Archives Mensuelles: septembre 2012

J’ai testé pour vous : la pole dance

A 28 ans il fallait absolument que je reprenne le sport. Clin d’oeil aux filles qui mangent tout ce qu’elles veulent sans prendre un gramme, dites vous qu’il y a une justice : à l’approche de la trentaine, cela change.

Avec ma copine sous le bras, j’étais partie un jour de février prendre un cours d’initiation à la pole dance dans les locaux de la Pink School, l’école de danse du Pink Paradise, pas parce que j’aspirais à me faire recruter comme strip teaseuse dans le sulfureux club, mais plutot pour son prix : la carte de dix cours au Pink est à 200€, contre au minimum 250 dans tous les autres cours de Paris. La pole dance, c’est encore un peu marginal, donc cher.

J’étais terrifiée à l’idée qu’on me demande d’être sexy, et la réputation du Pink ne me rassurait pas. J’étais plus attirée par le côté « cirque » de la pole que par la sensualité de la discipline. J’avais également peur de la fréquentation du cours : dans ma tête cela ne pouvait être que des aspirantes strip teaseuses, super gaulées, peroxydées, voire siliconées. N’importe quoi.

Les filles qui assistent au cours de pole sont des filles normales, comprendre toutes très différentes les unes des autres. Petites, grandes, maigres, fortes, au sortir de l’adolescence ou la quarantaine assumée, il y en a pour tous les gouts et c’est très bien comme ça. Les profs aussi ont toutes les morphologies et une fourchette d’age assez large. Si il est conseillé de venir en talons hauts les premiers temps – surtout pour la démarche – on peut assez vite les mettre de côté : les profs elles mêmes n’en portent jamais. Par contre, pour ce qui est de la tenue, si on arrive aux premiers cours dans le short et le t-shirt dans lequel habituellement on dort, force est de constater que le tissu glisse sur la barre quand la peau accroche : on est donc de plus en plus déshabillé. Personnellement je suis en brassière de sport et en culotte le plus clair du temps (sauf pour les photos parce que bon, l’Internet, tout ça).

Le cours n’est pas une incantation à notre sensualité potentiellement enfouie mais bien un cours de sport, avec échauffement, exercices, étirements, et douleur, beaucoup de douleur. La phrase que j’ai retenu de mon premier cours sortait de la bouche de la prof « La pole, ça fait mal« . Lire la suite

Helium contre les remakes : le cas Verhoeven – massacre au bistouri

On vous le dit, on vous le re-dit, on vous le répète, mais enfin, vous n’écoutez pas ou quoi ? A Hollywood, on n’a plus d’idée.

Fini, c’est fini, on sait plus quoi faire. Suites, remakes, préquels, suites de préquels, n’importe quoi, tout le temps, plus rien à foutre, c’est bientôt la fin du monde. Au point que les critiques ont laissé tombé, z’ont plus rien à se mettre sous la dent. Allez, Lincoln contre les vampires, c’est un bon film « décomplexé ». Les Dark Night, allez hop, chefs d’œuvres, direct. Bin voyons. Quant aux antiquités de Paul Verhoeven ? Bah on va les refaire. Les originaux ont vieilli. Si si, je te jure. On est jamais assez cynique, hein.

Total Recall bis est donc sorti, avec Collin Farell et vous savez quoi ? C’est une merde ! Un des films les plus cons de l’année selon Ecran Large ! Ca alors ! Pas de problème, bientôt pour compléter ce tableau de chasse on assistera à la ressortie de Robocop, dont le scénario cru 2012 (lisez deux mille bouses) fait déjà frémir d’horreur ceux qui ont eu la malchance de l’avoir sous les yeux. Robocop chez Al Quaeda, il paraît. Putain, les fumiers. Starship Troopers ? 1997 ??? Si si. Apparemment « moins drôle, moins violent et moins politique ». Putain, les fumiers. Excusez les gros mots, c’est pas mon habitude. Pour m’exprimer plus correctement, disons que j’invite cordialement les initiateurs de ces ignominies à pratiquer le sexe anal avec leur maman. Explication.

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Alerte beauté #1 – Les lèvres bicolores

Alors que notre thermomètre frôlait le seuil des -8000°C, la Fashion Week prêt-à-porter (qui se se tenait à Londres du 14 au 18 Septembre) nous a présenté les tendances de l’été prochain. En jetant un œil aux défilés tous plus fous les uns que les autres, j’ai eu un flash en quatre couleurs et j’ai décidé de vous faire partager ce qui m’a marquée dans le défilé d’Holly Fulton : les lèvres bicolores.

