Archives Mensuelles: mars 2011

Istanbul, ville de rêve

« Istanbul est l’une de ces villes qui prend le voyageur par les épaules et ne le lâche plus. »

Yann Pabu pour A/R,
magazine voyageur
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Peut-être comme beaucoup j’avais déjà une petite idée de ce que j’allais découvrir à Istanbul de par les guides et les photos, les avis diverses des amis ainsi que mon voyage dans le sud du pays juste avant de poser mes bagages dans la capitale culturelle. Je voyais Istanbul comme une de ces grandes villes bruyantes, où il fait une chaleur à crever et du monde partout, où ça klaxonne à tout va et où, plus tu es loin de la route et plus tes chances de survivre augmentent, tant on y roule mal. Bien sûr j’imaginais déjà la basilique Sainte-Sophie se dressant majestueusement devant moi, en être émerveillée (déjà en photo je la trouvais impressionnante) et en photographier les moindres vitraux et pavés, l’odeur des épices dans les souks, le Grand Bazar avec ses boutiques toutes plus incroyables les unes que les autres… Et me voilà, mes trois sacs, ma robe de plage et les cheveux emmêlés, arrivant à l’hôtel – havre de paix et de calme à moins de 800m de la moquée bleue. Istanbul, je suis là !

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Sucker Punch


Le film Sucker Punch est l’un des plus attendus de l’année. La bande-annonce sortie en novembre nous laisse entrevoir l’histoire de Baby Doll (Emilie Browning,) interné par son père dans un centre psychiatrique. La jeune fille n’a alors plus qu’une obsession, s’enfuir. Et c’est avec l’aide de quatre acolytes qu’elle y parviendra peut-être. Pour y arriver elle devra forger des mondes imaginaires, des versions parallèles et ultraviolentes du monde réel, où elle devra affronter des ennemies terrifiants. Au casting des actrices telles que Jena Malone interprète dans Donnie Darko, l’ex-mascotte de Disney Vanessa Hudgens, Abbie Cornish, Jamie Chung ou encore le Mad Men, Jon Hamm et Carla Gugino, déjà présente au casting d’un film de Snyder, Watchmen. Lire la suite

Je suis ronde et je t’encule

De nos jours on se demande si être ronde nous permet d’être in ou out de la société. Deux théories sont en continuel conflit, c’est un peu la guerre du Nutella contre les petites pilules amincissantes. Zoom sur la 3ème guerre mondiale qui nous affecte toutes.

Apparemment on est out avec nos petites bouées parce que :

–    Il faut être réaliste : on voit peut de bourrelets à l’écran (à l’exception des pubs Michelin).
–    Les filles dans les magasines sont les mêmes qu’à la télé : une ligue médiatique semble se constituer pour nous abattre.
–    Les podiums de défilé de mode ne peuvent techniquement pas supporter plus de 40kg.
–    Les strings ne sont pas conçus pour les fesses généreuses puisqu’ils disparaissent assez rapidement. Lire la suite

GB du mois n°35

La Gloryboxeuse du moment… c’est elle…
Joleane !

Portrait…
… par Sunsh Holi

Les américains ont Carrie Bradshaw, sur Glory-box on a Joleane ! Toujours pleine de surprises, de péripéties racontées avec humour et expressions venues d’on ne sait où, la GB bomba latina nous fait vivre à 100 à l’heure. Il y a dix minutes oui c’était l’homme de ma vie mais maintenant bof, il est quand même Belge, et oh, puis zut au diable le fait qu’il soit du Benelux, vivons d’amour et d’eau fraiche ! Et quand on lui demande sa soirée: oh bah j’étais venue pour lui mais au final j’ai embrassé tout le reste du bar. Personne ne suit, mais tout le monde lit puisqu’elle le raconte avec tellement d’humour. Vous l’avez compris: sa fréquentation est conseillée pour remplir le quart d’heure de rire quotidien. (voire les trente minutes quand elle est vraiment en forme) Mais ne retenons pas de notre chère nouvelle GB du mois que l’image d’une chasseuse d’homme (oui, ici au singulier, elle est la femme que d’un seul homme, non mais!), Joleane c’est aussi un grand bol d’air frais et de bonne humeur. Surveillez-la bien, je sens que d’ici quelques années on aura la version Française du journal de Bridget Jones. Lire la suite

Séjour à New York

Enfin à New York ! Jusqu’ici j’avais soigneusement évité la ville qui fait le plus rêver… tout le monde ou presque : d’abord, après 2 voyages en Californie adolescente, confrontée aux portes des clubs, bar, salles de concerts irrémédiablement closes devant mon mètre 58 (et mes 16 ans, puis 18 ans), je m’étais promis de n’aller à NYC qu’à 21 ans (l’âge de la majorité américaine). Histoire de ne pas repartir frustrée de ne pas avoir pu expérimenter la ville de nuit. Mais mon histoire d’amour avec la côte Ouest s’est prolongée, et il a fallu encore quelques printemps, quelques fashions weeks, 3 saisons de Gossip Girl avant que je cède à la pression mondiale : oui, c’est bon, moi aussi je vais visiter NYC et prétendre au retour que Paris c’est fini, enterré et subclaquant.

J’avais pourtant toutes les raisons du monde d’aller à New York : comme tout le monde j’adore Woody Allen, je soupire devant les atermoiement de Carrie Bradshaw, je regardais Friends au collège (oui au collège) (sur France 2), je lis religieusement le Sartorialist, je suis en pâmoison devant Bored To Death, bref New York c’est une de ces villes dont on a une image toute faite avant d’y aller, une de ces villes où l’on parle tellement français, desservie limite par une navette Roissy Charles de Gaulles – JFK Airport, que c’est devenu trivial, banal d’y aller en vacances, même de s’y installer. En gros : c’est la très grande banlieue parisienne, accidentellement séparée par un océan, et juste dix fois plus excitante. Lire la suite

The Virgin Suicides – décryptage

Virgin Suicides est sorti quand j’avais 14 ans, c’était l’automne, le début du lycée et j’avais attendu le film pendant des semaines : un extrait de la bande annonce, le moment où Cécilia déclame, très sûre de soi, à un médecin «Vous n’avez jamais été une adolescente de 13 ans», tournait en boucle à la radio que j’écoutais à l’époque. J’y suis allée à cause de cette phrase et de la bande originale de Air, dont on était repus avant même de se déplacer au cinéma et je n’avais, du coup, aucune idée de l’imagerie du film, de la lumière toujours déclinante qu’a choisi de filmer Sofia Coppola, de la blancheur vaporeuse de la photographie et des chemises de nuits des soeurs Lisbon, une ambiance générale qui deviendrait si rapidement mythique, et qui, pour l’ado de 14 ans que j’étais, était de l’ordre du choc esthétique. Je n’avais jamais rien vu de tel. Evidemment Virgin Suicides est grimpé directement au panthéon de mes films préférés, y a culminé un moment. A force de le voir et de le revoir entre mes 14 et mes 18 ans, je le connaissais par coeur et j’ai commencé à mettre un mot plus précis sur ce qu’y avait tellement résonné : j’étais persuadée que Jeffrey Eugenides, qui a écrit le roman dont est tiré le scénario du film, et Sofia Coppola après lui, avaient tout compris : la solitude, la difficulté, la putréfaction, bref l’horreur et le miracle d’être une fille adolescente. Des années ont passé, et même si les trucs de Sofia Coppola marchent moins bien, que je me laisse moins avoir, je trouve le film toujours aussi beau, aussi juste et lumineux. Quasiment chaque plan est un tableau en lui-même, une réussite folle, qui mérite d’être apprécié tout seul, comme isolé de la trame du film auquel il appartient. La preuve en images : décodage du film et tutoriel à l’adresse de toutes celles qui aspirent ou ont aspiré à être une soeur Lisbon. Lire la suite

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