Archives Mensuelles: novembre 2011

Y’avait quoi au ciné en novembre?

Séance de rattrapage express sous forme de top 3 pour celles qui n’ont pas eu le temps d’aller au cinéma ce mois-ci.

3) Time Out (In Time), d’Andrew Niccol.

Sorti le : 23/11/11

Avec : Justin Timberlake, Alex Pettyfer, Cillian Murphy.

Synopsis : Dans un futur assez proche, afin d’éviter la surpopulation, le temps est devenu la principale monnaie. Dans ce contexte les riches peuvent acheter leur immortalité, tandis que les pauvres sont obligés de négocier.

L’avis : Après de jolies réussites (Bienvenue à Gattaca, Lord of War) Andrew Niccol s’essaie à la science-fiction. Même si l’idée de base était bonne et prometteuse, le résultat est décevant. On nous parle d’un futur proche mais rien de plus n’est indiqué dans le film : libre à chacun d’imaginer le pourquoi du comment. Même si Justin Timberlake nous prouve encore une fois qu’il est autant acteur que chanteur, il ne parvient pas à sublimer le scénario et ses répliques. L’histoire est bancale, le casting un peu trop tapageur, les effets spéciaux franchement pas à la hauteur. Les scènes d’action sont les seuls moments intéressants du film, même si elles sont basées sur quelque chose de répétitif. J’aurais aimé un peu plus de scènes de braquages par exemple, où l’humour second degré m’a bien fait rire. Les promesses de la bande-annonce n’ont pas été tenues, la déception est grande. Une suite est envisageable, j’espère qu’elle rattrapera le premier volet !

La note : 2/5

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Diane Arbus : la parade des monstres

Diane Arbus est une des plus grande portraitiste du XXème siècle, si ce n’est la plus grande, pour avoir révolutionné l’univers du portrait en peu de temps et finalement, peu de photos. Le travail qu’on lui connait le plus est celui exposé en ce moment au Jeu de Paume : les freaks, les monstres, les marginaux, les transformistes, les bêtes de cirque, au bistrot, à la fête foraine ou chez le coiffeur, et qu’elle immortalisait de manière frontale, brutale, directe, sans mise en scène ni sucres ajoutés.

Diane Arbus grandit dans une famille d’origine juive d’Europe de l’Est et extrêmement aisée. Son père, David, est un commerçant fructueux et goûte à tous les luxes de la vie : appartement immense, chauffeur, gouvernantes pour chaque enfant, autant de signes extérieurs de richesse que Diane s’efforcera d’effacer toute sa vie : « Je suis née tout en haut de l’échelle, et toute ma vie, je l’ai dégringolé aussi vite que j’ai pu« .  Si Diane rejette autant ses origines, c’est peut être parce que l’argent n’apporte effectivement pas le bonheur : pendant que son père travaille et se pavane, sa mère est dépressive et d’une froideur à faire palir un iceberg. Pour autant, enfants et parents sont tous sensibilisés à l’art : papa est un honnête peintre amateur, Howard, le frère, est un poète estimé qui gagnera un prix Pulitzer, et Renée est sculpteur. Diane est la plus douée des trois, mais la plus fragile aussi : elle se pose 1000 questions, n’est sure de rien, et même si ses capacités la distingue, elle renonce à faire des études universitaires.

A la place, Diane tombe amoureuse :  elle rencontre Allan Arbus à 14 ans et ils se marient 4 ans plus tard. C’est ensemble qu’ils commencent la photo. Lire la suite

Je veux épater mes parents

C’est leur anniversaire, ils rentrent d’une journée de travail éreintante, ils ont veillé jusqu’à 5h du matin pour : vous aider avec vos cours – vous consoler d’un chagrin d’amour – parce que que vous aviez oublié vos clefs avant de sortir, toutes les occasions sont bonnes pour cuisiner pour vos parents, et au passage : leur en mettre plein la vue et qu’ils cessent de raconter à qui veut l’entendre que de toutes façons, vous ratez même la cuisson des pâtes ! Deux menus donc, pour nourrir, et épater, vos parents !

Gaufre au panais – champignons – comté

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J’irai dormir chez vous: Brest.

Alright, une de nos glory-boxeuses chéries, a bien voulu jouer les guides quelques instants pour me parler d’une ville où elle a vécu et qu’elle semble apprécier encore aujourd’hui: Brest. Je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir sa vision de la ville bretonne.

