Archives Mensuelles: mai 2011

Beastie Boys – Hot Sauce Committee Part II

Les Beastie Boys sont de retour! A l’annonce de la sortie de leur album Hot Sauce Committee Part II, on ne pouvait être qu’impatient et excité à l’avance par la nouvelle. Pourquoi? Parce que le trio formé par  Adam Ad Rock Horovitz, Adam MCA Yaunch et Michael Mike D Diamond  était, dans les années 80, un  véritable phénomène. Ces jeunes new yorkais crachaient alors la fougue de leur jeunesse, surfant entre musique punk et un mouvement hip-hop tout récent. Depuis, des titres comme Intergalactic, (You Gottta) Fight For Your Right (To Party) ou Ch-Check It Out ont fait date. Vingt ans ont passé et c’est toujours la même énergie qui les anime. Une énergie communicative qu’on ne retrouve plus vraiment dans la scène rap actuelle.

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Les dix commandements du renouvellement de passeport

« J’voulais juste un nouveau passeport »

Vous êtes actuellement en train de faire de gros plans sur la comète pour cet été, planifiant de partir avec trois de vos copines faire un road trip qui traverserait toute l’Amérique latine en passant par une oeuvre humanitaire au Sahel et une visite des plus beaux puits de pétrole au Koweit.

C’est vrai, dit comme ça, ça a l’air bien.

Sauf qu’à J-30, vous ouvrez machinalement votre passeport pour vérifier si oui ou non vous êtes belle gosse sur la photo, et là, horreur malheur : votre passeport est périmé depuis 2006. La boulette. Heureusement, nous sommes là, mes dix commandements du renouvellement de passeport et moi, pour vous sortir de là.

1. La patience, tu apprendras.

Il est possible, selon certaines légendes que racontent au coin du feu les druides, qu’il n’y ait que trois personnes devant vous ce jour là à la mairie et que votre passeport soit renouvelé en 1h.  Je ne vous cache pas que les druides disent beaucoup de conneries. Donc armez-vous de patience et d’un bon bouquin, prenez un jour de congé, dites à votre lycée que vous êtes malade, car l’opération, mesdemoiselles, pourra vous prendre la journée. Lire la suite

Le Club des Créateurs de Beauté

1987 : Création du Club des Créateurs de Beauté sur un nouveau concept : de vendre des produits cosmétiques par correspondance. L’entreprise a été créé par l’Oréal ( n°1 de la cosmétologie mondiale ) et les 3suisses ( spécialiste de la vente à distance ), l’alliance parfaite. Le CCB a eu tellement de succès qu’en 1995 le magazine s’est transformé en un site : ccbparis.com. Plusieurs produits ont même été récompensé par 5 millions de clientes, le site a été n°1 des vente en 2003 et 2004, les produits sont même primés par la presse françaises, des journalistes, des dermatologues, on ne peut que avoir confiance en leur produit !

Pour vous proposer quelques produits, je vous ai fait une petite vidéo pour vous montrer les produits que j’utilise, ceux que je trouve bien et… les autres.

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Mon album de merde préféré : Significant Other, de Limp Bizkit

Fascinant phénomène sociologique, Limp Bizkit (traduisez : « biscuit mou ») a profité de mes juvéniles effusions cannabiques pour prendre mon cerveau d’assaut et corrompre ma crise d’adolescence. Il ne s’agissait pas d’un mauvais groupe absolu ; on a ici un guitariste aventureux et inventif et là une section rythmique efficace. Mais c’était sans compter la présence du ringardissime scratcheur de feu House of pain j’ai nommé DJ Lethal (qu’Eminem jura jadis de tuer de ses propres mains, anecdote inutile mais rigolote), et, BIEN ENTENDU, le crétin en chef, sagouin parmi les sagouins, Fred Durst.

