Archives Mensuelles: février 2012

10 trucs à faire un 29 février

Ca n’arrive que tous les 4 ans, autant marquer le coup.

1. On peut fêter dignement l’anniversaire de son petit frère au lieu de le traumatiser en lui disant que jusqu’à preuve du contraire, cette année, il n’existe pas. Ou de lui sortir le 28 que son anniversaire, c’est demain, et le 1er mars que son anniversaire, c’était hier. C’est drole mais ça coute cher en séance chez le psy.

2. On peut demander un mec en mariage. S’il refuse on aura même une compensation : 12 paires de gants, pour couvrir notre main non baguedefiancaillée de la honte. Enfin ça marche que si on est en Ecosse. Et que si on vit au XIXème siècle aussi.

3. On peut acheter « La Bougie du Sapeur », le journal le moins rentable du monde puisqu’il ne sort que le 29 février. En trente ans, neuf numéros sont sortis. On peut s’y abonner cela dit : 100€ le siècle. Lire la suite

Il faut que je parle

Crédit Mallory Pérot

Glory Box a recueilli le témoignage anonyme d’une jeune femme qui avait besoin de parler. Découvrez son histoire.

« Dépression, anorexie, mutilation, excès en tous genres… Je suis passée par là.

J’ai de toute façon des antécédents : mon père est depressif et dans sa famille, le suicide est une coutume, chacun essayant de trouver un moyen d’aller mieux, sans y parvenir, s’enfonçant tous davantage dans ses problèmes. Voilà ma base.

Mes parents ont divorcé quand j’avais 8 ans et demi. J’ai une petite soeur qui avait 4 ans à cette epoque. Ma mère avait notre garde et nous allions chez notre père un week end sur deux. Comme tant d’autres.
Peu après le divorce, ma mère nous a présenté son nouveau copain. Je trouvais cela très prématuré, et commençais, toujours à 8 ans et demi, à comprendre que ma mère avait trompé mon père, chose que ce dernier n’a d’ailleurs, pas tardé à confirmer. Nous sommes ainsi, ma soeur et moi, devenues le traditionnel tampon d’enfants de divorcés, mon père essayant coute que coute de nous monter contre ma mère et son pas si nouvel amour.

Si bien que quand mon père nous a annoncé qu’il s’en allait au Mexique pour plusieurs mois, je me suis sentie abandonnée au milieu de personnes que je ne supportais pas. Lire la suite

Curb your enthusiasm

Ben Stiller, David Schwimmer, Mel Brooks, Julia-Louis Dreyfuss, Alanis Morissette, Jason Alexander, Jerry Seinfeld, Martin Scorsese, Dustin Hoffman, Martin Short, Shaquille O’neal, Sacha Baron Coen, Michael J. Fox, Rosie O’Donnell. Oui, je commence cet article de la façon la plus putassière et racoleuse qu’on puisse imaginer, en citant pêle-mêle plusieurs des prestigieux guest-stars s’étant déjà pris la tête avec Larry David, inconcevable anti-héros de la série comique la plus folle de ce vingt-et-unième siècle, Curb Your Enthusiasm. Lire la suite

La prostitution étudiante

Le 1er février, Elles, le film de Malgoska Szumowska, sortait sur certains de nos grands écrans. Interdit aux moins de 12 ans, le film de nous raconte l’histoire d’une journaliste, interprétée par Juliette Binoche, qui découvre un phénomène très actuel : la prostitution étudiante. Focus sur une activité en pleine croissance.

« Jeune étudiante de 20 ans propose de vous accompagner en toute discrétion, pour un peu de compagnie, de discussion et de détente », « étudiante française blanche 1M65 56KG propose de passé un agréable moment en ma compagnie, demande une discrétion de votre part », « Je suis Charlotte, jeune étudiante parisienne de 22 ans. Je cherche à faire quelques rencontres pendant mes vacances… Je mesure 1m68 pour 52kg. Je suis mignonne, douce, coquine…bref tout ce que vous recherchez ! ». Il m’a fallu moins de cinq minutes pour trouver des dizaines d’annonces de ce type sur Internet. Des jeunes filles, toutes étudiantes, qui proposent leurs services à des hommes. Selon le syndicat Sud étudiant, 40 000 étudiant(e)s se prostitueraient en France pour financer leurs études. En langage étudiant, on appelle ça de « l’escorting ». C’est-à-dire de l’accompagnement individuel et personnalisé. Normalement, le rapport sexuel n’est pas partie intégrante de l’escorting. Chez les étudiants, la réalité est souvent différente. Elles travaillent dans des bars à hôtesses, des agences d’escort girls, comme masseuses ou femmes de ménage. D’après l’Observatoire de la Vie Etudiante, 45 000 étudiants vivent dans une situation de grande pauvreté et 225 000 peinent à financer leurs études. Résultat : pour payer leur loyer, financer leurs études ou bien « gagner » leur argent de poche, elles seraient de plus en plus nombreuses à faire commerce de leur corps. Lire la suite

