10 conseils contre le stress des exams

Ça y est, l’échéance arrive à grands pas et c’est maintenant que Monsieur Stress a décidé de sortir de sa tanière pour venir troubler votre période d’intenses (si si !) révisions. Mains moites, jambes flageolantes, difficultés à respirer, papillotement de la paupière, trou de mémoire, estomac noué, nausées… ces symptômes, vous les connaissez bien. Et pour cause, c’est le moment du bac et autres examens.

Que vous les enviez, les filles qui arrivent à l’examen complètement détendues et parfaitement prêtes à démarrer l’épreuve, avec une zénitude qui vous énerve. Pour éviter que vous provoquiez un crêpage de chignon en règle, voici deux trois conseils qui pourraient vous être utiles.

1. Réviser intelligemment

La première chose à se demander est : qu’est-ce qui vous stress ? Ne pas être à jour dans les connaissances ? Manquer de matière pour répondre aux questions ? Tomber sur un sujet que vous ne maitrisez pas ?  Stop ! Arrêtez de paniquer et dites-vous que vous n’êtes pas toute seule dans ce cas ! Malgré le plus grand sérieux et la meilleure volonté du monde, il est généralement impossible de tout boucler dans les temps. Alors pas la peine de se lancer dans d’ultimes révisions d’envergure, ni de gémir parce que « Mon Dieuuuuu pourquoi il y a cinquaannnnnnnnnte pages de socio ? Et trente-sept en histoire ?! Je déteste les profs, c’est nul ! ». Plutôt que de passer des heures à gémir, consacrer chaque jour une demi-heure à la lecture des cours anciens et une heure à celle des leçons récentes. Une prise de notes et des petits entraînements pratiques et le tour est joué ! Après quoi, vous aurez l’autorisation d’aller faire les magasins pour vous détendre les neurones.

2. Anticiper et maîtriser

Le stress se définit non seulement comme un état d’esprit mais encore comme le résultat de circonstances déroutantes. Il se manifeste dès lors que se produit un bouleversement dans les habitudes, donc pour un examen : lieux différents, horaires différents, visages différents… Ce serait plus simple de passer son bac dans son lit ! Pour éviter d’arriver la tête enfarinée et de découvrir que vous n’êtes pas au bon lycée, mieux vaut s’informer. Modalités et conditions des écrits ou oraux, attentes du jury, organisation des déplacements, faire la liste des papiers et du matériel nécessaires, récapituler les tâches à accomplir et SURTOUT de tirer bénéfice des erreurs commises aux concours blancs… Votre stylo bleu est tombé en panne sèche et vous n’en aviez pas prévu d’autre ? Prenez-en trois pour assurer le coup ! Vous aviez oublié votre carte d’identité ? Emportez votre passeport et votre carte dans votre sac !

3. Communiquer

Vous venez de prendre un bain, de dépenser 400 euros en sacs et vêtements et vous en êtes à votre troisième tisane nuit tranquille mais rien n’y fait, les angoisses sont toujours là et vous vous imaginez en train de vous faire laminer par votre examinateur. La meilleure solution est d’en parler.  Tranquillement, essayer d’aller chercher réconfort et conseils auprès de votre maman, de votre chéri(e), de Glory-Box ou même de votre chat (bon, okay, niveau conseils, il n’est peut-être pas le mieux placé mais bon… !). En gros, distribuer votre stress comme un cadeau (empoisonné) quitte à laisser éclater sa colère, dire ses quatre vérités à un proche, donner libre cours à ses larmes… Après la pluie, le beau temps : vous vous sentirez soulagée, comme après une séance d’une après-midi de bouddhisme !