Soyons francs : le premier album a le mérite d’exister, il s’agit d’un disque frappadingue, d’une violence de dégénérés, et devant ce mauvais rappeur cintré de Fred Durst qui se hurle à lui-même de « fermer sa putain de gueule », on reste béat. Une expérience unique qui ne prépare en rien à l’album suivant sur lequel nous allons nous pencher. Significant Other est un cas d’école. Lire la suite

Des recettes pour mon bentô

Entre les cours qui débutent à midi et terminent à 14h30, les pauses déjeuners de 20 minutes qui ne laissent même pas le temps d’aller au coin de la rue s’acheter une salade, et le RU dont vous vous êtes lassées dès la troisième semaine du semestre, une chose est sûre l’administration de votre fac n’a pas conscience que ses ouailles ont besoin d’être nourries. Mais le salut existe, inutile de s’affamer toute la journée telle une dévote pieuse qui voudrait rendre grâce à Dieu en jeûnant, ou de vous résoudre à prendre 3 kilos à chaque semestre car vous vous sustentez seulement de barres chocolatées : vous pouvez, aussi, apporter votre tupperware, ou bentô, pour parler comme les japonais, avec de quoi vous régaler, et, vous donner de l’énergie pour les cours magistraux de l’après midi.

 Les bentô sont très populaires au Japon, ce sont de jolis petites boîtes – parfois même en bois laqué, que l’on achète toutes prêtes dans les Ekiben, en guise de déjeuner lors d’un voyage en train, ou que Okka-San (la maman) prépare avec amooouuur pour sa famille. L’avantage du bentô sur la sempiternelle boîte tupperware ? Le bentô est vraiment fait pour transporter tout un repas : on peut choisir sa contenance, il y a des séparateurs qui permettent de ne pas mélanger ce qui ne doit pas être mélangé, et ils sont bien hermétiques. Mais surtout, argument de poids, ils sont mignons. Les pros se lancent même dans des réalisations artistiques et chuo kawaii quand ils préparent leur bentô. Bon alors un bentô oui, mais comment le remplir ? Voici un échantillon de recettes rapides, saines et nutritives pour étudiants fourbus !

Bento d’été
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Tree of life, palme d’or du sommeil

Terrence Malick et ses 4 films en 40 ans comme autant de monuments cinématographiques qui ont fait de lui une légende vivante, voyait sans doute en Tree of Life l’apogée de son génie, le summum de sa poésie, l’oeuvre d’une vie, en somme. J’y allais quant à moi, forte de mon excellent souvenir de La Ligne Rouge, dans une confiance totale face au casting parfait (Malick – Brad Pitt – Sean Penn : que demande le peuple ?), ragaillardie par rien de moins qu’une palme d’or fraîchement desservie, je m’attendais par conséquent à ressortir en larmes de la salle, ébranlée par l’incroyable expérience que je viendrais de vivre.

C’était sans compter le travers de tout réalisateur qui se respecte, l’écueil du cinéaste, le cancer du cinématographe : la branlette.

Et autant vous dire que sur ce coup là, Malick n’y est pas allé de main morte. Lire la suite

« La Conquête » de Xavier Durringer

On en parle depuis le début de l’année : le premier film sur un président encore en exercice. La première fiction basée sur des faits sortis en plein mandat présidentiel. Un film sur Nicolas Sarkozy à l’aube d’une nouvelle campagne électorale. Et là, on se partage entre l’envie de  découvrir un portrait incisif et percutant et la crainte de souffrir un film-campagne, le portrait d’un homme, de sa sensibilité, de ses faiblesses et de son humanité.

Les gants de Xavier Durringer sont restés bien blancs après avoir ouvert le capot de cette « Ferrari » qu’est Nicolas Sarkozy. Sorti le 18 mai, le film raconte la période de 2002 à 2007, ou l’histoire d’un Ministre de l’Intérieur en lice pour une conquête du pouvoir face à Jacques Chirac (Bernard Le Coq) et Dominique de Villepin (Samuel Labarthe). Des faits connus de tous sont ici romancés, sous fond d’histoires de couple dégringolant et d’après rivalités. Ce que révèle le film : Lire la suite

Le voilier, c’est à gerber !