Mon idole : Angelina Jolie

Angelina Jolie, c’est d’abord un visage : des yeux immenses, des lèvres outrageusement charnues et accessoirement, une plastique impeccable. C’est aussi un personnage troublant, insondable, qui ne laisse jamais indifférent. Elle inspire parfois la haine, la jalousie, et bien souvent la fascination voire l’obsession. Une femme imposante, une actrice impressionnante, détentrice d’un Oscar et capable d’être au générique d’un film d’action comme Salt et d’y endosser un rôle d’abord prévu pour… Tom Cruise.

Oscars 1996, avec son père John Voight

Mais sous le glamour lisse des images en papier glacé, se cache une véritable complexité. Quand, à 11 ans, la jeune Angelina Jolie Voight, fille des acteurs, alors divorcés, John Voight et Marcheline Bertrand, décide de devenir elle-même actrice et de se lancer dans le mannequinat, tout n’est pas si simple. A cette époque, elle porte un appareil dentaire et des lunettes, et fait souvent face aux moqueries de ses camarades. Son mal-être et son manque de confiance en elle font vite d’elle une marginale, marginalité cultivée par sa passion pour les couteaux, la sang et la mort. Peu réjouissant.

A 14 ans, elle quitte le domicile de sa mère pour vivre avec son petit-ami punk. Elle se teint alors les cheveux en rose, porte du noir et a pour hobby la mutilation. Au même moment, elle abandonne ses lunettes, son appareil et se lance dans le travail de mannequin. Une revanche sur son image qui lui permettra de regagner confiance en elle et de retourner au théâtre pour interpréter son premier rôle : celui d’une dominatrice allemande. Mais son malaise perdure, et sa confiance joue au yo-yo. Lire la suite

Qui est la It-Girl ?

La it-girl ?

– « une fille qui fait beaucoup la fête »
– « quelqu’un qui connaît plein de monde »
– « une fille avec du style, et auxquelles les autres filles s’identifient ».

Une it-girl, c’est tout ça à la fois.

Une fille qui capte l’air du temps et l’exhale, au point d’en devenir une icône : des années 20, on retient les flappers ou garçonnes, des années 60 les beautés dérangées gravitant autour des groupes de rock de l’époque : groupie comme Pamela des Barres ou mannequin comme Twiggy… La it-girl est donc avant tout une fille qui attire, qui a ce truc, ce je-ne-sais-quoi, it, d’hypnotisant, auquel on ne peut pas résister. Elle déclenche des coups de foudre. Sa a simple façon d’être fait fantasmer et suscite un désir frénétique.

Ou, comme l’écrivait Elinor Glyn au début du xxème siècle, « le it est cette qualité possédée par certains individus et qui attire tous les autres comme une force magnétique. Avec le « IT » vous conquérez toutes les hommes si vous êtes une femme, et toutes les femmes si vous êtes un homme. (…) Celui qui possède le «IT» doit absolument ne jamais manquer d’assurance et doit avoir un sex-appeal magnétique qui est irrésistible.» Vaste programme.

Séductrice, attirante, pétillante…  on ne s’étonnera pas de retrouver la it-girl dans le milieu de la fête. La it-girl pourrait être essentiellement réduite à un autre trope, la party girl, voire à la pro du scandale: avant toute chose, elle sait faire parler d’elle. Grâce à sa retombée médiatique, les multiples photos qui paraissent d’elles, la it-girl est aussi essentielle à l’industrie de la mode: elle stimule la passion et des milliers voudraient être elle car sa vie, en apparence du moins, a l’air pour le moins facile. On n’est pas it-girl sans être connue, sans avoir des admirateurs, jusqu’à être copiée.  Est-ce à dire que le seul avenir de la condition féminine c’est l’imitation et la consommation ? Revenons aux fondamentaux, qu’est ce que ce IT opérant comme un charme ensorcelant ?

