Archives Mensuelles: juin 2011

Qui sont les « manic pixie dream girls » ?

Le terme “manic pixie dream girl” (tentative de traduction : lutine onirique et givrée ?) a été épinglé par un journaliste du drôlissime Onion, Nathan Rabin, en 2005 pour qualifier le personnage que joue Kirsten Dunst dans Elizabethtown. Mais en fait, à y regarder de près il semble que la « manic pixie dream girl » soit un trope : un personnage caractéristique, typique, qu’on retrouve dans plusieurs films différents. La preuve.

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Vanity ensoleillé : pour être belle toute l’été !

Pour cet été, je vous ai concocté un panier d’été pour vous protéger du soleil et bronzer tout simplement sans abimer votre peau et à moindre frais! Tous les produits que je vous ai mis sont maintenant en soldes et dans les boutiques genre Nocibé/Séphora/Yves Rocher/Kiko etc… Lire la suite

Je veux nourrir mes copains à un pique-nique !

L’été c’est bien sûr la saison des maillots de bains, des départs en vacances, des fêtes d’exam et… des pique nique ! Des pique nique pour célébrer, des pique nique pour glander, des pique nique pour bronzer ! N’importe quelle occasion est bonne pour transférer le dîner solennel sur une pelouse, un champ ou une plage. Tout ce qu’il faut c’est un peu d’organisation et des recettes adhoc !

Sortez les canotiers, les jacquettes et les montre goussets, voici des recettes pour un pique nique super retro. Ca pourrait être des recettes héritées de votre grand-mère Simone, vous pouvez leur inventer l’histoire que vous voulez, toujours est-il que pour nourrir vos copains qui aiment manger tradi’, qui n’ont que faire de manger des capucines macrobiotiques et préfèrent des valeurs sûres ça fonctionnera bien.

Un pâté en croûte (glamour!)

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Mon premier cours de danse

Et pourtant moi et la danse, ça fait quarante-douze. Mon premier et dernier échec en matière de danse remontait au début des années 2000, les années Janet Jackson au milieu de la savane, et une Greta qui s’essayait au modern-jazz. J’ai fui lorsque la chanson choisie pour le spectacle de fin d’année était une des Enfoirés.

Le lieu du crime était le centre de fitness au beau milieu de la ville, où les clients peuvent bouger leur cellulite en admirant les étudiants aux têtes de Guy George, éreintés par des heures assis à un TD soporifique, allant vers l’université. Ils nous envoient tout au bout du centre et nous arrivons dans une salle que je ne connaissais que de « Un, dos, tres »: le sol en parquet scintillant et glissant, trois milliards de miroirs pour contempler ma dégaine de docker en robe bleue à pois blancs – j’avais eu la très bonne idée de mettre une robe à un cours de danse – mes futurs compagnons d’apprentissage avaient donc la possibilité de lancer les paris sur la couleur de ma culotte avant une rotation (La Française des Jeux n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet). Puis la salle se remplit, et au lieu d’Espagnols fougueux comme Pedro et Enrique, nous tombons sur des Allemands, la trentaine, les chaussures orthopédiques bio (!!) aux pieds et autant de sex appeal qu’Edouard Baladur. Les filles, certaines accompagnées de sacs de randonnée, chose plus que normale ici bas, semblaient avoir confondu le cours de danse avec celui de trekking.

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Carnet de voyage: quand la province analyse Paris

Les aéroports ne sont plus vraiment un secret pour moi (disons que paradoxalement, selon moi on se repère plus aisément à l’aéroport Charles de Gaulle que dans le réseau de métro parisien), d’ailleurs, les turbulences en avion ne suscitent, chez moi, aucune attaque type ongles sauvagement enfoncé dans ce qui était le bras de mon voisin. J’ai aussi déjà vu des araignées aussi grosses que ma main -même si, soyons honnête j’ai une main d’un gosse de 12 ans. En fait, tout simplement on pourrait dire que j’ai déjà vécu, mais Paris, la capitale de mon doux petit pays m’est aussi inconnue que les quelques milliards de chiffres après la virgule qui constituent le chiffre pi.

