Vie ma vie de mum #2

Les mamans du forum ne vous avaient pas tout dit ! Suite (et fin!) de l’immersion dans leur quotidien de maman, et avant tout un grand merci pour votre engouement pour le premier article, et un immense shout-out à Doonys, Eidole, Leela, Tagada et Yakamoz pour toutes leurs confidences, merci, merci, merci !

Il faut un village

Vous connaissez le proverbe ? « Il faut un village pour élever un enfant ». Pas toujours facile de confier la prunelle de ses yeux à quelqu’un d’autre, on est pas forcément bien entourés, parfois la famille vit loin, ou tout simplement on voudrait passer chaque heure avec son bébé afin de ne rien manquer… Sur qui compter quand on attend un enfant et une fois qu’il vient au monde, quel rôle peut jouer l’entourage dans le développement d’un bébé ? Ca peut être une baby sitter en or, un oncle adorable, des parents bienveillants ou des amis indispensables… ou bien ça peut être beaucoup plus compliqué ou très différent de ce que ce que l’on pouvait prévoir en théorie.

Tagada par exemple fonctionne très bien toute seule « Je n’ai besoin de personne. De toute façon ma famille est loin, je ne compte pas particulièrement sur eux et puis je suis assez exigeante sur les personnes à qui je laisse Nathanaël ». Ca n’a rien d’évident de laisser, même quelques heures, son tout petit. Comme le résume Eïdole « Je veux entourer mon fils de personnes saines et responsables dans un environnement serein. Pour le reste je n’ai besoin de personne. » Doonys par exemple, compte tenu des angoisses de sa grossesse reconnaît avoir « énormément de mal à me détacher de Siham et ce n’est pas toujours facile à vivre ». Malheureusement, ajoute t-elle « Il y a très peu de personne en qui j’ai suffisamment confiance pour leur confier ma fille, et quand je la laisse je culpabilise. » En fait dans ces moments là, la famille peut s’avérer une précieuse alliée, justement la famille paternelle de Siham vit loin, quant à sa famille maternelle, Doonys ne s’en sent pas assez proche pour se sentir rassurée à l’idée de compter sur eux pour garder leur fille.

En devenant parent, on n’est plus la dernière branche de l’arbre, on ajoute une petite pousse à la famille devant laquelle les grands parents en général, et en particulier quand il s’agit du tout premier représentant de la future génération, s’extasie, c’est d’ailleurs parfois l’occasion de se rapprocher de ses parents, de prendre toute sa place, ou une nouvelle place, dans la famille. En tout cas la naissance d’un enfant, c’est aussi le moment de réfléchir à ces questions pour le moins pas anodines, ça peut être l’occasion de changer mais aussi de mieux connaître ses proches et tous ceux qui nous ont précédés. C’est d’ailleurs ce qu’a remarqué Doonys : « la naissance de ma fille, m’a beaucoup rapprochée de mon père et sa compagne (qui a eu un enfant handicapé). Je suis contente que mes arrières grand-mères aient pu « rencontrer » Siham et qu’on ait une trace de ce moment. Enfin j’espère qu’on arrivera à faire connaître à Siham sa mamie du Niger, on veut vraiment qu’elle soit fière de ses origines ! »

Mieux connaître ses proches… ou, effectivement, ceux du père de son enfant ! Leela par exemple sait qu’elle peut compter sur l’extraordinaire famille paternelle de Loni, devenus des piliers dans leur vie à tous les deux : elle ne vit pourtant pas avec son père et ils n’ont connu l’existence de leur petit fils qu’aux 6 mois de Loni, mais « l’ont aimé comme des fous ». Leela ne pouvait rêver meilleurs grands parents pour son garçon : « ils sont dingues de lui , et ce sont des gens merveilleux qui lui inculquent des valeurs formidables, ils sont actifs, sportifs, au top ! ». En tout cas les grands pères ont la cote puisque chez Yakamoz aussi, papi assure, élever Priya c’est du travail d’équipe : « Je peux compter sur le soutien infaillible de mon père et de sa femme. Ils participent chaque jour à l’évolution de Priya. On se raconte ce qu’elle a fait la veille, ses progrès, ses colères, ses fous rires, on se sent vraiment complice de son éducation. »