– Brièvement comme décrirais-tu Brest ?
Brest c’est la dernière ville avant l’Amérique. A l’Ouest, tout a l’Ouest, au bout de la Bretagne. Brest, c’est 142 000 brestois qui sont fiers de l’être. On dit souvent qu’il n’y a que les Brestois qui aiment leur ville, car ici, on est avant tout Brestois, avant d’être breton. Et on la défend notre ville, quand tous les autres la critiquent. Oui, Brest c’est moche, oui a Brest tout est gris : son ciel, ses façades, le teint de ses habitants. Oui Brest c’est des montées, des descentes, des ponts, des rives, un centre ville qui fait 2 rues, mais 2 rues de 3 kilomètres de long chacune. Mais Brest, ce n’est pas que ça, c’est aussi des plages, des parcs, des centres commerciaux, un club de foot, des bars et des boites. Brest est une ville sur laquelle on peut poser chaque jour, selon notre humeur, un nouveau regard. Lire la suite

Amélie Nothomb

Un chapeau sur la tête, 20 romans à son actif et toujours habillée en noir, pas de doute, nous parlons bien d’Amélie Nothomb. L’auteur belge a sorti son vingtième livre cet été : Tuer le père, aux éditions Albin Michel.

Amélie Nothomb dédicaçant un ouvrage lors du Salon du Livre de Paris le 14 mars 2009.

J’ai découvert Amélie Nothomb grâce à son neuvième roman, Stupeurs et Tremblements, prix de l’Académie Français en 1999. C’était l’une de ces lectures obligatoires pour la seconde. Tout le monde l’a détesté ; je l’ai adoré. Lire la suite

Monidole : Alexander Mcqueen

Le dernier portrait d’Alexander McQueen, par Steven Klein

Le créateur Alexander McQueen nous a quitté le 11 février 2010 – déja -, mettant fin à ses jours et à mes espoirs de le voir un jour fouler du pied un catwalk après un de ses merveilleux défilés. Je suis d’accord, les deux enjeux ne sont pas comparables, mais quand même : je suis bien triste. McQueen était de ceux capablesde réconcilier n’importe qui avec la haute couture : loin de la prétention des collections pour grand mères liftées, chacune de ses saisons passait comme une exposition mouvante, un tableau de maître fluctuant, car celui qui reçut à 4 reprises le prix du designer britannique de l’année ne dessinait pas des vêtements, mais des oeuvres d’art.

Alexander McQueen est né en 69 (excellent cru comme chacun sait). Fils d’un chauffeur de taxi et d’une prof de sciences sociales, le jeune Lee (de son premier prénom) est le petit dernier d’une fratrie de six enfants, un milieu modeste qui n’augure habituellement pas de fulgurantes carrières dans la mode. Mais à force de faire des robes pour ses soeurs, le démon fashion s’empare de son avenir : il quitte l’école à 16 ans et commence son apprentissage chez des tailleurs et des costumiers de théâtre, à l’origine de sa capacité phénoménale à parfaitement couper des vêtements. Comme on se lasse de tout, même de tailler des costumes à Gorbatchev et au Prince Charles, McQueen rentre à la célèbre Central Saint Martins College of Art and Design. Celui qui n’était alors qu’un tailleur anglais voit son destin basculer.

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Mon album de merde préféré… P!ATD

J’ai connu pendant l’adolescence une (pour être honnête, des) périodes d’égarement musicale. Celle dont je vais vous parler n’est pas vraiment un égarement honteux. Simplement, un égarement improbable. Un de ceux qu’on omet « malencontreusement » de mentionner dans son parcours. Un de ceux, pourtant, qu’on ne regrette jamais vraiment.

C’était en 2005 ou 2006, une époque, si je me rappelle bien, où je découvrais vraiment internet. Notamment la plateforme Radio Blog Club (qui sombre aujourd’hui dans l’oubli…). De playlists en playlists, je découvrais chaque jours de nouveaux titres, plus ou moins étrangers, plus au moins récents… jusqu’au jour où je suis tombé sur ça: Lire la suite

Monidole : James Dean, la jeunesse éternelle.

Figure emblématique du cinéma américain et devenu une légende après sa mort, James Dean fait partie de la liste des Grands du monde culturel à s’être éteint au tout début de sa carrière. En effet, à l’aube de ses 25 ans, James rejoignit Marilyn Monroe, Jayne Mansfield, Patrick Deweare, Gérard Phillipe et Romy Schneider entre autres.