C’est  à 17 ans que je pars pour la première fois à Paris et, bien sûr, j’ai déjà, dans ma tête d’adolescente, moultes idées sur ce qu’est Paris. Les films américains nous font croire que Paris est la ville des amoureux, je n’ai jamais compris pourquoi ! Il y a donc pas plus de personnes qui s’aiment à Paris qu’ailleurs dans le monde ? Merde alors, si je veux trouver l’amour je me suis trompée de région. Il n’y a que dans Minuit à Paris que la ville est si enchanteresse. On aura beau attendre au pied d’un cloché, aucune voiture datant d’une époque lointaine ne viendra nous montrer Paris sous un autre angle que celui du XXIème siècle, le Paris de la mondialisation, des musées bondés, du stress qu’occasionne chaque voyage en métro et, bien sûr, saupoudré du snobisme des intramuros.

Il ne s’agit pas de lancer une gue-guerre entre provinciaux et parisiens mais seulement de constater quelques faits que, peut-être vous parisiens, vous ne semblez pas remarquer… Lire la suite

Rendez-nous la nouvelle star !

Voilà un an maintenant que la nouvelle star a été remplacée par X Factor, télé crochet jumeau qui avait révélé Susan Boyle en Angleterre, si c’est pas une bonne raison de l’importer en France alors je ne sais pas ce que c’est.

Après avoir fait le deuil des premiers jurés Katché et James (oui parce que Dove Attia quand même on s’en fout), nous avions du dire au revoir aux funky Sinclair et Prince, au culte Manoeuvre, à l’insubmersible Manoukian et à l’insupportable Lio. Et de nous dire qu’après tout, quiconque nous débarrassait de Lio était un peu notre ami.

MONUMENTALE ERREUR : grâce à X Factor, aujourd’hui, nous regrettons Lio. Mon royaume pour le tatouage coquelicot vomis de Lio, sa frange studio line, même ses culottes intempestives et sa connerie abyssale, mon royaume pour tout ça. Lire la suite

A la découverte de Bollywood

Bollywood est la deuxième plus grande industrie cinématographique du monde. Sa notoriété s’étend de par le monde, petit à petit. Mais si pour vous Bollywood n’est qu’un cinéma chantant et saturé en couleurs, je vous invite à découvrir trois films seulement, pour ainsi faire partie de ceux qui savent que non, Slumdog Millionnaire, ce n’est PAS du Bollywood.

Le cinéma indien est fortement touché par le piratage. Il est même fréquent de retrouver sur les marchés la version DVD des films sortis le jour même. En France, c’est à peu près la même chose. On retrouve souvent pour un prix dérisoire (2 à 5€), des versions piratées des films indiens, parfois très mal sous-titrés. Bien que très longs (2 heures, voire 4 heures) les films indiens se consomment sans modération. Ils racontent le plus souvent le déroulement d’une histoire d’amour impossible, pleine de tournants, et toujours ponctuée de chansons et de danses. Important aussi, les films indiens de nos jours semblent être restés bloqués dans l’entre 1980-1990, avec leurs semelles compensées, les couleurs vives de leur survêts et le port encore admis de la salopette.

Pour mieux connaître Bollywood, il suffit de regarder (selon moi), trois films:

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La lutte contre le stress des exams

Les fleurs éclosent, l’été est presque là, les températures montent, on enterre les gants et les écharpes… malgré cette ambiance légère, le mois de juin annonce quelque chose de bien moins agréable: les examens (et rattrapages). Collégiennes, lycéennes, étudiantes, vous allez toutes y passer.

