Feu Noir Désir

« Je fais part de ma décision de ne pas reprendre avec Noir Désir, pour désaccords émotionnels, humains et musicaux avec Bertrand Cantat, rajoutés au sentiment d’indécence qui caractérise la situation du groupe depuis plusieurs années  »

Et c’est ainsi que Serge Teyssot-Gay, guitariste aventureux et inspiré de l’indétrônable plus grand groupe de rock français, débrancha définitivement Noir Désir, après sept longues années d’un coma si profond que peu croyaient réellement en sa résurrection. A cette phrase terrible, odieusement réaliste et assassine, on ne peut que réagir par un hochement de tête compatissant, et ressentir l’ignoble soulagement qu’un proche cesse de souffrir en même temps qu’il cesse de vivre. Noir Désir n’est plus, et… C’est tant mieux. Car tout cela était trop douloureux.

Il est impossible de se rappeler de Bertrand Cantat comme de celui qui fit le déplacement jusqu’à ces imbéciles de Victoires de la Musique pour héroïquement vilipender le camarade PDG Jean Marie Messier avec une indéniable malice et une sincérité difficile à remettre en question. Non, car peu de temps après, Cantat, comme tout le monde le sait, est devenu… Un meurtrier. Merde, si seulement ça n’était pas arrivé. Et merde. Merde, quoi !

Cantat a tué, et pas n’importe qui : Marie Trintignant, l’ange mutin de Série Noire, une actrice talentueuse, une belle femme, une femme quoi,  quelqu’un, en fait, n’importe qui, putain, peu importe. Quelqu’un. Le résultat, c’est qu’on ne peut plus écouter Noir Désir autrement. Je ne peux plus écouter Noir Désir sans penser à l’horrible tragédie qui a tout gâché. Je peux supporter toutes les conneries de Joey Starr et continuer à écouter NTM, mais je ne peux pas écouter Noir Désir et faire comme si de rien n’était. Et surtout, il serait difficile d’envisager l’écoute d’un nouveau cru Noir Désir. Imaginez : nous sommes en Juillet 2011, après quasiment dix ans d’attente, Noir Désir lance son nouvel album. Et bien, il a vraiment intérêt à être un putain de sacré monument. On ne pourrait supporter un album timide, en demi-teinte, un album médiocre, en dessous des précédents exploits (Tostaky, Des Visages Des Figures, Veuillez Rendre l’Âme). Non, les fans, la France, attendent le must, le Sergent Pepper qu’on a jamais eu, le sommet émotionnel, le truc qui ferait fait dire aux gens « bon, c’est vrai qu’il a tué Marie Trintignant, mais 777 778 Club, c’est immense », un truc qui adouberait définitivement le Cantat de sa gravissime erreur, un truc qui ferait oublier la mort de Marie, un truc infaisable, en fait. Infaisable.

De toute façon, faire mieux que Tostaky, c’est du domaine du conte de fée. 666 667 Club, c’est moins bien, oui, mais c’est bien quand même. On pourrait aussi pardonner à Noir Désir de faire moins bien que Des Visages Des Figures, bien sûr, mais pas après un meurtre aussi médiatisé. Et puis même moins médiatisé. Pas après un homicide, même involontaire. Il valait mieux que le Dez s’arrête ici. On rigole des fautes de goût de Bashung, de Gainsbourg, de Lou Reed, de Neil Young, de Bowie, de n’importe qui. Celle de Noir Désir n’aurait fait rire personne. Bertrand Cantat fut le héros du rock français, et on ne pardonne pas aux héros de si graves erreurs.

Et je ne les appelle pas héros pour référer à leur saincro-saint engagement politique. Pour moi, cet aspect de Noir Désir a toujours été mineur, même s’il est responsable de certains de leurs plus gros succès populaires (L’homme Pressé, Un jour en France, 666 667 Club, en fait…) Non, ce que j’aimais profondément chez le Dez’, c’est qu’il amenait en territoire hexagonal un son inédit et bourré d’une énergie étrangère aux auditeurs de Trust et de Téléphone. Un héritage francophone des Doors et du Gun Club (vous aimez Noir Désir ? Foncez sur le Gun Club, Cantat reconnaîtra volontiers qu’il a appris chanter avec Jeffrey Lee Pierce). Pour les néophytes, sachez que leur premier véritable album, (après le chouette mini Où Veux-Tu Qu’Je Regarde ) desservi par la popularité de leur premier single légendaire Aux sombres héros de la mer (qui est une merveille, en fait, franchement), contient certains des titres les plus puissants de l’histoire de la chanson française.

