Archives Mensuelles: septembre 2011

Les sénatoriales, kesako ?

Ça a fait la Une des journaux hier : le Sénat a subi la vague rose ; il est passé à gauche. Ça ressemble à un évènement dans le microcosme politique français mais certaines choses vous échappent ? Pas de panique, je vais tout vous expliquer !

Mais le Sénat, à quoi ça sert ?

Oui, c’est vrai, la moyenne d’âge au Sénat tourne autour de 75 ans. C’est pas pour autant qu’il faut s’en désintéresser. Le Sénat est créé en 1795 sous le nom de Conseil des Anciens (sic !). Il est passé par différentes appellations : Chambre des Pairs sous la monarchie (on pouvait alors la comparer à la Chambre des Lords britannique), Sénat sous la IIIe République, Conseil de la République sous la IVe pour finalement redevenir le Sénat en 1958 avec l’instauration gaullienne de la Ve République. Peu importe le nom qu’on lui donne, le Sénat joue un rôle de régulation de l’Assemblée Nationale. Concrètement, il contrôle et amende les lois que lui envoie l’Assemblée Nationale. Depuis la réforme de juillet 2003, les sénateurs sont élus pour un mandat de six ans et non plus neuf, renouvelable par moitié, c’est-à-dire qu’il y a des élections sénatoriales tous les trois ans, pour renouveler à chaque fois la moitié des sénateurs. Ces deux chambres forment le Parlement et se réunissent en Congrès pour servir d’appui au Président de la République en activité.

Lire la suite

Voyages : des glory-boxeuses racontent !

Vous faire partager mes quelques voyages c’est bien, mais élargir le cercle des voyageuses c’est mieux ! Parce que vous aussi, petites glory-boxeuses, vous voyagez et avez des choses à dire : j’ai donc mené une petite interview auprès de trois d’entre vous qui ont voyagés dans des endroits exotique. Pour vous, Etoya, Greymalkin et Thunder ont accepté de revenir sur leurs voyages passés pour vous en faire part.

– Ta plus belle destination ?

Etoya : Le Tadjikistan. Mais je ne vais pas développer, parce que je pourrais en faire un roman. Simplement, c’est un pays magnifique, les gens sont magnifiques, les paysages sont incroyablement beaux, la lumière est fascinante, et l’expérience que j’y ai vécue était plus qu’incroyable (j’ai travaillé sur le tournage d’un film à gros budget). Voila, je ne m’en remettrai jamais. (Allez au cinéma le 2 novembre.)

Le Tadjikistan

Le Tadjikistan

Lire la suite

Greta vs l’honnêteté : qui gagne ?

Etre honnête, ça sert à rien et ça pue du cul. Voilà. Ca pue du cul, et ce, même avec tous les Febreze et déodorants Scholl du monde.

Je vous rassure tout de suite, comme beaucoup d’entre nous, j’ai été élevée par une mère qui m’a inculqué la politesse très vite. Ayant été par le passé une fille bien trop sage, que les profs et les parents adoraient, je faisais preuve de la politesse la plus exagérée, celle qui m’interdisait de dire ce que je pensais, que j’emmerdais en vrai pas mal de mes profs et que les compliments rouillés me couraient sur le Géant Vert. Je me suis mise alors à l’édulcorer ma politesse, à laisser place à l’honnêteté, la mentalité de mon pays d’adoption l’Allemagne ne facilitant pas les choses : en effet, les Allemands sont connus pour être directs et francs.

Je commençais donc à ne plus rien cacher, à ne plus garder mes propos pour moi, en bref, du putassier pur et dur. Être honnête, c’est assez facile en soi, il suffit d’ouvrir ses sept portes du chakra, avoir un peu de confiance, enlever le string, ou tout bêtement de laisser son cœur parler. Respirez un bon coup et criez fort (enfin, pas trop, pas que le voisin entende, pas envie de porter la responsabilité d’une guerre de voisins, je ne m’appelle pas Julien Courbet tout de même) : « Non, ton gamin n’est pas mignon avec sa couche constamment pleine, s’il mesurait pas 70 cm on dirait qu’il à 65 ans », « Ta robe te fait plus ressembler à Sim qu’à Sandra Bullock », « Oui je t’ai trompé et alors ? Lui au moins, il m’a offert des Schokobons ». Ca fait du bien, non ?

Lire la suite

Restless, l’infinie délicatesse de Gus Van Sant

Gus Van Sant revient avec ce qu’il sait faire de mieux : brosser des portraits d’adolescents troublés, cassés par la vie ou comme dans Restless, par la mort.

Annabel n’a pas encore connu ses premières amours qu’elle doit déja affronter le pire : un cancer, provoquant chez elle une soif de vie qu’elle risque fort de ne jamais étancher. Enoch a quitté l’école et assiste à des enterrements de personnes qu’il ne connait pas, et pour cause : la seule personne qu’il tolère désormais c’est Hiroshi, ancien pilote kamikaze de l’armée chinoise, mort pendant la seconde guerre mondiale. Un fantome comme seul confident, et un secret enfoui dans un mutisme têtu.

Bande annonce.

Lire la suite

Les blondes au cinéma dans les 60’s

Après avoir parlé des Manic Pixie Dream Girl et de la femme de chambre, nous poursuivons notre investigation des « tropes » du cinéma : ces personnages clichés que l’on retrouve d’un film à l’autre, cette fois-ci avec un gros morceau : les blondes !