4. Bien manger

On ne le dira jamais assez : bien manger, c’est la santé ! Et bien pour une fois, écoutez votre grand-mère et mangez sainement. Au risque de paraître vieux jeu, limitez la consommation de café, de tabac, d’alcool et méfiez-vous des pilules médicinales supposées calmer les nerfs ou stimuler l’intelligence. Le menu « performance » contient lui des fruits et légumes frais (au moins deux à chaque repas et en cas de fringale, une pomme vaut mieux qu’un carreau de chocolat !), des sucres lents (pâtes, riz, céréales : le repas de l’étudiant, en somme), du poisson ou des viandes grillées ainsi que de l’eau (vous savez, cette chose étrangement transparente ?!). Attention, pas de régime draconien non plus, vous risqueriez d’être fatiguée. Quelques petits ajustements suffisent : dites à maman de cuisinier moins de plats en sauce, oubliez les boissons gazeuses sucrées et sautez sur les crudités et les yaourts. Natures, évidemment. En période d’examen plus que jamais, les trois repas par jour sont indispensables, pris assis à table, au calme, en mastiquant consciencieusement pour faciliter la digestion. Le petit-déjeuner représente un moment essentiel. Il comprend soit un jus de fruit soit un fruit, un produit laitier et l’équivalent de 50 à 75 grammes de pain beurré. Le déjeuner et le dîner ne se remplacent pas par un sandwich avalé à la hâte entre un bouquin d’éco et un exercice de maths. Ils servent de pause, s’envisagent comme des instants de répit.

Mais après une dure journée de labeur, un petit carré de chocolat, une bonne glace, un morceau de saucisson ou une généreuse part de pizza remontent toujours le moral !

5. Bien dormir

L’adage « métro, boulot, dodo », aussi désagréable soit-il, devrait être votre devise en ce moment. En deçà de 6 à 8 heures de sommeil par nuit, le corps souffre d’un manque de sommeil et le manifeste : frissons, vue brouillée, migraines, pertes de mémoire… Mettez un frein aux révisions tardives ou trop longues dans la matinée (plus de 4 heures, c’est trop !). Si vous rêvez que votre salle d’examen prend feu ou que tous les autres candidats se moquent de vous parce que vous ne savez pas répondre, c’est peut-être la faute à vos grasses matinées qui se poursuivent dans l’après-midi, aux dîners trop copieux que votre maman fait pour vous faire plaisir ou aux jeux vidéos, films violents ou à la musique endiablée sur laquelle vous vous défoulez le soir qui vous empêchent de vous endormir avant minuit… et provoquent des cauchemars. Mais la solution existe et elle peut paraître draconienne pour certaines d’entre vous (hé oui, c’est dur la vie étudiante) :  lever aux alentours de 7 heures, même le week-end, afin de prendre le pli, et coucher aux alentours de 23 heures dernier délai. Quitte à faire votre petite mémé et à vous reposer entre midi et deux. Quant aux insomniaques chroniques, mettez de côté vos somnifères et allez dormir chez votre arrière-grande-tante qui aura forcément une infusion de tilleul-camomille, un verre de lait au miel ou un bain chaud agrémenté d’huiles essentielles à vous donner.

6. Se détendre

Vous passez le bac dans quoi ? Quelques jours ? Quelques heures ? Hey, respirez ! Votre vie ne s’arrête pas à l’examen. Pensez à autre chose ! Et pour ça, rien ne vaut un quart d’heure de promenade, de lecture ou de télévision, une séance de cinéma entre amis ou  une journée à la campagne. Seul ou entre copain, aérez-vous la tête et investissez vos neurones ailleurs que dans votre dissertation de français.  Attention, la passion pour le théâtre, la danse, la musique, la photographie, la mode, le dessin ne doit pas pour autant empiéter sur la préparation des épreuves. Le mot d’ordre est : Equilibre ! Il n’y a pas de mal non plus à rêver, paresser, « s’ennuyer », oublier la réalité, s’évader en laissant vagabonder son esprit et s’imaginer déjà pilote de chasse ou grande avocate à la CPI. Et n’oubliez pas, riez ! Ne pas rire est dangereux pour l’équilibre psychique ! Quand vous riez votre organisme produit des endorphines, un opiacé naturel. Grosso modo, c’est grâce à elles que l’on se sent bien quand on rigole. En période d’examen programmez-vous une bonne comédie à regarder entre amis ou n’importe quel divertissement que vous appréciez. Cela vous détendra et vous permettra de vous sentir mieux… le temps d’une soirée.