Essayez de vous relever sans trébucher après des choses telles que Le Fleuve, Les Ecorchés, Joey I & II… D’une noirceur inconcevable, Veuillez Rendre l’Âme à Qui Elle Appartient laisse des traces ineffaçables, à l’image du traumatisant Sweet Mary (frissons garantis, voir les paroles pour comprendre). L’ambiance y est moite et tortueuse, les textes côtoient aussi bien les westerns crasseux de Peckinpah (Joey I) que l’épouvante à la Edgar Poe (Joey II). Le Velvet Underground est ouvertement invoqué sur les Ecorchés (« WHITE LIGHT WHITE HEAT !!! ») et Lautréamont et Maïakovski sont cités en influence. Entre-temps, on aura aussi eu droit au fiévreux A l’arrière des taxis et au scénario rape & revenge de La Chaleur… Même dans ses baisses de régimes (Apprends à dormir), Veuillez Rendre l’Âme est plus que remarquable, une claque, un chef d’œuvre qui laisse frémissant d’émotions d’une violence inouïe. Le Dez’ n’a jamais retrouvé une telle perfection.

Et surtout pas avec l’album suivant, Du Ciment Sous Les Plaines, même s’il introduit la distorsion pure et dure. Cela ressemble à une suite pondue à la va-vite pour satisfaire la maison de disque, en fait. Les meilleurs morceaux sont tous les deux offerts dès le début, ce qui est pratique. No, no, no et l’immense En route pour la joie. Après, on peut passer directement à l’opus suivant, à vrai dire. Parce que pour un Elle va où elle veut ou un Holy economic war, rares titres qui s’écoutent sans sourire narquois, on n’a le droit, au mieux, à du classique (Noir Désir a très tôt imposé un style très personnel et original, et n’a pas vraiment tardé non plus à tomber dans tous les pièges que cela entraînait, autrement dit à s’auto-parodier), au pire à du carrément neuneu. Charlie consterne à vouloir égaler la maestria de Veuillez Rendre l’Âme, Tu m’donnes le mal raconte vraiment n’importe quoi (« Tu lis sans fin les magazines / Où y’a d’la joie mais toi tu m’donnes le mal / C’est la spirale infernale », ahem) La Chanson de la main est une vaste plaisanterie pas très drôle, bon, ne nous attardons pas là-dessus, ajoutons simplement que Cantat chante comme un possédé, que dis-je, il hurle, glapis, aboie, hulule, braie, il fait le cheval, bref, il se cherche.

En 1992, avec Tostaky, Noir Désir change de style pour se faire plus radicalement rock, punk, dur. Bonne pioche, car s’il s’éloigne de la puissance littéraire de Veuillez Rendre l’Âme, Tostaky est un véritable lance-grenade scénique. Crade, brutal, et sans le moindre semblant de concession, l’album rue dans les brancards et tue tout le monde avec des vers en forme de grand coup de battes de Baseball à travers la gueule. Denis Barthe (batteur) et Jean Paul Roy (bassiste) forment une rythmique assassine, carrément invincible, la meilleure du rock français. C’est dans Johnny Colère, une reprise destructrice d’un obscur groupe lyonnais, qu’on trouve ce qui semble être le vers le plus représentatif de cet album qui sent la poudre et la sueur : « Ecarte le rouge / Ecarte le blanc / La seule couleur c’est noir brillant ! ». Et lorsque l’album se calme, ne relâchez pas votre garde, c’est que le gang est entrain de recharger, et qu’il compte bien vous coller sa prochaine balle en plein cœur. C’est à peu près comme ça que fonctionne la chanson titre, sa guitare mitraillette et son ironie guerrière « Soyons désinvolte ! / N’ayons l’air de rien ! ». On sent que l’alcool est passé par là (Sober song, Oublié) et que le grunge aussi (Here it comes Slowly, Alice). Entre les phrases brillamment évocatrices de Tostaky ou de l’hymne incendiaire Ici Paris, Cantat recommence aussi à écrire des textes formidables, dont les héroïnes intriguent et bouleversent (Marlène et surtout Lolita nie en bloc). Difficile à écouter d’un bout à l’autre car assommant à force d’électricité, Tostaky demeure le sommet du Noir Désir hystérique.

Dies Irae, le double live qui suit, est à l’image du précédent. Personne ne se demande pourquoi Bertrand Cantat eu de tels problèmes de cordes vocales et dû ménager son organe par la suite. Jamais fatigué, braillant jusqu’à s’en crever les poumons, le chanteur allonge tout le monde. En fait, on ne sait pas si on doit encore appeler ça du chant, vu le taux de décibels, mais peu importe ; il a tué ses idoles Morrison et Pierce, en fait, il a même déterré Morrison pour le tuer une deuxième fois. Dans Dies Irae, on ne sait plus trop ce qui se passe : les titres sont tous dopés à la nitroglycérine, le public est en transe, les Beatles sont massacrés (la reprise foutraque de I Want you (she’s so heavy)), les instruments hurlent de jouissance et de douleur. Le succès est définitivement au rendez-vous, les Noir Désir sont d’implacables monstres de scène, et Cantat empeste tellement de charisme qu’on ne sait pas où se mettre à l’idée qu’il foule la terre hexagonale.