Autant dire tout de suite que l’article ne compte pas être exhaustif – les blondes au cinéma, ça ne veut rien dire tellement il y en a eu, en fait on pourrait (presque) aussi bien dire que les blondes ont fait le cinéma, tant la blondeur est associée à Hollywood. Pour autant, au risque d’être partiale et d’en oublier un tas, cela semble valoir le coup que de se demander qui sont ces blondes, devenues cultes, qui feront tourner la tête des hommes, et teindre celle des femmes – et qui permettront d’écouler les stocks de teintures de la firme américaine Clairol, la première marque de cosmétique à commercialiser un produit qui permettait de devenir blonde chez soi, sans aller chez le coiffeur, quitte à se détruire la chevelure.

Parce qu’il faut bien débuter notre enquête quelque part, commençons par les origines : les sixties !

Lire la suite

L’art d’accommoder les restes

On a déjà parlé des bento il y a quelques mois, mais, reconnaissons le, cet article là ne prenait pas en compte une donnée majeure : qui a envie d’aller faire les courses tous les jours, en ayant plein de restes dans le frigo à la fin de la semaine ?

C’est pourquoi cet article relève un petit défi, celui de réaliser, à partir de quelques ingrédients, 5 repas différents, bref de quoi nourrir les étudiantes affamées que nous sommes, ou sur le pouce à la fac, ou le soir pour se faire un vrai dîner cuisiné, mais simplement, sans finir la semaine avec une demi-conserve de maïs et un morceau de chèvre desséchée qui se battent en duel ! Et, parce qu’on pense vraiment à tout sur Glory-Box, et qu’on vous sait débordé, on s’est imposé une règle : pas plus de 10 ingrédients dans notre panier – de quoi passer à la caisse rapide au supermarché !!

Alors, 5 repas différents et équilibrés à partir de seulement 10 ingrédients est-ce possible ? Verdict dans la suite de l’article…

Lire la suite

Crazy Stupid Love : la comédie de la rentrée (de l’année)

La rentrée ça fait chier, c’est bien connu. On retournerait bien sur la plage, on recommencerait bien les mojitos au petit dej, on aurait bien gardé notre bronzage et on décapiterait bien notre patron. Et comme tout cela restera de l’ordre du fantasme inassouvi, il ne nous reste qu’une solution pour continuer à rêver : le cinéma.

Lire la suite

Tumblr : à quoi ça sert ?

Après Skyblog, Myspace, Facebook et Twitter, voici Tumblr ! Si aux Etat-Unis Tumblr a connu une grande ascension dès sa création en 2007 pour atteindre les quelques 6,6 millions d’utilisateurs en 2010, il faudra attendre février 2011 pour que nous, chers francophones, obtenions une interface en Français. Il n’y a donc plus de raison de ne pas s’y mettre et connaître la fierté ressentie lorsque quelqu’un reblogue un de vos billets. Je sais ce que vous allez me dire : « Super, c’est bien beau tout ça, mais pourquoi Tumblr et pas une autre plate-forme de blogs ? Qu’est ce qui change ? » : je vais donc vous répondre en quelques points, ceux là même qui font de Tumblr une interface si singulière.

Lire la suite

Monidole : Kate Bush, la sorcière du son

Je pourrais aborder Kate Bush en prenant le mythe par son commencement : son enfance en Angleterre dans la bien nommée ville de Bexleyheath, sa formation de danseuse, de mime, sa famille prompte à encourager le talent de la jeune, très jeune Cathy… Mais Kate Bush plus qu’une histoire c’est une sensation, un remède, une mythologie, une magie. Sa musique parle à l’âme de ceux qui veulent bien l’entendre, tant et si bien que la presse la surnomme bientôt « la sorcière du son« , et plutôt que de la décrire avec des mots qui seront forcément trop pompeux, je préfère la partager avec vous.

Préambule

En tant qu’enfant chérie des années 80, je connaissais Kate Bush comme tout le monde : la conteuse étrange de Wuthering Heights, la folle dingue de Babooshka, la rêveuse de Running up that hill. Et puis j’ai traversé, comme tout un chacun certainement, un épisode difficile, une sensation de vide infini, de murs lisses contre lesquels on glisse, de chute inexorable vers le néant, quand tout et n’importe quoi nous traverse et nous heurte, jusqu’à en perdre le plus basique : respiration, expiration.

Il est des gens qui dans de telles situations s’engagent dans l’humanitaire, pour se heurter à la vie, voient un psy, écrivent des livres. Je ne saurais plus dire comment je suis tombée sur l’album Never For Ever de Kate Bush et surtout sa 11ème piste : Breathing. Lire la suite

Yoü And I – Le succès des clips de Lady Gaga

Un look improbable, des musiques pop qui restent dans le crâne, des duos méticuleusement choisis, des fans partout dans le monde et des clips originaux : Gaga est armée jusqu’aux dents.

Le cas Yoü and I

Le 18 août dernier, c’est avec le clip Yoü and I réalisé par son chorégraphe Laurieann Gibson (qui a travaillé sur Judas) que Lady Gaga a encore fait parler d’elle. Retour sur ce qui y fait le buzz en 6 minutes et 22 secondes.

Springfield, Nebraska, autrement dit le trou du cul des Etats-Unis. Une route déserte, entourée de champs, une silhouette sombre et robotique fait son apparition. C’est évidemment la reine de la pop, qui vient de faire une sacrée trotte puisque ses chevilles sont en sang. Elle s’écroule devant une camionnette de glaces et une personne (de sexe indéfinissable) lui tend une poupée. A l’opposée, on la retrouve cette-fois ci tout de blanc vêtue, en robe de mariée, accompagnée d’un charmant jeune homme qui se veut être son futur époux. Et puis naturelle et puérile dans un champ de maïs, elle apparaît pâle, les lèvres fades.

Lire la suite

%d blogueurs aiment cette page :