© Chaunu

7. Faire du sport

Si je vous le dis, c’est bien parce qu’il le faut parce que si c’était que de moi… Faites du sport. Défoulez-vous, dépenser votre surcroît d’énergie, oxygéner votre cerveau. Pas la peine de courir un marathon ou de traverser la Manche à la nage mais quelques mouvements de gymnastique, quelques brasses à la piscine, une dizaine d’étirements devant son bureau suffisent à faire travailler autre chose que la tête.

8. Inventer sa méthode personnelle de relaxation

Et surtout, on ne le dira jamais ça mais chacun à sa propre manière de gérer son stress. Certaines feront la vaisselle et le ménage quand d’autre s’étendront dans le noir au son de leur chanson préférée ou frapperont cinq fois sur leur punching-ball (on a dit punching-ball, pas l’ex de votre copain ou le voisin qui joue de la batterie à deux heures du matin). À chacun de trouver ce qui le relaxe vraiment puis d’organiser son propre rituel.

9. Être à l’aise le jour de l’examen

Tel un sportif de haut niveau qui s’échauffe avant un match ou l’acteur qui se concentre avant le lever de rideau, vous devez vous mettre en condition. Interdiction de s’éparpiller en discussions animées avec des camarades devant la porte de la salle d’examen. Préférez la bulle protectrice et imperméable à toutes les rumeurs et affirmations de dernière minute. Cela vous évitera les coups de stress quand vous entendrez que « c’est un texte de Voltaire qui va tomber » et que vous n’avez révisé que Beaudelaire… Mieux vaut aller aux toilettes, se rafraîchir, faire quelques pas, écouter une dernière fois son MP3. Si la panique monte à la lecture du sujet, le remède le plus efficace reste de fermer les yeux et se masser les tempes en respirant par grandes bouffées. Et de suivre quelques règles simples : lire les énoncés en évitant de céder à la paranoïa (des pièges ne se cachent pas forcément partout) ; vérifier le barème des questions (vous ne vous souvenez plus de la définition d’une oxymore ? Tant pis, vous perdrez 0.5 point mais en gagnerez 4 en trouvant à quelle question essentielle ces textes posent-ils sur le jeu des acteurs) ; répartir le temps consacré à chaque question, en réservant cinq à dix minutes pour la relecture ; commencer par les questions qui semblent faciles ; faire un plan et, surtout, le respecter! ; ne pas revenir en arrière ni changer de raisonnement en cours de route, faites comme vous le sentez ; se relire et rendre sa copie sans aucun regret. Et, évidemment, cultiver son stress.

10. Respirez !

Notre respiration naturelle n’est pas suffisante pour l’oxygénation maximale de notre organisme. Quand le stress nous envahit, les muscles de l’abdomen se contractent, les battements du cœur sont plus rapides, nous respirons plus difficilement. La respiration abdominale détend les muscles, calme notre organisme et apporte une meilleure oxygénation. C’est l’anti-stress naturel idéal ! Comment faire ? Fermez les yeux. Inspirez lentement par le nez en gonflant l’abdomen. Puis, expirez doucement par la bouche. Renouvelez une dizaine de fois le cycle. En moyenne, vous devez effectuer 6 à 8 cycles par minute. Le bien-être est immédiat ! Pensez-y devant votre copie…

Et si malgré tout ça, nous êtes toujours comme un boule de nerfs, je n’ai plus qu’à vous donner le numéro de portable de Bouddha.

Publié le 17 juin 2012, dans Société, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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