Plus jeune acteur de l’époque à entrer dans la prestigieuse Actor’s Studio, Jimmy (n’est-ce pas mignon ?) souhaite améliorer ses capacités à s’approprier un personnage et ne faire plus qu’un avec. Comme beaucoup d’acteurs, il commence par faire du théâtre dans sa petite ville natale, Fairmont, soutenu par sa mère et le pasteur et docteur James De Weerd qui semble lui avoir donné le goût des pratiques artistiques et notamment la comédie. Habité par une grande soif de reconnaissance, le jeune homme en veut toujours plus et quitte rapidement la ville pour tenter sa chance à New York. Il parvient à figurer et même obtenir un rôle plus important dans quelques séries B, la plupart du temps grâce aux relations qu’il entretient avec le réalisateur Rogers Brackett. Lire la suite

Ta gueule !

Aujourd’hui un article dédié à l’une des seules phrases au monde plus promptes à être pensées qu’à être dites, le fameux « ta gueule », déclinable en « ferme ta bouche », « pouet-pouet camembert » et autres « ta bouche ». Ce sentiment où plus un mot n’est tolérable, où on ne souhaite que le silence pur et dur, les oiseaux qui sifflent, la rivière qui coule, les papillons qui volent et les vaches qui chient. Mais juste plus aucune voix humaine.
Et comme tout le monde a au moins prononcé ou dit cette phrase, il vaut donc la peine de laisser quelques paragraphes sur ce moment de frustration.

1. Ta gueule!

On l’a tous vécu. 7h30 du matin, dans le bus, en hiver, il fait froid, les places assises sont occupées depuis au moins la première station par des vieux visiblement pas au courant qu’ils sont en retraite (alors pourquoi se lever aussi tôt ???), les yeux dans le vide, le teint Guy Georges et la perspective de 8h de cours dont 4 de philo. Déjà de quoi pousser 70% de mes lectrices au suicide, mais non, quand y’en a plus, y’en a encore : un gamin, 3 ans environ,  visiblement réveillé (lui au moins) pousse des cris stridents qui ne veulent rien dire, si ce n’est « je suis un gamin et je veux faire chier ». Et tout le monde, réuni par une télépathie à la « We are the world », pense fort, très fort « MAIS TA GUEULE !!! ». Mais ! Mais. Problème. Tout le monde le pense, mais ne dit rien. Car.
Hypothèse numéro 1 : En cas de « ta gueule » impossible à réprimer, le gamin, apeuré par cet ordre braillé tel un nazi, crie de plus belle, en plus de la mère scandalisée par cette impolitesse.
Hypothèse numéro 2 : En plus de ça, une femme (en formation d’auxiliaire puéricultrice) s’indigne d’une telle antipathie et dit adorer les cris de cet enfant, mais les cris d’un enfant c’est tellement meuuugnoooon.
Hypothèse numéro 3 : hit combo = Elles sont plusieurs.
Vous êtes donc foutue, félicitations. Lire la suite

De l’importance d’avoir une belle robe

Mariage de notre meilleure amie, soirée de l’ambassadeur Ferrero Rocher, remise de prix, nouvel an ou soirée à thème : autant de raisons pour qu’une fille digne de ce nom ait dans son placard au moins une belle robe.

Je sais ce que vous allez me dire : le gros problème des soirées bien sapées, c’est le prix que l’on va mettre dans une robe que l’on va ne porter qu’une fois. Voilà pourquoi nos chères amies les actrices se font prêter des robes de plus ou moins grandes marques (selon leur notoriété) lors des prestigieuses soirées de gala auxquelles elles sont invitées. Mais c’est sans compter le bonheur d’investir dans une belle robe, une belle robe dans laquelle on se sentira au top, la belle robe qui nous rendra fière, même quand on la regardera pendue dans notre placard. Ca, c’est MA belle robe, j’en ai qu’une c’est vrai, mais elle déchire. On ne la sortira que peu, pour les grandes occasions, on l’accessoirisera différemment au fil du temps et des modes qui passent, elle nous servira de baromètre et sera notre robe « test », celle dans laquelle on rentre quand on est dans notre poids de forme, et puis les années passeront. Les années passeront, on ne la remettra peut être plus mais quel bonheur elle fera lorsque notre fille, puis notre petite fille, la découvriront dans un placard et la garderont jalousement comme la prunelle de leurs yeux. Pour elles, ce sera porter une belle robe, la fierté en plus : « elle appartenait à ma mère / à ma grand mère« .

Mais assez palabré : place au textile.

JE VEUX DU CLASSIQUE

Vous êtes une jeune fille bien sous tout rapport, vous avez un gout résolument classique et n’avez pas peur de porter des cols claudines : il vous faut une robe classique.

JE VEUX DU SEXY

Attention : chez Glory Box on est sexy, mais jamais pute ! Qu’on se le dise ! Lire la suite

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