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Les séries de la honte

Parce que même si le bon goût est comme une seconde nature ici à Glorybox, on ne regarde pas pour autant uniquement Treme, Six Feet Under, ou Twin Peaks, bref des séries à l’esthétique assurée, qu’on n’a pas peur de balancer dans les dîners les plus mondains pour signaler à notre interlocuteur la finesse de notre capital culturel et à quel point on maîtrise nos références. Il y a aussi les séries qu’on matte… en secret. Ou presque. Car ne reculant devant aucun tabou, un fait étant un fait, Raïda, Greta et moi même partageons aujourd’hui avec vous nos séries de la honte.

Raïda kiffe les feux de l’amour

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Portrait: Meryl Streep

A l’occasion de la sortie prochaine de The Iron Lady où Meryl Streep tient le rôle de Margaret Tatcher, Glory Box revient sur le parcours et la vie de cette grande dame qui tourna aux côtés de Robert Redford et Clint Eastwood, entre autres. Meryl Streep a été dix-sept fois nominée aux Oscars, loin devant tout le monde, et elle retire par la même occasion le record du plus grand nombre de récompenses détenu jusqu’alors par Katharine Hepburn. Qui a dit qu’il fallait être une bombe sexuelle en puissance à peine majeure pour être la convoitise de tous les réalisateurs et être l’objet d’adulation du public ? Retour sur une femme qui s’est imposée dans le monde du cinéma international à tout points de vue.

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The Kinks

J’ébaucherai cet article par une révélation fracassante : ce mois de février 2012 ne célèbre aucun anniversaire relatif à la carrière des Kinks qui justifierait un article sur ce groupe pop cinquantenaire. Enfin, si, un : il y a un an, Ray Davies, leader du gang, déclarait une reformation imminente et… Oui, bon, tout le monde s’en fout. Ne faites pas semblant, les reformations n’intéressent personne, et surtout pas moi !

(Mon compte en banque tient à témoigner : je me rappelle bien avoir raqué pour un concert des Stooges, des Pixies et de NTM ces dernières années, alors entendre HeLiuM snober les reformations,  ça me fait bien marrer. Ha ha.)

Oui, bon, ce que je voulais dire avant d’être grossièrement coupé dès mon premier paragraphe, c’est que l’actualité des Kinks étant inexistante, je n’ai aucun angle d’attaque, aucun prétexte pour parler ici de leur musique, de leur musique que j’aime profondément, et c’est bien embarrassant. Ces derniers temps, les Kinks ont eu une importance colossale dans ma propre vie : depuis des mois, ils ont tout simplement rythmé mes journées, toutes mes journées, quasiment sans exception. Oui, The Kinks, le vieux machin né en 1964, l’éternel numéro quatre des sixties anglaises, (après les Beatles, les Stones et, pfff, les Who…) qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, je ne suis plus à un anachronisme près. Les Kinks, vous les connaissez, on les chante même chez la Nouvelle Star ! Girl, you really got me now… Qui ? Steeve Estatoff ou Julien Doré, je ne sais plus trop, mais si cela vous intéresse vraiment, je vous invite à chercher sur Google et à arrêter de lire cet article. (NDLR : Helium on dit pas ça aux lecteurs d’un blog, c’est mauvais pour les statistiques) Lire la suite

J’ai jamais…

« Arrête de t’la péter, arrête de t’la péter, parce que toi t’as eu ton bac…
arrête de t’la péter, arrête de t’la péter,
le jour où tu l’as passé, t’avais mis une jupe… »
Voici quelques choses que je n’ai pas faites et je m’en porte quand même bien, ca va.

1.    Je ne me suis jamais reconnue dans la plupart des series, et ça va, je suis toujours en vie
Sans déconner, les gens de la Warner Bros et tout ça, merci pour “Dr House” et autre “Scrubs”, mais nous servir autant de pseudo-drames pseudo-réalistes, était-ce une bonne idée?
Chaque semaine, TF1 est le responsable d’un torrent de larmes sur toute la France, d’inondations lacrymales à forte dominance féminine. le coupable : “Grey’s  Anatomy” et ses phrases de fin à mettre Michou sous anti-dépresseurs. Parfois, elles se retrouvent en statut facebook le lendemain, agrémentées, bien sûr, d’un coeur “<3” histoire d’être sûre que ça ne manque pas de dramatisme. Sauf que moi, elles me parlent pas, peut-être pour la simple et bonne raison que Meredith fait plus chier qu’autre chose?

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