Mon idole – Freddie Mercury

Lorsque j’ai dû écrire un paragraphe sur mon idole en Seconde (il y a des années de cela, oui, effectivement chère lectrice), j’avais pensé à Charles de Gaulle. Mais j’ai aussi estimé que ça ferait trop prout-prout-madame. Et puis surtout, j’espère que pour le moment, je ne vous apprends rien, Charles de Gaulle n’a pas chanté « Innuendo », ni porté des mini jupes roses avec un perruque coupe au carré. ET NON. De toute façon, ça ne lui irait pas. Je pouvais donc me rabattre sur quelqu’un d’autre.

Signe du destin, Freddie Mercury, de son vrai nom Farrokh Bulsara, est né un 5 septembre, tout comme moi, à 43 ans de différence. Le jour de naissance des champions. C’est donc sans surprise que les chansons qu’il aura composé et interprété avec son groupe, plus que légendaire, Queen berceront mon enfance, et je dois à mes frères les goûts musicaux qu’ils m’ont offert… et une bonne base musicale pour toute ma vie. Freddie Mercury, quant à lui, nait dans le protectorat anciennement britannique de Zansibar, face à la Tanzanie et au large de l’Afrique, dans une famille descendante des Perses. A 7 ans il est envoyé chez sa grand-mère en Inde où il reçoit son éducation dans une pension. Il s’avère être un enfant prodige, collectionnant les bonnes notes et doué d’un véritable talent pour la musique. Il forme d’ailleurs son premier groupe dans ses jeunes années mais c’est après le déménagement de toute sa famille en Angleterre qu’il va concrétiser ce don.

Installé alors en périphérie de Londres, ce n’est pourtant pas pour des études de musique qu’il se prédestine mais d’illustration graphique. C’est là qu’il y rencontre ses futurs comparses Brian May et Roger Taylor, ses futurs acolytes. Après avoir coopéré avec plusieurs groupes sans grand succès, c’est avec le groupe Smile qu’il connaîtra ses premiers grands succès, dont le nom changera en 1970 pour « Queen ».

En 1975, après deux albums qui leur procureront déjà une certaine notoriété, sort le mythique morceau « Bohemian Rhapsody », aujourd’hui encore souvent cité comme l’une des meilleures chansons jamais écrites. Ce morceau, mélangeant avec un talent presque surhumain le rock et l’opéra, marquera toute une génération tant grâce à son texte poétique (dont Freddie est l’auteur) que à son clip, quasi pionnier du vidéo-clip à l’époque. Et n’oublions pas Wayne’s World, qui, avec la fameuse scène du headbanging sur le solo de guitare, achèvera de rendre le morceau culte (même si, soyons honnêtes, il n’en avait pas tout à fait besoin). Megateuf Garth !

Le groupe connaît son apogée dans les années 80, où Freddie affirme son style androgyne et sa voix d’une puissance rare. Le concert Live Aid en 1985 reste aujourd’hui encore dans les mémoires. La même année il s’installe avec son compagnon Jim Hutton qui, comme Freddie, mourra du Sida, lui en 2010. Un an après sort l’album « Kind Of Magic » qui comporte grand nombre de tubes tels que « Friends Will Be Friends » ou « Princes Of The Universe » qui sera utilisé pour le film et, plus tard, la série télévisée « Highlander ».

Ma chanson préférée de Queen, par grand hasard, est issue de l’album du même nom « The Miracle », sorti en 1989, l’année de ma naissance. Deux ans plus tard sort l’immense « Innuendo » qui préfigure déjà la tragédie qui se produit peu après l’enregistrement : des morceaux sombres mais terriblement intenses comme « Innuendo » ou l’inoubliable « The Show Must Go On » sonnent comme le testament d’un Freddie Mercury qui se savait déjà condamné. « The Show Must Go On », le spectacle doit continuer, comme s’il voulait nous laisser ce message, à ses millions de fans, qu’il quitte définitivement le 24 novembre 1991, le lendemain de son aveu au public de la maladie qu’il cachait depuis des années, le Sida.

Diagnostiqué depuis déjà 4 ans, Freddie Mercury ne vivait pas publiquement sa maladie, alors qu’il aurait pu arrêter sa carrière pour des raisons évidentes de santé, Freddie ne se laisse jamais faiblir et donnera toujours le maximum, que ce soit dans la musique (il était souvent impliqué dans l’écriture des textes) ou pendant les concerts où il est époustouflant de vivacité. Son grand intérêt pour l’opéra le fait changer de registre le temps d’une chanson, « Barcelona » en duo avec la cantatrice Monserrat Caballé, le pousse à nous montrer une fois pour toutes sa voix exceptionnelle, jonglant entre le rock pur et l’opéra des plus sophistiqués. D’autant plus poignant que cette chanson a été enregistrée en 1988, Freddie était donc déjà malade… Il apparaît alors tiraillé entre cette volonté de vivre et la conscience d’être condamné : c’est le message que fait passer le clip de « I’m Going Slightly Mad » où on le voit maigri, le maquillage accentuant ses traits de plus en plus fatigués, laissant présager une période sombre du groupe.  Pourtant jamais il ne laissera entrevoir son extrême faiblesse.

Une vie exemplaire marquée par l’excellence, l’amour de la musique et la liberté de vivre comme il l’entend. Assumer publiquement son homosexualité était à l’époque de Freddie tout sauf anodin, ce qui lui a attiré d’ailleurs de nombreuses foudres, et, aujourd’hui encore dans beaucoup de commentaires homophobes nauséabonds sur youtube. Toute sa vie, son éclectisme s’est reproduit sur sa musique : son amour pour l’opéra nous a donné « Bohemian Rhapsody », de son intérêt pour les films de Fritz Lang résulte le magnifique clip de « Radio GaGa » (qui inspirera une certaine Stefani Germanotta) et un côté plus trivial, attachant s’exprime avec la chanson « Delilah », dédicacée à son… chat !

Une forte personnalité qui, même plus de 20 ans après sa mort, brille encore au firmament des stars parmi les plus grands de notre monde. Inégalé et immortel. N’est-ce pas exactement ce qui fait une légende ? …

À propos de Greta

Française (de papiers), Allemande, Québécoise et Suisse de coeur qui a mangé l'ironie et l'humour (périmé) avec la cuillère. Manie la langue et la culture allemande comme les mecs manient l'hélicobite. J'aime les épinards, la littérature française et regarder "Confessions Intimes". J'aime pas la guerre, le racisme et la croûte des gâteaux.

Publié le 2 août 2012, dans Bouillon De Culture, Monidole, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. 😀
    C’est l’idole absolue de ma maman, qui est très très heureuse d’avoir bu un verre avec lui et ses collègues dans les années 80 (même si elle a rien pu lui dire, l’anglais et elle…) x)

    Du coup elle et moi on a mouru de rire quand on a vu ce tableau du XVIIe dans une expo : http://www.mba.tours.fr/uploads/Externe/af/PIE_IMAGE_2_68_1329820481.jpg
    Si on penche la tête pour le voir droit, je trouve trop que Saint Sébastien ressemble à Freddie dans ses dernières années *-)

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  2. Génial l’article 🙂 J’aime beaucoup Queen et ma chanson préférée c’est I want to break free ^^

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  3. Super article !
    C’est aussi l’idole de ma meilleure pote du coup je l’ai découvert grâce à elle! Je le trouve vraiment fascinant quand je le vois en vidéo, et sa voix est dingue. J’aime beaucoup « You’re ma best friend » maiiiis ma chanson préférée reste Bohemian rhapsody, je la connais par coeur , je le trouve FOLLE.

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