Eté 2008 : il fait beau, chaud, la presqu’île de Datcha en Turquie nous a adopté, une maison avec assez d’espace pour éviter des embouteillages dans le couloir et le salon (oui ça compte, vous allez voir !), la piscine et la climatisation. Seulement la nouvelle tombe : faites vos valises, on se rend au port pour dix jours en voilier.

Pardon ? Vous voulez peut-être dire douze heures par jour sur un bateau  et les douze restantes dans un lit, dans une chambre, dans une maison… Bref, un truc sur la terre quoi ! Non, vraiment dix jours ? Sérieux ?

Me voilà donc sur un deux mats de 18m à surveiller l’horizon à la recherche de la côte la plus proche et à regarder d’un air désespéré la côte que l’on vient de quitter. En journée, tout va bien : le soleil, le coin d’ombre, les matelas sur le pont, quelques dauphins qui nous accompagnent par moment et les gestes de la main aux autres bateaux qui laissent penser que sur la mer nous sommes tous potes rendent les trajets en mer agréables et me font oubliés la peur irrationnelle des centaines de mètres qui me sépare du fond : le sol. Lire la suite

Courtney Love et moi – chronique partiale et subjective

Mon intérêt pour Hole s’est manifesté d’une façon anormalement tardive. Comme toute jeune fille normalement constituée, j’aurai du écouter Hole à 14 ans, entre 2 cours de gym, où j’allais en traînant les pieds. Mais, sans être pour autant spécialement convaincue du rôle de Courtney Love – la chanteuse et frontwoman de Hole, dans la disparition de Kurt Cobain, Hole n’était pour moi qu’un groupe de «wannabee». Du sous grunge hystérique, qui plaisait à MTV car Courtney Love, ses tiares, ses frasques, sa manie de montrer ses seins sur scène en était une excellente cliente. Disons le franchement Hole c’était vulgaire et Courtney Love une sellout contradictoire: moi j’ai surtout connu la Courtney Love de 1996, époque Larry Flint, cheveux bien coupés, robe Versace et lèvres au collagène, emmerdant le monde, les journalistes, les critiques musicales, et, probablement, ses fans.

C’est limite 10 ans plus tard que je suis arrivée à Hole, et par des voies détournées, par le chemin de traverse du militantisme féminin et des riot grrrls dont on parlait la dernière fois. Jusque là, je me contentais de chantonner Celebrity Skin quand elle passait à la radio, et non sans culpabilité.
Résultat, quand l’été dernier, par défi et esprit de contradiction j’ai lancé Live Through This c’était à la fois un délicieux voyage dans le temps vers les nineties et une surprise totale: j’ai été choquée de tout ce que j’avais manqué, de la tristesse et de la colère à l’état le plus brut renfermées dans ce disque et, last but not least, noyés sous les strates géologiques que constituent les pages de tabloïd qui ont été écrites à propos de Courtney Love. Après près d’un an en compagnie de celle qu’on réduit souvent à une tragique épave cokée jusqu’aux yeux, c’est l’heure du verdict…
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Les Brigades de la mode : le pire de Cannes

Pendant que le monde regarde le tout Cannes se branler la nouille en choeur, les Brigades décident de remettre les pendules à l’heure : Cannes, c’est aussi ça.

On commence par le seul homme du palmarès, mais quel homme : Adrian Brody dépèce avec les dents vos meilleurs fauteuils club pour en faire des costumes trop grands.

Corine Touzet, la plus belle femme du monde de France, avait réussi une carrière internationale rien qu’en choisissant cette robe (l’histoire ne dit pas qu’on la connait désormais sur les blogs mode sous le nom de « l’actrice qu’on ne connait pas à la robe moche »).

Elsa Zylberstein, connue habituellement pour ses gouts raffinés en matière de mode, croyait que la taille marquée était fournie avec la robe.

Eh ben non.

Voilà comment pourrir une bonne robe : se prendre pour une bonne meuf. Lire la suite

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