Avoir dans son entourage quelqu’un de confiance pour s’occuper de son petit bout lui offre des instants privilégiés avec un autre adulte, qui peut être comptera beaucoup pour lui une fois plus grand, l’ouvre à d’autres horizons, mais offre aussi un peu de répit aux parents, propulsés dans une nouvelle vie en quelques mois ! Ca n’a pas échappé à Eïdole, qui avoue, si elle se débrouille la majeure partie du temps seule, compter beaucoup sur sa maman, d’une part parce qu’elle compte énormément pour elle mais aussi parce que cela lui permet de se « retrouver avec son copain certains weekend et ça nous fait beaucoup de bien d’être à deux, je crois que c’est vraiment nécessaire pour le couple. »

Et au delà de la famille dans laquelle on naît, ou que l’on intègre à la faveur de notre enfant, bien sûr il y a la famille que l’on s’est créée ! Leela est entourée de toute une bande d’amis ayant complètement adopté Loni : « chez certains qui n’ont pourtant pas d’enfants il y a un bac remplis de jouets, il a son duvet, son oreiller, sa tasse… Je me sens bien dans ma vie de maman solo grâce à eux tous! ». Yakamoz est entourée de deux amies précieuses, « Filiz garde Priya de temps en temps pour le plaisir car elle aime passer des moments en tête à tête avec elle, j’apprécie beaucoup cela. Elle lui écrit même des lettres que je n’ai pas le droit de lire et lui a constitué une boîte à souvenirs. » mais aussi de Charline, qui adore sa fille et « en fait une fillette encore plus drôle et souriante ».

Roman d’apprentissage

Un enfant ça grandit, c’est un peu le principe. Je me demande, compte tenu de tous les challenges qu’élever un petit garçon ou une petite fille pose au quotidien à quel point on pense à l’avenir, si l’on prend le temps de gamberger sur le sujet. Par définition un enfant c’est le futur, mais à quelle fréquence on se projette réellement une fois qu’il est là, en chair et en os ? C’est une chose de rêver avant même qu’il soit conçu ou pendant la grossesse, mais qu’en est-il dans la réalité ? Yakamoz « y pense parfois. J’ai souvent hâte de voir ce qu’elle va devenir, j’adore tellement l’idée d’aider une personne à se construire. » Leela espère que son garçon gardera le même caractère : « tendre , drôle, calme, avide de découvertes ». Et Tag, qui s’imagine payer à son fils son premier tatouage à 18 ans, se figure un peu son adolescence : «J’aurais peur quand à 14 ans il aura une 50cc et j’organiserais sa première boum. »

Être parent c’est tenir un rôle immense dans la vie d’un être en construction, on fait des choix pour nous : se reconvertir professionnellement, vivre ici ou là, mais aussi pour un autre que soi. On choisit les valeurs qu’on souhaite les transmettre, les films qu’on voudrait leur montrer, les sports et les activités qu’on espère partager avec eux. Yakamoz a déjà quelques idées en tête « Pryia a sa personnalité et ses propres aspirations mais en tant que parent, j’aimerais lui faire découvrir certaines choses comme le piano, le plaisir de la lecture, la cuisine que je découvre moi-même petit à petit. Et surtout, je souhaite lui inculquer des valeurs qui me semblent essentielles : Le respect de l’autre, la tolérance, l’ouverture d’esprit. » Leela aimerait que dès l’année prochaine Loni « apprenne à jouer d’un instrument » et prévoit des séances de natation à deux. Eïdole voit plutôt au jour le jour et estime ne pas penser beaucoup à l’avenir, mais elle pense pourtant à quitter la ville « pour avoir notre maison et vivre au vert. Je rêve de plus d’espace et de quitter ce bitume, c’est pas ici que je vois mon fils grandir. On aimerait bien qu’il fasse du basket, et puis j’ai hâte qu’il grandisse un peu car je rêve de l’emmener au museum d’histoire naturelle, au musée de la magie, à la cité de la science et à la géode. Pour le moment il est encore tout petit mais si c’est le même que son père je me souhaite bien du courage »