© IMAXTREE Défilé Holly Fulton Printemps Eté 2013, maquillage par Andrew Gallimore

Quoi de plus romantique qu’un look estival avec un maquillage des lèvres imitation coucher de soleil ? Parfait pour briller sous les sunlights des tropiques ! C’est un maquillage simple à réaliser et idéal pour passer une folle nuit sur le dancefloor.

Si l’idée vous plaît, attention à garder la main légère sur le reste du visage : une touche de blush et de mascara suffisent, vous n’aimeriez pas ressembler à un arc-en-ciel.

Pour celles qui n’assumeraient pas la tendance technicolor (entre nous, ça peut se comprendre…), pas de panique ! Libre à vous d’utiliser des couleurs moins éclatantes ou de jouer sur les reflets, voire de mixer deux matières (pourquoi pas un soupçon d’encre à lèvres brillante au centre d’une bouche matte ?)

Appropriez vous la tendance, et éclatez vous !

J’ai testé pour vous : partir faire un camp de solidarité internationale

Se sentir (et se rendre!) utile, rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux pays, de nouvelles cultures, forcer le choc culturel, aider autrui… Beaucoup de raisons poussent chaque année des milliers de volontaires à partir pendant plusieurs semaines ou mois dans des zones occupées et déchirées par les combats, recluses, précaires, afin de tenter d’apporter quelque chose à une population.

Cet été j’ai aussi pris mon courage à deux mains et réalisé deux de mes plus grands rêves : fouler le sol de l’Afrique noire et partir dans le but d’aider, ou du moins de mettre la main à la pâte physiquement en espérant améliorer la vie de quelques Togolais.

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The Fuck ?! Orang-outans et Ipad

D’ici l’an 2050 il sera sans doute possible de skyper avec un orang-outan d’un zoo trop lointain pour qu’on aille le voir.  Je répète : Bientôt dans vos contacts skype King Kong le primate de Toronto.

Non, je n’ai pas fumé mais plutôt faillit m’étouffer en buvant mon thé ce matin pendant que je surfais sur le web en lisant un article sur les primates du zoo de Toronto qui s’amusaient depuis quelques mois avec des Ipads. Rien que ça !

Tout commence par une mystérieuse donations de tablettes tactiles bonnes à croquer au zoo de Toronto, au Canada, à nos cousins les orang-outans. Soucieux de voir que ces primates s’ennuyaient toute la journée, les responsables du zoo ont contacté le directeur de l’Orangutan Outreach – Richard Zimmerman- qui a dévoilé une application permettant de stimuler l’activité intellectuelle de nos amis les singes.

Si au début les primates avaient tendance à griffer l’écran, ils ont fini par comprendre et assimiler le principe de l’effleurement de doigt sur l’écran et ont même fini par apprécier cette activité.

En plus d’utiliser l’Ipad pour des jeux ludiques et aller sur Youtube – peut-être pour écouter le dernier single de Lorie – ils ont la possibilité d’utiliser Skype pour communiquer avec leurs cousins du zoo Milwaukee. D’où le début de mon article.

Attention aux invitations douteuses sur skype du style Singeman34 ou encore é&i’hr »bnf (pseudo d’un jeune primate qui n’a pas encore assimilé le clavier et l’alphabet) !

Ce qui est sûr c’est que depuis que l’Ipad est rentré dans leur vie enclos, les primates de Toronto croquent la vie à pleines dents.

Trois séries pour des filles comme vous

En parcourant les présentations de séries prévues pour la rentrée, on découvre le plus souvent des redites de succès récents, comme si les meilleurs pitchs ne devaient plus se composer que de Sherlock Holmes anglais exilés à New-York, de Watson au féminin (coucou Lucy Liu), d’ersatz de Don Draper transposé dans des domaines aussi variés que l’aviation ou la mafia, ou des concepts encore plus datés ( une série qui reprend même le concept de « Trois hommes et un couffin » avec des ados en coloc…). Cyniquement, on s’imagine que le merveilleux boom des séries, cet avènement des scénarios, des personnages, et de la cinématographie pointue, arrive à sa fin. La fin d’une étape, d’innovation, de création, suivie, dans un cycle éternel, par un recyclage, toujours décevant.

Ou pas. Sur un thème qui conviendra parfaitement à Glory Box, voici une sélection  de trois séries, qui vous feront rire et pleurer, tournant autour de personnages féminins forts et touchant.

Girls : Quatre filles & La Ville (Encore?)

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The Fuck ?! My Little Box, septembre 2012

My Little Box était considérée comme une des meilleures boxs présente sur le marché. Quelque chose me dit que c’est fini.

En juillet, My Little Box nous annonçait que le concept de sa box beauté changeait, parce qu’on, je cite, « n’est pas que des belles plantes ». Peut être qu’effectivement, on est aussi des grosses pigeonnes.