Le stress se manifeste différemment pour toutes, et cela reste toujours très glamour: mains moites, nausées, vomissements, diarrhées, maux de ventre, maux de tête, hypertension, taticardie, insomnies, dépression…

Rassurez-vous, il y a d’autres remèdes que les yaourts Activia. Moi-même étant une grande stressée, j’ai décidé de mener une investigation sur les moyens de combattre le stress.

Les traitements médicamenteux

Je n’aime pas trop ça mais après une visite chez le médecin, c’est généralement vers cette voix que vous allez être dirigée. Il existe les fameux anxiolytiques qui à la longue créent un effet d’accoutumance et de dépendance, les benzodiazépines (atchoum). Ils sont efficaces car assez puissants: très rapidement vous allez vous sentir moins angoissée, mais cette sensation risque vite d’être suivie par une très grande fatigue. En effet, les anxiolytiques sont également prescrits pour les personnes ayant des troubles du sommeil. A éviter en conditions d’examens, ce serait dommage que vous dérangiez vos camarades en ronflant grassement et en laissant en prime une belle auréole de bave sur votre copie. De plus, ils ont souvent des noms un peu barbares qui ne donnent franchement pas envie d’en parler entre copines: Tranxene, Valium, Lexomil, Rivotril, Xanax…

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Françoise Sagan, mon amour

Françoise Sagan disparaît en septembre 2004, au moment où j’entre en khâgne. Je m’en souviens précisément. Son nom, évidemment, m’était familier, Sagan, comme le beurre de Normandie et les abricots du Roussillon, c’est la France carte postale, une image d’Epinal, mais au fond, je ne la connais pas vraiment et je suis surprise du déferlement médiatique que son décès engendre : pendant un week end on ne parle que de ça. De Françoise, de ses scandales, de ses romans, de ce qu’elle détestait et de ce qu’elle aimait.

 Moi, j’ai 18 ans, et je découvre les romans et la personnalité de Françoise Sagan en même temps qu’elle disparaît, et, à en croire les nouvelles, c’est une française emblématique qui nous quitte. La fascination que suscite Sagan, qui lui valut une quantité folle d’interviews et un film réalisé en 2008 par Diane Kurys avec Sylvie Testud dans le rôle titre, tient sans doute plus à sa vie qu’à son œuvre. Lectrice des plus grands, Dostoïevski, Faulkner, Proust, Fiztgerald et William Styron, Sagan regrettera d’ailleurs longtemps que son écriture, une ribambelle de tours naturels et heureux, soit comparée à « une petite musique ». En fait, il est impossible d’entendre le nom de Sagan, un pseudonyme qu’elle s’est choisie à 19 ans, car son père refuse que leur nom de famille soit associé à son premier roman, Bonjour Tristesse, une centaine de pages un brin scandaleuse, sans l’associer aux excès : Sagan est et restera connue pour aimer les bolides, pour ses dépendances à l’alcool, aux drogues, et sa gestion calamiteuse de l’argent.

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Mon album de merde préféré : God Blesse, de Saez

Mars 2002, Jacques Chirac se fait cracher dessus à Mantes la Jolie et Saez sort son album concept, God Blesse, dans l’optique, à priori, de changer le monde, ou en tous cas de faire savoir que le monde, en l’état, est vraiment pas cool tu vois (je ne m’arrête pas sur le jeu du mot douteux du titre qui pourtant a le mérite de résumer parfaitement bien le cd).

Je viens d’avoir 18 ans et je trouve God Blesse « trop trop beau » (sic), tout comme son interprète, gueule d’ange cradingue à l’angine blanche permanente ne laissant filtrer de lui que des photos en noir et blanc où il arbore inexorablement ses plus beaux yeux de chien battu à mort. J’avais déja vu en Jeune et Con l’hymne d’une génération, la réponse française au Wonderwall d’Oasis, je ne me doutais pas à l’époque que j’étais juste tombée dans le traquenard de Saez, à savoir qu’il ferait du malaise des adolescentes un fond de commerce. Une sorte de Jena Lee des années 2000, avant l’invention du lisseur. Lire la suite

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