Mais dans la maternité l’enfant n’est pas le seul à grandir et s’épanouir ! Être parent c’est un art qui s’apprend : à quel point peut on être prête ? Faut-il se renseigner avant de devenir maman ou rien ne vaut l’apprentissage en live, une fois les mains dans les couches, les bavoirs et les grenouillères ? Eïdole avoue qu’elle ne connaissait pas tellement le monde de l’enfance. « A vrai dire je n’ai jamais été très proche des enfants avant d’être mère. Je n’avais jamais préparé ni même donné un biberon, c’était l’inconnu total » Parfois on trouve du réconfort et de bons conseils chez une copine, et c’est d’ailleurs auprès de Yakamoz qu’elle a trouvé une oreille attentive : « c’est la seule copine qui me ressemble et avec qui je me sentais de parler de tout ça et j’ai beaucoup appris grâce à elle. Maintenant quand je pense à ce que j’ai pu lui poser comme questions ça me fait beaucoup rigoler. Parler à quelqu’un qui a déjà vécu ce que l’on traverse c’est quand même cool. Surtout dans cette période ou ton corps change, ou TOUT change en fait.» Du coup Eïdole s’est préparée et rapporte aussi avoir «  lu beaucoup d’articles et de livres pendant sa grossesse, des livres pas très sérieux qui tournent en peu en dérision l’événement mais instructifs. Maintenant c’est plus le cas, je fais sur le tas. ». Leela connaissait bien le monde de l’enfance grâce à ses études (elle a fait un bac Sciences Médico-Sociales) et s’est toujours beaucoup occupé de sa nièce, « les couches n’avaient aucun secret pour moi ! Du coup « je ne lis pas du tout sur l’enfance, rien ne se trouve dans les livres d’après moi, tout se fait au feeling. ». Bref à un moment il faut savoir se faire confiance manifestement !

Pour finir, j’aurais aimé connaître tout ce que l’on peut souhaiter à ces jeunes mamans, qui sont aussi des femmes à devenir ! Eïdole souhaite « être la plus heureuse possible, ne rien rater et de profiter de chaque moment car le temps défile plus vite que prévu. », Leela voudrait parvenir à suivre toujours sa devise : « ce n’est pas la quantité de temps que je passe avec lui qui est importante mais la qualité » et d’un point de vue personnel, Leela reprend courageusement des études, diplôme en vue pour juin 2015 !

« Je me préoccupe beaucoup de l’avenir, dit Marion, je refuse de vivre complètement au jour le jour. Et en tant que mère célibataire, je me sens obligée de me donner deux fois plus au travail, obtenir mon CDI a été un poids en moins mais maintenant, je dois batailler pour évoluer et gagner plus, pour l’avenir de Priya. » Du coup, pour elle impératif « de garder la pêche et l’attitude que j’ai actuellement. » Et concrètement, vis à vis de Priya, elle voudrait continuer à ne pas la brusquer, la laisser vivre sa vie de petite fille et « être une maman disponible et positive : prendre le temps pour elle, s’arrêter 5 minutes pour regarder des fleurs, jouer pendant des heures avec des chaussettes si ça lui chante… ». Doonys, qui a beaucoup changé pendant sa grossesse ne se projette plus beaucoup, elle a appris à être présente dans l’instant, mieux consciente de « l’ici et maintenant » : « il ne sert à rien de perdre son temps à  planifier et prévoir en ne sachant pas ce que serait demain. Le plus important c’est de profiter des instants présents pour ne pas regretter par la suite de ne pas avoir passé assez de temps avec les personnes qu’on aime. ». Pour Tagada, il s’agit de « ne jamais baisser les bras, de garder ses principes positif, de rendre mon fils heureux, d’être fière et que mon mec me propose d’en faire un deuxième! »

Je vous souhaite tout ça et plus ! Bonne fête des mères aux mamans du forum, et aux mamans de nos lectrices, merci encore à ces mamans de choc de m’avoir livré une part de leur vie, de nous avoir montré une chouette mosaïque de personnalité : il n’y a pas une seule bonne et unique façon d’être mère, une méthode ultime, mais plein de mamans douées hors des sentiers battus et merci à vous d’avoir pris le temps de lire ces articles.

Publié le 23 mai 2014, dans Être une gloryboxeuse, Day By Day, Vis ma vie, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. C’est vrai que c’était hyper cool de répondre à tes questions, et encore merci à toi d’avoir si bien retranscrit nos pensées 😉
    BONNE FËTE à toutes les Mamans ❤

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  2. T’es trop mignonne Elodie ! J’ai adoré répondre à toutes tes questions et tu peux continuer encore et encore 😉

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  1. Pingback: Ma maman, cette jeune femme des années 1970-80. | glorybox

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