Les beaux gosses 1930-1960

Le beau gosse n’est pas une invention marketing de l’Hollywood des années 1990 pour vendre des films au scénario douteux. En effet, le beau gosse sur les écrans est un argument de vente depuis bien plus longtemps, depuis toujours en fait ! On le sait tous, la beauté ouvre plus de portes, permet de réussir plus facilement et attise la fascination. En clair il semblerait que l’on réussit socialement plus facilement en étant beau ou belle. Cet article n’a pas pour but de rendre compte de ce phénomène latent présent dans nos sociétés mais plutôt de voir le verre à moitié plein en se rincant l’oeil sur les beautés masculines passées que nous, enfants du nouveau millénaire avons manqué d’admirer sur grand écran. Voici donc une petite sélection de ces hommes qui ont fait chavirer le cœur des femmes (et des hommes !) entre les années 1930 et 1960. N’hésitez pas à partager ce recueil de photos à vos grand-mères et mères adorées. Toutefois, pour vos mamies chéries évitez le mail et favorisez une version papier : nous ne sommes pas tous des génies de l’informatique.

Clark Gable

Dans les années 1930 Clark Gable est la vedette d’un nouveau pan de l’histoire du cinéma : le parlant. On peut retenir La belle de Saïgon en 1932 de Jean Harlow où la belle s’éprend d’amour et de fascination pour le personnage de Clark ou encore New York-Miami de Frank Capra en 1934. D’ailleurs ce film et notamment une scène où Gable se met au lit et enlève sa chemise, dévoilant un torse nu, aurait eu une influence sur la mode masculine de l’époque et les ventes de sous-vêtements masculins auraient considérablement baissé à la suite de New York-Miami. Il faut dire qu’à l’époque rare étaient les hommes qui ne portaient pas le marcel sous leur chemise. Plus tard il deviendra célèbre pour toujours et à jamais avec Autant en emporte le vent, de David O. Selznick, en 1939.

Cary Grant

Cary Grant, autre acteur phare des années 1930 (et au-delà), sera la source d’inspiration pour Ian Fleming qui créa le personnage de James Bond : merci à son côté séducteur et son bon goût en matière de vêtements. L’American Film Institute l’a classé comme étant le deuxième « acteur de légende » du cinéma. Il devient très vite un acteur indépendant, l’un des premiers à l’époque (les studios de cinéma tenaient alors les acteurs sous contrat pour 5, 10, 20 films) et c’est à ce moment-là qu’il devient l’homme de légende que l’on connait aujourd’hui. Il tournera d’ailleurs dans plusieurs films d’Alfred Hitchcock (Rien ne sert de courir, Soupçons, Les enchainés, La mort aux trousses) et restera le seul acteur masculin que le réalisateur saura apprécier durant son existence.

Dans les années 1940 et 1950 de nouvelles vedettes masculines prennent possession du grand écran : Jean Marais pour la France, Marlon Brando, James Dean et Kirk Douglas pour les Etats-Unis. Jean Marais débute au théâtre au début des années 1930. Il rencontre en 1937 Jean Cocteau qui lancera réellement sa carrière. Ils devinrent rapidement amants et ne cachèrent jamais leur relation malgré l’époque peu opportune pour avouer son homosexualité. Il commencera à jouer pour le cinéma dans les années 1940 avec Les chouans ou encore Ruy Blas et Aux yeux du souvenir. 1946 marque son interprétation culte et contre emploi de la bête dans l’adaptation du conte La Belle et la Bête. Jusqu’à la fin des années 1950 Jean Marais resta dans le registre intellectuel mais en 1959 il accepte de tourner Le Bossu avec Bourvil et sa célébrité prend un nouveau tournant : il devient connu et admiré du grand public et plus seulement des intellectuels.

Jean Marais

Marlon Brando est considéré comme une star hollywoodienne mais surtout comme sex-symbol du cinéma américain des années 1940-50 aux côtés de Greta Garbo, Marilyn Monroe ou encore Lousie Brooks. En plus d’avoir une plastique de rêve qui faisaient fantasmer toute femme au foyer des années 40 aux Etats-Unis, Marlon Brando était connu pour son implication dans le combat pour les droits civiques en Amérique et notamment pour la reconnaissance des droits des Afro-américains et Amérindiens. Dans Un tramway nommé Désir d’Elia Kazan en 1951 Marlon Brando s’impose comme sex-symbol vivant et redéfinit les critères de la beauté masculine pour le restant du XXème siècle. Il incarne l’image idéale de la jeunesse américaine avec les cheveux blonds, les yeux bleu et la carrure d’athlète.

Kirk Douglas, acteur des années 1950 et 1960, excelle dans tous les genres du cinéma : la comédie avec Au fil de l’épée ou encore dans les Western avec Règlement de comptes à O.K Corral ou dans les drames (La vie passionnée de Vincent Van Gogh). Il fait parti des acteurs qui ont le plus marqué les publics et il reste encore aujourd’hui la légende vivante de l’âge d’or d’Hollywood. Son contrat avec la Warner au début des années 1950 lui permet de séduire bon nombre de stars féminines comme Rita Hayworth. Il joue dans La vallée des géants, dernier film avec la Warner avant de devenir acteur indépendant et de, quelques années plus tard, créer sa propre maison de production – Bryna – et produit La rivière de nos amours qui rencontre un succès. Avec La vie passionnée de Vincent Van Gogh il est poussé à la limite de la schizophrénie pour entrer dans l’âme torturée du peintre. Il est, en outre, le père d’un autre sex symbol : Michael Douglas.

Kirk Douglas

James Dean débute sa carrière en tournant dans une pub pour le Pepsi-cola. Son génie dramatique est cependant révélé avec le personnage de Cal Trask dans A l’est d’Eden et James continue dans sa lancée avec La fureur de vivre et Géant (son dernier film puisqu’il meurt en 1955). Il réalisera une prise avec Paul Newman encore méconnu à l’époque pour l’audition d’A l’est d’Eden. Il fut nommé dans la catégorie du meilleur acteur dès son premier rôle au cinéma et fut récompensé deux fois post-mortem. Suite à la sortie du film La fureur de vivre, grand nombre d’adolescents ont idéalisé James Dean et l’ont considéré comme la représentation parfaite de leur mal-être à l’époque. Elvis Presley, autre grande star des années 1950 connaitra par la suite avoir été influencé par James Dean, comme James Dean le fut par Marlon Brando. Petite polémique néanmoins (et désolée si je vous brise le coeur) : James Dean aurait été un homosexuel avéré sans jamais l’avoir médiatisé. Dur pour nous.

James Dean

A la fin des années 1950 et durant la décennie 1960 une nouvelle tripotée de blonds aux yeux bleus (après celle des années 1940-50) envahissent le cinéma américain. Paul Newman ou encore Steve McQueen sont les nouveaux icônes masculins du cinéma. Paul Newman n’est pas seulement le Butch Cassidy comique dans Butch Cassidy et le Kid (aux côtés de Robert Redford, 1969) qui réveille une femme en chantant à dos de bicyclette, ni seulement un acteur oscarisé ou encore un réalisateur, il est également un homme engagé qui développe une marque de produits alimentaires (Newman’s Own) dont les bénéfices sont versés à des organismes de charité pour les enfants. Il aide financièrement des centres pour les toxicomanes et alcooliques et organise des camps de vacances pour enfants atteints de cancer (maladie dont il décédera quelques décennies plus tard). Il joue un rôle important dans la lutte contre la drogue avec fondation Scott Newman créée avec sa femme à la mémoire de leur fils mort d’une overdose. Il est également engagé dans la lutte d’Harvey Milk pour le droit des gays. C’est également un fan des courses automobiles et en plus de créer une écurie en 1978 il remporte la deuxième place des 24 heures du Mans 1979 aux côtés de Rolf Stommelen et Dick Barbour.

Paul Newman

Ce sont les rôles anti-héros qu’incarne Steve McQueen qui font de lui une icône de la contre-culture américaine qui lutte contre la guerre du Vietnam. En 1974 il est déclaré la star la mieux payée du cinéma au monde. Contrairement aux autres acteurs cités ici qui se font connaître dans un premier grand rôle au cinéma, Steve est remarqué et se hausse à la tête des personnes les plus connues des Etats-unis avec son rôle dans la série Au nom de la loi (1958-1961). Il obtient en 1958 son premier grand rôle au cinéma avec Danger planétaire. Dans les années 1960 McQueen devient l’homme le plus convoité de sa génération et tourne avec John Sturges qui révèle l’acteur au monde des cinéphiles. En 1963 il tourne dans La Grande évasion et suggère l’une des séquences restée mythique par la suite: l’évasion en moto. Aujourd’hui on se souvient surtout de lui comme un bon pilote de course automobiles et plusieurs personnages de films portent son nom ( le personnage Flash MacQueen dans Cars par exemple).

Steve McQueen

À propos de Sunsh

Soignante à plein-temps, brunch-addict, coureuse des montagnes de l'après-midi, fétarde de la nuit et globetrotteuse continuellement.

Publié le 25 mars 2012, dans Bouillon De Culture, Ciné, et tagué , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 8 Commentaires.

  1. Vous avez oublie tyrone power qui comme james dean n’a pas pu nous livrer toute l’etendue de son talent car lui aussi nous quitta prematurement

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  2. Comme Nebulae. Par contre j’aurais aussi rajouté mon chouchou moi : Errol Flynn 😀

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  3. james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean james dean !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Pardon.

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  4. Bonne sélection qui aurait été encore plus parfaite avec Gregory Peck
    http://griselidis.tumblr.com/post/10325268419

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  5. aaaaaah James Dean & Paul Newman!

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  6. Et Gregory Peck ???

    (ha oui je plussoie à bloc pour Delon ♥ d’ailleurs son fils miam ♥)

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  7. Oh Greta t’abuses ! Ryan Gosling est tout ce qu’il y a de plus sexy au monde ! (presque)

    Ca m’a donné envie de me replonger dans les Hitchcock ! (Cary Grant)
    Sinon un qui était BG aussi, Alain Delon dans les années 60. Mais mon premier love comme dirait notre cher TP, c’est Di Caprio dans Titanic, trop mignon.<3

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  8. Greta_garbo

    Comme bogoss du cinéma des années 30 y’a Jean Gabin aussi!
    Y’a pas à dire, c’était mieux avant, ils avaient du chien les stars, pas comme les Robert Patinnson ou autre Ryan Gosling Machintruc.
    Un commentaire sponsorisé par la mamie gâteuse de la rue des Acacias.

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