Avec la nouvelle version, la box devait contenir deux des produits préférés de l’équipe, des produits estampillés par l’illustrice Kanako, des objets design (ouaaaa), et des mini livres (ouuuuuh).

Piquée par le curiosité et plutot satisfaite de l’offre My Little Box jusqu’alors, j’étais restée abonnée, confiante.

J’ai reçu « My Little Box Couture » ce matin. En voyant le mot « couture », j’ai pensé « Wow, je vais peut être avoir une petite robe noire, peut être qu’ils veulent marquer le coup pour la première box nouvelle version, qu’est ce que je suis excitée !!! ».

Ouin ouin ouin ouin :

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Je veux me nourrir… d’abricots !

Encore 10 jours d’été, profitez des tout derniers abricots (avant que les prunes, le raisin, les poires et les pommes n’envahissent les étals) et lancez vous dans l’une de ces trois recettes à base d’abricot… Toutes testées et approuvées !

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C’est la rentrée, la télé va sauver ma vie

Il fait moche, il pleut, tout le monde a sorti sa mine désespérée dans le métro et il n’y a ni « Raffaelo » ni glaces Mars, ni même Snickers dans les magasins : c’est la rentrée. Mais ne vous pendez pas avec une corde à sauter (eh eh), attendez un peu ! Car la rentrée est aussi et surtout synonyme de renouveau. Vous vous rappelez les rentrées survoltées d’antan, quand vos parents vous amenaient au centre commercial acheter de nouvelles baskets qui clignotent et un t-shirt avec un dragon dessus (90’s children will know) , tout ça pour vous la péter dans la cour de récré face à Alisson qui, elle, avait les sous pour avoir un tamagochi que t’avais pas ? Ben aujourd’hui, c’est pareil. Sauf que les tamagochis ont été remplacés par des chats. Mais en fait c’est presque pareil. Démonstration.

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The Fuck ?! Bernard Henri Lévy

Que fait Bernard Henri Lévy entre deux actes diplomatiques héroïques ? Il fait des films avec Alain Delon, l’autre plus grand français de la Terre. Avec Le Jour et la Nuit sorti en 1997, BHL dévoile sa tourmente à travers le personnage d’Alexandre (Delon, donc), écrivain taciturne retiré dans une amérique du sud en proie à la guerre civile. Meurtri par la folie et la méchanceté des hommes, il ne trouve la paix qu’avec de brèves ballades en montgolfière (la fuite, le rêve). Heureusement, la belle Arielle Dombasle (Madame BHL à l’époque), qui va jouer dans l’adaptation de l’un de ses chefs d’oeuvres littéraires, va le tirer de son désenchantement.

Ratage historique et formidable, à la hauteur de l’énorme promotion qui l’a suivi, Le Jour et La Nuit a redéfini les limites du ridicule au sein du cinéma français. Se voulant parabole intellectuelle, philosophique et humaine, ce fiasco n’est en fait qu’un brave effort onaniste d’un BHL sûr de son génie, appuyé par l’interprétation de son double métaphorique Delon, si bon acteur qu’il n’a même pas besoin de jouer. Les acteurs y sont d’ailleurs pour beaucoup, le pire étant encore Karl Zéro en producteur bavard (si si, Karl Zéro) dont on qualifiera sobrement l’interprétation de trop belle pour être vraie. Le tout, d’un sérieux inébranlable, est parsemé d’érotisme moite (« regardez le beau cul de ma femme !« ) d’effets spéciaux baltringues (ah la la, cette explosion de montgolfière…) et bien sûr, d’une somme de prétention hallucinante.

On aurait pu enterrer ce métrage gênant comme une énième anomalie monstrueuse du cinéma français, mais c’était sans compter l’acharnement de BHL à nous prouver qu’il s’agit d’un grand chef d’oeuvre malade incompris (« J’ai voulu faire trop grand, trop beau, trop fort » cherchez pas il l’a vraiment dit).  Donc, aujourd’hui, en 2012, sortie d’un DOUBLE DVD, avec sur un premier CD la bouse en question, et sur le second, attachez vos ceintures, un documentaire sur le complot cabalistique des critiques qui ont VOULU l’échec de Saint Bernard Henry. Avec la participation de l’équipe du film, et de tous les potes de BHL, dont l’ignoble Yann Moix, scribouillard du Figaro et glorieux réalisateur de Cineman (qui a reçu une seule bonne critique : celle de BHL) qui eu jadis comme projet d’adapter sur grand écran Voyage au bout de la nuit de Céline (comme WTF news, on fait pas pire). Voici donc la bande annonce du machin, illustrant tout le mal que peut engendrer une telle somme de mégalomanies déplacées. On appréciera la tentative bidonnante du montage qui tente désespérément un lifting esthétique pour rendre branché un film définitivement ringardisé par sa photographie de téléfilm.

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