mais son malaise perdure, et sa confiance joue au yo-yo. Lire la suite

Comment choisir ces lunettes ?

Si vous êtes dans le même cas que moi, si aussi loin que vous puissiez vous souvenir vous avez toujours porté des lunettes, vous avez dû apprendre, bon gré mal gré, à les aimer. Les lunettes sont une contrainte, mais aussi un accessoire qu’on adopte pour se donner plus de sérieux, ou pour se protéger du soleil avec style. Sa position sur un visage et l’usage quotidien qu’on peut en faire, font des lunettes un objet méritant auquel on accorde le plus grand soin.

Pour les vraies myopes/astygmates/etc. un passage chez l’ophtalmologue, s’impose bien évidemment, avant de choisir ces lunettes. Celui-ci vous fournira une ordonnance à jour, qui bien pratique, vous aidera aussi à régler les questions de paperasserie avec une éventuelle mutuelle. Ensuite le choix de la monture pourra être guidé par plusieurs éléments. En ce qui concerne la forme, on l’accordera avec la forme de son visage.

  • Visage carré : On choisira des lunettes rondes ou ovales, qui adoucissent les traits.
  • Visage rond : On opte au contraire pour des montures anguleuses, carré ou rectangle.
  • Visage triangle : Évitez les montures basse et large.
  • Visage ovale : A priori vous pouvez tout porter!

En ce qui concerne la couleur, je vous conseillerais de choisir des couleurs neutres : le noir ou le marron, voire les motifs à écailles. Pourquoi? Simplement pour le côté pratique. Sauf si, bien sûr, vous pouvez vous permettre le luxe d’avoir une paire assortie à l’ensemble de vos tenues.

Au centre, une paire de chez Mango et à droite, les Woody de Jimmy Fairly

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Vous craignez 2012? Vous avez tort.

On y est. 2012. Pour en parler, il est tellement facile d’employer un ton dramatique, de nourrir et de faire grandir les graines d’une inquiétude latente qui vous rongera doucement pour atteindre son apogée à la veille du vendredi 21 décembre. Mais si on y réfléchit… Et si tout comme la carte représentant la Mort dans le tarot de Marseille, cette fameuse « fin du calendrier maya » n’était que le signe de quelque chose de plus léger, de plus symbolique ? Le changement. La transition.

Une fin à la Melancholia?

Et après tout, qui croit encore que le monde sera détruit le 21 décembre 2012, parce qu’il y a plusieurs siècles, un peuple n’a pas trouvé judicieux de poursuivre son calendrier plus loin que ça ? Pas grand monde je crois. Mais après le séisme de magnitude 9 au nord-est du Japon, ou encore en Nouvelle-Zélande et en Espagne, les tempêtes sur les côtes Européennes et Étasuniennes, le réchauffement de la planète, il est tout à fait légitime de s’inquiéter d’une possible catastrophe naturelle sur la planète. Mais tout cela n’a plus grand lien avec une date, ou une année… Mais ces évènements ont toujours le don de nous échapper. Loin de moi l’idée de vous inquiéter encore plus. Je ne vous apprends rien. Hein ! Lire la suite

The Lady de Luc Besson

Si Luc Besson a réalisé The Lady, c’est avant tout parce que Michelle Yeoh est venu le chercher. Touché par l’histoire de l’opposante Birmane Aung San Suu Kyi, femme forte et obstinée, détentrice du prix Nobel de la Paix 1991, Luc Besson offrira en retour à Michelle Yeoh son plus grand rôle. C’est avec talent qu’elle a travaillé sa ressemblance avec l’Orchidée de Fer, qu’elle a d’ailleurs rencontré pour préparer le tournage.

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Mon album de merde préféré… P!ATD

J’ai connu pendant l’adolescence une (pour être honnête, des) périodes d’égarement musicale. Celle dont je vais vous parler n’est pas vraiment un égarement honteux. Simplement, un égarement improbable. Un de ceux qu’on omet « malencontreusement » de mentionner dans son parcours. Un de ceux, pourtant, qu’on ne regrette jamais vraiment.

C’était en 2005 ou 2006, une époque, si je me rappelle bien, où je découvrais vraiment internet. Notamment la plateforme Radio Blog Club (qui sombre aujourd’hui dans l’oubli…). De playlists en playlists, je découvrais chaque jours de nouveaux titres, plus ou moins étrangers, plus au moins récents… jusqu’au jour où je suis tombé sur ça: Lire la suite

Pourquoi s’habiller comme un garçon ?

Généalogie :

C’était il y a près d’un siècle. Un petit bout de couturière révolutionnait son monde, et le nôtre, en s’appropriant une garde-robe masculine et en inventant un petit fourreau noir, qui tout en élégance dissimulerait les formes des femmes. Cette couturière c’est Coco Chanel et la mouvance des garçonnes qu’elle habilla, fit s’écrouler à jamais la barrière entre les codes vestimentaires masculin et féminin.

L’histoire a continué avec des « garçonnes », les garçons manqués et autre tomboys qui marqueront leurs époques. Avant les années 20, on pouvait peut-être penser à Jeanne d’Arc ou Calamity Jane. Aujourd’hui ces icônes portent le nom de  Faye Dunaway ou Pam Grier, Diane Keaton, Patti Smith, Brigitte Bardot, Jane Birkin et Charlotte Gainsbourg pour ne citer qu’elles. Etre un garçon manqué, ne se limite évidemment pas à porte des salopettes, des jeans déchirés et des tee-shirt sérigraphiés sur une vieille paire de Converses. C’est avant tout une attitude. Celle d’une femme bien dans sa peau, capable de s’assumer pleinement et prête à jouir de sa vie ardemment. Le principe est toujours le même après un siècle : ne pas craindre de s’échapper d’une « phallocratie » oppressive, s’approprier des qualités toutes masculines, et s’imposer sur leurs terrains avec courage et talent.

Mais revenons à nos chiffons, car justement depuis des années, à chaque saison, c’est un courant que les créateurs s’empressent de suivre. En atteste les retours fréquents à cette « tendance » que le marketing s’applique à « renouveler ». Lexicalement en tout cas. Quand il y a deux ans, ont parlait du phénomène « boyfriend », en cet automne 2011, on parlera de tendance « boyish ». La différence ? Un côté moins relax et confortable. Un style plus proche du gentleman, plus strict, plus dans… les « règles de l’art » Fini les hoodies imposants, les jeans dégoulinants. Cette année on parlera plutôt sportcoat, chino, derby et chemise col club. Tout un vocabulaire archaïque auquel vous serez bientôt initiée.

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