Archives Mensuelles: février 2011

Un brushing de rêve

Les Brigades de la mode : spéciale bouc émissaire

Le top 5 des Oscars

Cette fin du mois de février, on célébrera par deux fois le cinéma. D’abord en France, pendant la cérémonie des Césars, puis outre-Atlantique pendant la cérémonie des Oscars. Trop peu chauvine en matière de cinéma, c’est à cette dernière que mon Top 5 va rendre hommage.

En 5ème place, se trouve le film Tron Legacy. Sortie au début du mois, ce film SF fait suite au Tron de Steven Lisberger sorti en 1982. Le synopsis est assez simpliste : 25 ans après la mystérieuse disparition de son père (le héros du premier Tron donc), Sam Flynn cherche des réponses. De fils en aiguilles il se retrouve aspiré dans un monde virtuel et hostile aux allures de jeu vidéo auquel il devra faire face pour retrouver son père. Niveau effet spéciaux, le film exploite pleinement les possibilités de la 3D. Visuellement impressionnant il est plus futuriste que son prédécesseur, qui pour l’époque, accomplissait déjà des exploits en la matière. Avec sa bande son, réalisée par Daft Punk, le film est nominé aux Oscar pour le meilleur montage sonore. Des effets spéciaux et une bande son exceptionnels qui tentent de combler un scénario creux.

En 4ème position, 127 hours de Danny Boyle qui reprend ici l’histoire vrai d’Aron Ralston, un randonneur intrépide des canyons de l’Utah. 127 heures, c’est le temps qu’il a passé piégé dans un canyon, avec très peu de vivre et sans l’espoir de pouvoir être retrouvé. Déjà culte grâce à une scène goriscime, où le héros se défait de son bras emprisonné avec un couteau suisse, le film reprend les codes de Boyle : image vive et saturée, histoire impressionnante. L’acteur James Franco y va de sa touche personnelle et de son sens inné de la dérision. Le film sorti le 23 février en France est nominé dans la catégorie du meilleur film et James Franco dans la catégorie de meilleur acteur.

En 3ème position : une nouvelle référence au passé du cinéma avec True Grit,un western qu’on avait renommé à sa sortie en 1970, 100 dollars pour un shérif. Depuis l’histoire n’a pas changé : une jeune fille pleine de cran, se met à la chasse du meurtrier de son père. Elle réussi à se faire accompagner de Rosster Cogburn (Jeff Bridges), un shérif sans peur et cupide. Les frères Cohen connu pour Fargo, No Country For Old Man, ou encore Burn After Reading, en font une adaptation aux répliques efficaces et hilarantes. La perle: le jeu de Hailee Steinfeld, 14ans, nominée dans la catégorie Meilleure actrice dans un second rôle.

A la deuxième position on retrouve le film Black Swan, d’Aronofsky, dont vous retrouverez la très bonne critique d’HeLiUm plus bas. Le film est nominé dans les catégories meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur photographie, meilleur montage.. Et Natalie Portman, grandiose dans ce film, est la grande favorite pour l’oscar de la meilleur actrice.

La première place est attribuée au Discours d’un roi, ou l’interprétation par Tom Hooper, de la vie du George VI, un héritier bègue devenu roi d’Angleterre sous la contrainte, en pleine montée du nazisme. Le film raconte comment il affrontera ses peurs et combattra son bégaiement avec l’aide d’un thérapeute du langage, Lionel Logue, amateur de Shakespeare aux méthodes peu orthodoxe.  Le film émouvant, illuminé par des dialogues percutants et un humour très anglais et nominé dans de nombreuses catégories. Le duo attachant que forme Colin Firth et Geoffrey Rush est nominé, respectivement dans les catégories de meilleur acteur et meilleur acteur dans un second rôle. Une victoire à tous les deux ? C’est tous ce qu’on leur souhaite.

Caryl Ferey

Une enquête bien noire, un choix des personnages intéressant, une part importante de la culture et des traditions, un cadre spatial exotique et surprenant ainsi que quelques passages de voyage, pour moi c’est cela les polars de Caryl Férey.

