The Lady de Luc Besson

Si Luc Besson a réalisé The Lady, c’est avant tout parce que Michelle Yeoh est venu le chercher. Touché par l’histoire de l’opposante Birmane Aung San Suu Kyi, femme forte et obstinée, détentrice du prix Nobel de la Paix 1991, Luc Besson offrira en retour à Michelle Yeoh son plus grand rôle. C’est avec talent qu’elle a travaillé sa ressemblance avec l’Orchidée de Fer, qu’elle a d’ailleurs rencontré pour préparer le tournage.

Selon les exigences de Luc Besson, producteur de blockbusters devant l’éternel, l’histoire et le destin politique d’Aung San Suu Kyi, de son combat pour la liberté et la démocratie dans le régime militaire birman, se transforment en drame grand public. Le récit se trouve évidemment bénéficiera d’une intrigue amoureuse, et sera dramatisé par l’importance que prend, dans le film, l’histoire d’amour qui lie l’héroïne à Michael Aris – professeur d’histoire de l’Asie à Oxford (rôle tenu par David Thewil, qui interprétera aussi avec justesse le rôle de son frère jumeau, Anthony) : un amour dépeint comme inconditionnel et renforcé par la lutte qu’il mènera à ses côtés.

On fera parfois l’impasse sur les détails, s’autorisant quelques approximations sur le déroulement des évènements : le scénario retravaillé afin de garantir émotions et images fortes, fera de Suu une icône – forte, belle, élégante et étonnamment gracieuse, sa seule faille réside dans l’amour qu’elle porte à sa famille, qu’elle ne fera pourtant jamais passer avant son devoir envers son pays. Une icône bienfaisante qui, tout simplement, fédère une population,  affronte un méchant abruti et superstitieux, fait face à des soldats en joue et en sort indemne. Pourtant, le personnage l’affirme elle-même : elle n’est pas à l’aise avec l’idée de devenir une sainte, une femme idéale.

Sortie le 30 novembre, le film manque d’un an la libération tant attendue d’Aung San Suu Kyi. Mais son combat à elle continue, et ce film constituera une bonne occasion de mettre un coup de projecteur sur la situation en Birmanie et rappeler aux spectateurs la cause d’Aung San Suu Kyi pour la liberté.

À propos de Rookie

Débutante.

Publié le 2 décembre 2011, dans Bouillon De Culture, Ciné. Bookmarquez ce permalien. 3 Commentaires.

  1. Il me fait envie aussi, il a l’air d’être très touchant (et les paysages qu’on entre-aperçoit ont l’air fabuleux…)

    J'aime

  2. Je ne savais pas du tout que Luc Besson préparait un film sur cette femme. Je connais son parcours et son combat seulement par les actualités donc je n’en sais que très peu et ce film me donne envie.

    J'aime

  1. Pingback: Portrait: Meryl Streep « glorybox

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :