Crazy Stupid Love : la comédie de la rentrée (de l’année)

La rentrée ça fait chier, c’est bien connu. On retournerait bien sur la plage, on recommencerait bien les mojitos au petit dej, on aurait bien gardé notre bronzage et on décapiterait bien notre patron. Et comme tout cela restera de l’ordre du fantasme inassouvi, il ne nous reste qu’une solution pour continuer à rêver : le cinéma.

Débutons donc notre thématique Ryan Gosling (à la fin du mois de septembre, le meilleur acteur du monde n’aura plus de secrets pour vous) avec une comédie intelligente (ce qui ne se voit plus beaucoup) : Crazy Stupid Love, du duo de réalisateurs Ficarra / Requa déja responsable du truculent I Love You Phillip Morris sorti il y a deux ans. La force du film ? Un casting aux petits oignons : un Steve Carrel comme on l’aime, hilarant sans jamais en faire des caisses, une Julianne Moore qui à peine ses yeux brillants déclenchent un torrent de larmes des votres (des miens en tous cas, marry me Julianne Moore), un Ryan Gosling à contre emploi, qui s’avère évidemment drôle et fin mais qui surtout assume enfin sa monstrueuse bogossatitude (mec c’est pas parce que tu es le meilleur acteur du monde que tu ne dois pas travailler ton bronzage), une Emma Stone adorable en girl next door trop raisonnable et enfin une globuleuse et super flippante Marisa Tomei. Ce casting parfait se met au service d’une histoire sexy et très intelligemment menée, le tout ponctué d’un humour irrévérencieux (forcément, Steve Carrel est dans la place). Le film est si brillamment écrit qu’il se paie le luxe de ne même pas éviter les clichés, préférant rentrer de plein fouet dedans et de laisser ses très lucides acteurs s’en dépatouiller tout seul en soupirant tout haut : « What a cliché« .

A 40 ans Cal (Steve Carrel) mène la petite pépère du citoyen américain lambda : femme, enfants, boulot désespérément fixe, costumes trop grands et new balance. Le jour où sa femme Emily (Julianne Moore) le trompe et le quitte plus ou moins (vous connaissez les femmes, jamais sures de rien), Cal réalise qu’il n’a plus rien : il passe ses soirées à parler tout seul de son rival et de l’éthymologie du mot cocu, bourré à la vodka cranberry accoudé à un bar où personne ne le voit. Personne, sauf Jacob Palmer (Ryan Gosling) passé maitre en l’art du social, de l’apparence et des relations sexuelles. Cal rappelle bizarrement quelqu’un à Jacob, et le voir s’abimer avec une boisson de filles lui fait mal : il décide de le prendre en main. Opération reconstruction des bourses de Cal, c’est parti.

Evidemment cette transformation donnera lieu à nombres de situations inattendues (qui s’attend un jour à coucher avec une gentille maîtresse d’école le jour / nymphomane hystérique la nuit ? personne), tout comme les amours tourmentés du fils de Cal, Robbie (le parfait petit Jonah Bobo) qui assume parfaitement et avec une sincérité candide se faire choper par sa baby sitter en train de se pougner sur sa photo. Oui madame. Et si vous n’êtes pas encore convaincues d’aller voir Crazy Stupid Love dès sa sortie (aujourd’hui), je sors l’artillerie lourde : les abdos de Ryan Gosling. OUI MADAME. AOUCH, ARE YOU PHOTOSHOPED ???

À propos de Aime Pi

-  C'est  tout  c'que  vous  trouvez  à  dire  ?                                                                                                                                            -  Ouais.  Allez  vous  faire  foutre.

Publié le 14 septembre 2011, dans Bouillon De Culture, Ciné, et tagué , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 8 Commentaires.

  1. Bon allez, pour les abdos, je vais y aller.
    Non sans déc, j’en ai entendu du bien et il me semblait bien qu’il y avait un article sur GB qui parlait de ce film du coup je suis bien tentée, je vais voir s’il passe encore quelque part!

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  2. Je l’ai vu il y a quelques jours, et franchement, ça se laisse regarder, j’ai même ri par moments. Gros kiff pour le moment épique dans le jardin, là j’ai vraiment ri.

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  3. Je l’ai pas encore vu non plus, mais il est dans « la liste des films à voir » – j’adore Steve Carrell depuis que je l’ai vu dans The Office !! Merci pour l’article qui me rappelle (et me confirme!) mon intention d’aller le voir !

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  4. Je l’ai vu et franchement, la photo lui rend pas honneur.
    C’était sympa et pas trop niais.

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  5. bof c’est vraiment moralisateur et cliché à la fin… tout en ayant le strict contraire au début.. .

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    • C’est triste je trouve de voir de la morale et du cliché dès qu’une histoire se termine bien. C’est aigri en fait à mon sens comme point de vue. Le cliché est justement subi par Steve Carrel dans le film, c’est ça qui est drole, quant à la morale, c’est un peu fort, on est loin de 7 à la maison.

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  6. #devantlaphotodesabdos: ah ouais quand même !
    Il me tente fort bien, bien bien bien. Juste pour la scène avec la baby-sitter.

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