Mon histoire d’amour avec les romans noirs de Caryl Férey a commencé cet été sur la plage, les doigts de pieds en éventail à me faire dorer la pilule sur les côtes de l’Atlantique. Rangé méthodiquement dans ma bibliothèque  (comprendre : en tas par-dessus tous les autres) avec tous les autres livres pas encore lus, je glisse Zulu (avant-dernier roman de l’auteur) dans mon sac de voyage. Les vacances passent et je retarde de plus en plus la lecture de ce livre tant il me semble être barbant et sans intérêt (j’avais déjà essayé une première fois de le lire, mais les premières pages m’avaient découragée). Finalement, ma mère le lit, m’en fait presque une éloge et la bête curieuse qui est en moi se réveille. En effet, les pages défilent et c’est génial ! Lire la suite

Road Trip aux USA – épisode 3

3è partie : From New Orleans, LA to New York City, 3480

J’ai quitté Reecy, qui m’avait accueilli pour quelques nuits à La Nouvelle-Orléans en fin de journée, après avoir visité un des cimetières qui réjouissent les touristes de la région : à cause des crues fréquentes, les cimetières de la ville considérée comme la «ville la plus hantée des Etats-Unis» sont spectaculaires : des tombes très imposantes, rappelant les édifices qu’on peut voir au Père Lachaise remplacent les tombes habituelles, dont pouvait s’échapper les cercueils en cas de tempêtes, finissant par flotter à travers les rues, ce qui pouvait donner lieux, on en doute pas, à des situations intéressantes… Après avoir arpenté un cimetière qui hébergeait des francs maçons, je retrouve de nouveau le chemin de la gare Greyhound, en route pour un long voyage jusqu’en Floride ! Je traverse l’Etat du Mississipi, de l’Alabama et la Georgie de nuit, j’aurai aimé pouvoir voir de quoi ça avait l’air mais… les aléas de la route et un calendrier serré en ont décidé autrement. La Floride est un Etat qui s’étale tout en longueur, et, parce que j’y retrouve deux amies rencontrées l’année passée à Kyoto au Japon, je ne m’égare pas jusque dans les contrées de notre serial killer moraliste favori, Dexter Morgan, puisque tout le week end je serai à la limite entre la Georgie et la Floride.

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Ode à la télé poubelle

Il y a deux personnes que je souhaiterai épouser. Un Kinder Bueno et Patrick Le Lay. Après m’être fait à l’idée que le Kinder Bueno deviendrait tout vert avant même nos noces de coton, c’est sur Patrick Le Lay et ses idées fabuleuses en matière d’émissions télévisées avec qui je souhaitais me lier à vie. En effet, c’est à lui que l’on doit un radical changement du PAF ces dernières années, représenté par sa phrase maintenant culte « Le boulot de TF1 est de donner du temps de cerveau disponible à Coca Cola ». Pour se faire, TF1 en premier (et sera suivi par M6 et maintenant presque toutes les chaînes télé) se lanca dans des programmes qu’on appela vite: « la télé poubelle ». Plus ça sent le jus de chaussettes, plus ça se crêpe le chignon, plus ça s’insulte niveau 5ème, mieux c’est.
Parce que, hein, nous, vous ne me la ferez pas. Vous n y réussirez pas. Tout le monde, VOUS TOUTES, avez au moins regardé une fois une de ces émissions, que ce soit « Y’a que la vérité qui compte », « Confessions Intimes », « Les anges de la télé-réalité » ou autres « Secret Story». Et non, non, vous ne me ferez pas croire que vous regardiez un documentaire sur arte à ce moment là.

La télé-poubelle est reconnaissable entre mille: Plus question d’embaucher des célébrités ou des acteurs pour faire le boulot, ce sont des gens comme vous et moi qui feront notre divertissement. Fini les actrices d’Hollywood, place à Josiane de Dunkerque, Jessica-Kimberley de Metz et Gégé le fan de camions. Fini le glamour, place aux beaufs, à la France vraie, à la France profonde. De larmes à gogo (souvent danseuses), des cris stridents à castrer un boeuf, des intrigues aux plans à quarante-douze (« tu n’es pas le père de notre Kevin-Brandon, mais je sais pas qui c’est, il faisait noir ce jour là »), mieux que tous les « Gossip Girl » et « Desperate Housewives » du monde, les disputes des gens qui pourraient être nos voisins, ceux qui « croivent que Steven a couché avec Alisson parce qu’il lui a fait la bise et que j’étais pas là et que c’est qui qui va s’occuper de notre fille qu’on a eu après 15 minutes de relation ».

Alors bien sûr, à force de regarder ça, l’envie d’être, à mon tour, une star de la télé-poubelle, m’a prise aussi vite et passionnément que la gastro en novembre. Mais je devais me faire à l’évidence: j’avais le niveau Brevet des Collèges, surdiplômée que j’étais, un gros handicap. De plus, mon prénom ne venait pas de « Dallas », et alors, lorsqu’on a découvert que je ne souffrais d’aucun trouble psychologique (communément appelé « être relou ») particulier, pas de narcissisme, de jalousie maladive, d’attirance sexuelle pour les poids-lourds et Frédéric François, en bref, j’étais trop normale. Pour être une star de la télé-poubelle, il est important de rentrer dans un moule: La fille tête à claques, comme oh-ça-va-Amélie-ça-va-hein, le.. la… heu… Thomas le Tokio Hotel, la Marseillaise Barbie de la Canebière ou encore la maniaque du ménage devenue folle du Swiffer et de l’Ajax Fête des Fleurs à cause de son père qui a quitté le domicile familial trop tôt pour rejoindre une Colombienne rencontrée sur Chatroulette. Attention, car lorsque l’on entre dans ce moule, mission impossible d’y ressortir! C’est votre marque de fabrique, celle qui vous donnera la clé du succès, de la reconnaissance éternelle et de, peut être, passer sur le Zapping de Morandini. Si vous êtes talentueuse en sciences de l’exagération, de l’hystérie et de l’accent régional exarcerbé, vous pourrez peut être essayer de passer au niveau supérieur, celui de celle que tout le monde connaît désormais: Leectra. Montrer vos seins chez Cauet (pour la 3ème fois en 2 heures), essayer de faire des phrases avec des compléments et, si possible, des conjonctions de coordination chez Morandini (ben oui il adore ça), sortir avec ses amis surtout pas payés par la prod et faire des crises de narcissisme aussi naturelles que les cheveux de Berlusconi, tout cela appartient au niveau supérieur de la star de la télé-poubelle, celui que vous n’atteindrez probablement jamais (et je vous le souhaite de tout coeur). Et si vos problèmes ont besoin d’être réglés, n’attendez pas, la magicienne Karine Le Val en un tour de magie et de pseudo-psychologie de « Femme Actuelle » est là pour tout arranger! Comme dans tout conte qui se respecte, ça finit toujours par un happy end.

A défaut d’y participer, la télé-poubelle détient un seul pouvoir qui lui donne, à mon avis, une bonne raison d’atterir au Panthéon plus tard: celui de nous consoler. Il y a bien des moments pendant lesquels on se dit à quel point on est moche, inutile et inintéressante. Or, jamais, au grand jamais, un être humain normalement constitué ne pourra faire pire qu’un garde forestier qui préfère ses arbres, ses feuilles mortes et ses crottes de lapin à sa famille. Jamais vous ne serez pire qu’une femme obnubilée par le tunning « trop dément les basses de quarante-douze watt, j’vais pouvoir mettre ma trance à fond sur le parking de Carrefour trop frais hehehe ». A force à se comparer à ces gens censés exister (car, officiellement, ces émissions ne sont pas du pipeau, mais officieusement..?), tout nous paraît moins grave, et on relativise, et on se sent mieux, mieux que tous les Valium du monde, tous les Kinder Country sur cette Terre et tous les psychologues qu’il existe.

En bref, la télé-poubelle semble être descendue du ciel, je dépose donc officiellement une demande de sacralisation auprès du Pape. Amen.

GB du mois n°34

La Gloryboxeuse du moment… c’est elle…
Sahara !

Portrait…
… par MightyOpium


Le matin, t’as la tête dans le cul ?! Vas sur GB, lis du Sa(ha)rah et ça y est t’as la patate ! Remercions cette gente meuf pour sa joie, sa bonne humeur, sa  gentillesse . Découvrons encore plus qui est cette nana un peu beaucoup folle et étrange (pardon mais ta fascination pour les paons leucistiques, fallait trouver hein . Respect ) . Elle est  cool, elle est kiffante, elle est adorable, elle est drôle, elle est peace, elle est flex : voici Sahara, un bon gros rayon de soleil très présent sur Glory-Boxcity, qui mérite amplement sa place de GB du mois ! »

1.Qu’est ce qui te fait kiffer ?
La vibe avec mon mec. Nan je déconne ! Le soleil, la chaleur, le temps estival quoi ! Mais aussi le vent bien froid qui te glace les joues :l: Les placards de la cuisine et le frigo pleins. Recevoir des textos mignons, voir un beau mec dehors (c’est tellement rare Moq ). Les compliments (surtout au taf, par de  parfaits inconnus ça me fait sourire toute la journée ) ! Tomber par hasard sur un bon film.

2.Qu’est ce qui te rebute ?
La vulgarité sous tout ses aspects : que ce soit vestimentaire ou dans la façon de se tenir/parler je déteste. Bon okay je dis des gros mots mais c’est pas   pareil ! Les gens qui crachent aussi.3. Ce que tu dis le plus souvent ?
« Enfin voilà quoi », « toi même », « strictement », « genre », « mouiiiiiiii » (mais en fait ça veut dire « nan ») 

4.Ton mot détesté ?
J’en ai pas un précis mais tout le champ lexical du sexe. J’aime pas ces mots Cad (on est encore au 19eme siècle dans ma tête) Sinon y a aussi « problème »  que j’ai du mal à dire (ça sonne toujours un peu comme « pobème », on dirait que j’ai le nez bouché et c’est pas cool)

5.Ta petite manie ?
Je touche toujours mes ongles, je les regarde tout le temps ! Y a aussi ma
bague fétiche que je tripote toujours. Je fais toujours gonfler mes cheveux aussi.

6.Ton geste beauté ?
C’est l’amour qui me rend belle Smile Nan je déconne, c’est plutôt le maquillage oui Moq Mascaracrayonblush. Mais je mise surtout sur mes cheveux, alors je vais aussi rajouter : crème sans rinçage pour avoir une crinière de lionne, graou !

7.Ton style vestimentaire ?
J’ai pas de style à proprement parler, ça dépend des jours et de mon humeur.. Mais je suis presque tout le temps en jean et après je mixe : veste en cuir,  blazer, chemises, bottes, ballerines, converses… Passe partout quoi ! Et les fois où je met des robes ou des jupes, je met toujours des collants fantaisies ! (et là c’est moins passe partout Moq )

8.Tes 3 films favoris ?
Devdas, le Roi Lion et c’est tout. Après j’ai plein de coup de coeur mais je
pourrais pas les regarder plein plein de fois comme ces deux là Smile En  troisième position ex aequo je mettrais : Usual Suspect, Pulp Fiction ou Good Morning England.

9.Tes 3 chansons favorites ?
Tarkan-Dudu, Jennifer Lopez-Still, Tunisiano-Marlich

10.Le son, le bruit que tu aimes ?
Le bruit des talons et la voix de mon neveu quand il babille :l:

11.Le son, le bruit que tu détestes ?
Les sacs plastiques qu’on chiffonne, les sales gosses qui pleurent, les scooters, et avant le bruit de l’alarme chaque 1er mercredi du mois (mais je l’entends plus maintenant, tant mieux ça m’angoissait ce truc).

12. Le métier que tu aimerais faire ?
Dans le genre réponse réaliste : audioprothésiste ! Ou instruire la langue des signes. Dans le genre je peux toujours rêver : mannequin pour Victoria’s Secret. C’est trop mon rêve d’être la copine de Miranda Kerr (mais euh) !

13. Le métier que tu n’aimerais pas faire ?
Tout ce qui est médical et professeur. Bon après y a plein de trucs que je
pourrais jamais faire mais c’est deux là, non non non.

14. Avec qui te confond-on le plus souvent ?
Avec Megan Fox. Nan je déconne ! On me confond jamais mais on m’a donné plein de ressemblances, surtout avec ma soeur ! Mais vous l’avez jamais vue donc on s’en fout en fait.

15. Ton juron, gros mot ou blasphème favori ?
Putain (ça c’est quand je suis irritée, après quand je suis vraiment énervée
j’ai pas de jurons préféré : je les utilise tous dans la même phrase ! Eh ouais ! Mais dans ma tête, sinon ma mère me tue (elle croit que je suis une princesse))

16. Ta plus grande honte ?
J’ai plusieurs hontes, mais rien d’anecdotique. Que des trucs que je   préfèrerais oublier. Les drames de ma vie quoi.

17. Ta plus grande fierté ?
Ca fait niais mais bon : ma famille ! Je suis vraiment fière d’avoir une famille comme la mienne :’)

18. A ton diner rêvé, qui inviterais-tu ?
Shia LaBeouf :l:

19. Si Dieu existe, qu’aimerais-tu, après ta mort, l’entendre te dire ?
« Bien sûr que tu vas au paradis ! »

20. As-tu un blog ? De quoi parle-t-il ?
Non.

21. Un dernier petit mot ?
Youhouuuuuu je suis GB du mois, je suis célèbre nihahaha ! Je suppose que
dorénavant, les putes, la drogue et l’argent feront partie intégrante de mon quotidien x) Plus sérieusement, je vous kiffe les GB et je suis grave contente qu’on m’ait choisie, je m’y attendais pas !


Portrait…
… par MightyOpium

Le matin, t’as la tête dans le cul ?! Vas sur GB, lis du Sa(ha)rah et
ça y est t’as la patate ! Remercions cette gente meuf pour sa joie, sa
bonne humeur, sa gentillesse . Découvrons encore plus qui est cette
nana un peu beaucoup folle et étrange (pardon mais ta fascination pour
les paons leucistiques, fallait trouver hein . Respect ) . Elle est
cool, elle est kiffante, elle est adorable, elle est drôle, elle est
peace, elle est flex : voici Sahara, un bon gros rayon de soleil très
présent sur Glory-Boxcity, qui mérite amplement sa place de GB du mois
! »

1.Qu’est ce qui te fait kiffer ?
La vibe avec mon mec. Nan je
déconne ! Le soleil, la chaleur, le temps estival quoi ! Mais aussi le
vent bien froid qui te glace les joues :l: Les placards de la cuisine et le frigo pleins. Recevoir des textos mignons, voir un beau mec dehors (c’est tellement rare Moq
). Les compliments (surtout au taf, par de parfaits inconnus ça me fait
sourire toute la journée ) ! Tomber par hasard sur un bon film.

2.Qu’est ce qui te rebute ?
La
vulgarité sous tout ses aspects : que ce soit vestimentaire ou dans la
façon de se tenir/parler je déteste. Bon okay je dis des gros mots mais
c’est pas pareil !
Les gens qui crachent aussi.3. Ce que tu dis le plus souvent ?
« Enfin voilà quoi », « toi même », « strictement », « genre », « mouiiiiiiii » (mais en fait ça veut dire « nan ») 

4.Ton mot détesté ?
J’en ai pas un précis mais tout le champ lexical du sexe. J’aime pas ces mots Cad (on est encore au 19eme siècle dans ma tête)
Sinon
y a aussi « problème » que j’ai du mal à dire (ça sonne toujours un peu
comme « pobème », on dirait que j’ai le nez bouché et c’est pas cool)

5.Ta petite manie ?
Je
touche toujours mes ongles, je les regarde tout le temps ! Y a aussi ma
bague fétiche que je tripote toujours. Je fais toujours gonfler mes
cheveux aussi.

6.Ton geste beauté ?
C’est l’amour qui me rend belle Smile Nan je déconne, c’est plutôt le maquillage oui Moq
Mascaracrayonblush.
Mais
je mise surtout sur mes cheveux, alors je vais aussi rajouter : crème
sans rinçage pour avoir une crinière de lionne, graou !

7.Ton style vestimentaire ?
J’ai
pas de style à proprement parler, ça dépend des jours et de mon
humeur.. Mais je suis presque tout le temps en jean et après je mixe :
veste en cuir, blazer, chemises, bottes, ballerines, converses… Passe
partout quoi ! Et les fois où je met des robes ou des jupes, je met
toujours des collants fantaisies ! (et là c’est moins passe partout Moq )

8.Tes 3 films favoris ?
Devdas,
le Roi Lion et c’est tout. Après j’ai plein de coup de coeur mais je
pourrais pas les regarder plein plein de fois comme ces deux là Smile
En troisième position ex aequo je mettrais : Usual Suspect, Pulp Fiction ou Good Morning England.

9.Tes 3 chansons favorites ?
Tarkan-Dudu, Jennifer Lopez-Still, Tunisiano-Marlich

10.Le son, le bruit que tu aimes ?
Le bruit des talons et la voix de mon neveu quand il babille :l:

11.Le son, le bruit que tu détestes ?
Les
sacs plastiques qu’on chiffonne, les sales gosses qui pleurent, les
scooters, et avant le bruit de l’alarme chaque 1er mercredi du mois
(mais je l’entends plus maintenant, tant mieux ça m’angoissait ce truc).

12. Le métier que tu aimerais faire ?
Dans le genre réponse réaliste : audioprothésiste ! Ou instruire la langue des signes.
Dans
le genre je peux toujours rêver : mannequin pour Victoria’s Secret.
C’est trop mon rêve d’être la copine de Miranda Kerr (mais euh) !

13. Le métier que tu n’aimerais pas faire ?
Tout
ce qui est médical et professeur. Bon après y a plein de trucs que je
pourrais jamais faire mais c’est deux là, non non non.

14. Avec qui te confond-on le plus souvent ?
Avec Megan Fox. Nan je déconne !
On
me confond jamais mais on m’a donné plein de ressemblances, surtout
avec ma soeur ! Mais vous l’avez jamais vue donc on s’en fout en fait.

15. Ton juron, gros mot ou blasphème favori ?
Putain
(ça c’est quand je suis irritée, après quand je suis vraiment énervée
j’ai pas de jurons préféré : je les utilise tous dans la même phrase !
Eh ouais ! Mais dans ma tête, sinon ma mère me tue (elle croit que je
suis une princesse) )

16. Ta plus grande honte ?
J’ai plusieurs hontes, mais rien d’anecdotique. Que des trucs que je préfèrerais oublier. Les drames de ma vie quoi.

17. Ta plus grande fierté ?
Ca fait niais mais bon : ma famille ! Je suis vraiment fière d’avoir une famille comme la mienne :’)

18. A ton diner rêvé, qui inviterais-tu ?
Shia LaBeouf :l:

19. Si Dieu existe, qu’aimerais-tu, après ta mort, l’entendre te dire ?
« Bien sûr que tu vas au paradis ! »

20. As-tu un blog ? De quoi parle-t-il ?
Non.

21. Un dernier petit mot ?
Youhouuuuuu
je suis GB du mois, je suis célèbre nihahaha ! Je suppose que
dorénavant, les putes, la drogue et l’argent feront partie intégrante
de mon quotidien x)
Plus sérieusement, je vous kiffe les GB et je suis grave contente qu’on m’ait choisie, je m’y attendais pas !

Black Swan, Darren Aronofsky

 

Nathalie Portman, ex enfant star, danse avec le Diable. Ses beaux yeux d’actrice bankable son exorbités, à la fois froid comme la mort et injectés d’un sang aux couleurs de l’enfer. Son corps si convoité couvert d’un tutu blanc comme un fantôme est traversé de gestes d’une grâce infinie, d’une précision au millimètre, intense, inhumaine. Ces quelques dizaines de secondes, irréelles, belles et cauchemardesques, constituent la première séquence de Black Swan.  Et déjà on peut tout lire dans le regard de Portman, qui semble avoir définitivement oublié son métier d’actrice pour se fondre dangereusement dans l’âme torturée de Nina, danseuse de ballet à la rigidité glaciale, belle comme une poupée de porcelaine, socialement inexistante, sexuellement endormie.

 

Pour Nina, la vie se résume à ses ballerines, ses collants, son justaucorps. Obsédée par les auditions du rôle principal d’une énième version moderne du Lac des Cygnes, Nina déchante face au concept pervers de la mise en scène du ballet : le Cygne blanc, incarnation de la pureté et de la douceur, et le Cygne noir, qui est bien entendu son exact inverse, devront être interprétés par une seule et même danseuse. Prête à relever tous les défis les plus extrêmes avec une rigueur malsaine, elle se heurte à la direction artistique vicieuse de Thomas, pour qui la discipline de fer de Nina ne vaut rien si elle est impuissante à laisser s’exprimer ses instincts les plus basiques. Nina, jeune fille sujette à des complexes inqualifiables, encore réfugiée au domicile d’une mère possessive qui immanquablement l’accable de ses propres frustrations, est sommée d’attiser sa propre soif de débauche, de chair et de luxure. Dans une douloureuse recherche de sa nature bestiale, qui lui permettrait d’atteindre une perfection inespérée, Nina tiraille sa santé physique et mentale dans des proportions alarmantes…

Descentes aux enfers

 

Darren Aronofsky a, dès le début de sa jeune carrière, montré un intérêt assez inquiétant pour les descentes aux enfers bien sordides, que ce soit dans Pi ou dans Requiem For A Dream. Dans le premier, que l’on qualifie trop souvent du terme barbare et soporifique de thriller mathématique, le réalisateur réussissait à instaurer un climat d’angoisse insidieux autour d’un personnage surdoué que son exceptionnel QI condamnait à la solitude, à la paranoïa ou à la convoitise de mal-attentionnés. C’est d’abord à ce long métrage que l’on pense en sortant de la salle obscure. Tout comme le protagoniste de Pi, Nina est son propre dictateur, son adversaire principal, son pire ennemi. Mais Aronofsky a eu une heureuse révélation depuis, avec The Fountain et The Wrestler : il a abandonné le montage épileptique qui piratait tant son odieusement surestimé Requiem For A Dream pour laisser à ses personnages le pouvoir d’exister et d’émouvoir.  Dans Black Swan, on économise les mots et on ne surligne rien, les tourments de la bouleversante Nina mordent les spectateurs aux tripes, et Nathalie Portman atteint la perfection, comme si, pour appréhender son rôle, elle s’était identifiée au-delà du raisonnable aux motivations et aux blessures non cicatrisées de Nina. Un tel dévouement pour un personnage fait froid dans le dos, et on le retrouve dans de rares occasions (De Niro pour Ragging Bull, Dewaere pour Série Noire, Keitel pour Bad Lieutenant…). Pour autant, pas un acteur semble souffrir de la comparaison (et on préfère largement quand Cassel tourne dans un Aronofsky ou un Cronenberg plutôt que dans une stupide pub pour parfum…

 

Une pression insoutenable

 

Comme Aronofsky a trouvé son actrice miraculeuse, comme il a adopté une sobriété bienvenue et comme il sait désormais tirer parti de ses excès stylistiques pour illustrer le malaise névrotique jusqu’à l’hystérie terrifiante, c’est sans hésitation qu’on désigne Black Swan comme un chef d’œuvre absolu. Un drame intimiste déchirant déguisé en thriller tétanisant, d’une homogénéité surprenante au vu des nombreux thèmes abordés. Avec la danse classique, discipline si stricte qu’on la considère souvent comme le plus difficile des arts, Aronofsky a trouvé le sujet en or pour pousser l’angoisse à son paroxysme. Est-ce un hasard si Aronofsky partage ses initiales avec Dario Argento, le réalisateur de l’autre film de danseuses traumatisant (Suspiria) ?

 

On appréhende à tout moment qu’un tendon d’Achille craque sous la pression, qu’une faute de rythme gâche l’entière chorégraphie filmique, qu’un geste brusque provoque la fin du monde. Mais aucune faute de goût ne vient entacher l’immense film de Darren Aronofsky, et c’est le souffle coupé que l’on ressort de la salle de cinéma, le cœur battant, l’impression d’avoir été violemment molesté mais d’y avoir pris du plaisir.

 

En deux mots : Darren Aronofsky, épaulé par une Nathalie Portman qui semble miser sa vie sur l’autel du cinéma, a enfanté une œuvre inouïe et tétanisante. D’une beauté formelle et émotionnelle sidérante, Black Swan laisse KO.

 


 

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