Bien sûr, continuer sur ce registre demande une endurance certaine, et bientôt Noir Désir s’essouffle, bouffé par les tensions internes, le succès et les excès en tout genre, vous savez, on appelle ça le rock’n’roll. Une discrète séparation a lieu, pendant laquelle chacun des membres, exténués, vont se ressourcer à la campagne, voir leur famille, faire des enfants, aller à la pêche, tout ça. Certains ébauchent aussi des projets solos plus ou moins attrayant, avant qu’ils ne commencent discrètement à se réunir, sortant ponctuellement du silence, par-ci par-là, pour deux ou trois titres souvent alléchants, et surtout pour la sublime chanson finale du Bernie de Dupontel, Là-bas, un petit joyau qui mêle brillamment innocence et amertume, parfaitement au diapason avec le film, capable de faire fondre en larmes les plus durs à cuire d’entre vous, et ceux en même pas trois minutes. D’une douceur surprenante pour un groupe qui jadis assit sa notoriété grâce à ses concerts furieux, le titre annonce la future accalmie.

Enorme succès commercial en 1997, 666 667 Club, même s’il n’oublie pas complètement la fureur de Tostaky, est l’album le plus facile d’accès de Noir Désir, le plus radiophonique. Et ceux même si le premier titre, éponyme, est le seul instrumental de toute la discographie du Dez’. 666 667 Club, c’est un peu leur Nevermind, le plus populaire auprès des gens lambda, mais rarement le préféré des fans hardcore. Le son est plus clean et plus soft que sur le précédent, et sur les premières chansons, on tique un peu. Sur Fin de siècle, le riff de départ est un peu gonflant, mais il finit par être vraiment accrocheur à force d’hypnotisme auditif. Après le premier refrain, Teyssot-Gay sort le grand jeu, et la boucle apparemment classique qui introduit le premier morceau de 666 667 Club devient jubilatoire, terriblement efficace et finalement assez mélodique. C’est avec cet album que Noir Désir introduit le discours politique direct, sans recourir aux paraboles ou aux métaphores. Si, sur Fin de siècle, on fonctionne sans trop faire le difficile, l’hymne de manif’ Un Jour en France laisse plus sceptique. Sur quatre accords redondants, le titre est certes efficace, mais plus en tant que slogan qu’en tant que chanson. A l’image du Porcherie des Berruriers Noirs, Un jour en France deviendra la BO du second tour des élections présidentielles 2002, rappelez-vous, lorsque le borgne faillit être roi. Le succès est inévitable. Mais l’impression reste mitigée, comme avec L’Homme pressé, plus proche d’un chouette tract d’extrême gauche que d’une véritable bonne chanson. Le clip, parodie ironique et bienvenue des Boys Band alors tristement à la mode, est une réussite, mais le chant rappé ne réussit pas tellement à Cantat. En revanche, Comme elle vient est une réussite totale, aux quatre accords jamais rébarbatifs et au refrain entêtant. En fait, ce que l’on retient surtout de 666 667 Club, ce sont les ballades, plus nombreuses qu’à l’accoutumée. A la longue est mineure, mais le trio A ton étoile, Ernestine et En septembre en attendant est scotchant. A ton étoile, son tempo lent et sa guitare tordue, rappellerait presque Sonic Youth (avis personnel de l’auteur, ne pas relever) et le texte obscur et bref a quelque chose de fascinant. Ernestine confirme que chaque fois que Noir Dez’ donne un prénom féminin à une de ses compositions, il en fait un superbe classique. Enfin, avec En septembre en attendant, Noir Désir n’a jamais été aussi calme, et réalise l’une de ses meilleures chansons, du genre qui se passe de commentaire. Wahou. Pour finir, en guise de titre caché, dans anglais approximatif, Song for JLP rend hommage à Jeffrey Lee Pierce, le chanteur du Gun Club qui influença profondément Noir Désir. Une sombre légende du rock qui mourut dans un oubli intolérable.

A partir des années 2000, tout le monde attend plus que tout la suite des aventures des maîtres du rock français, c’est clair, au cas où ça ne l’était pas déjà avant. Malgré la déception relative du dernier album en date. Mettons volontairement de côté le délire One Trip / One Noise, collection de remix du répertoire pas très intéressants (on en connait pas des masses, d’ailleurs, des remix intéressants). Des Visages Des Figures, dernier enregistrement studio du groupe, est sans aucun doute l’album leur plus original et leur plus déconcertant. Après leur « Nevermind », voici leur « Kid A », pour parler vulgairement.

Beaucoup se plaignent encore de la multidiffusion sur les ondes de Le Vent nous portera, jolie chanson acoustique menée par la guitare rythmique de Manu Chao (guest luxueux mais franchement inutile, puisque n’importe quel musicien de studio ou de métro aurait pu faire l’affaire). Mais il serait dommage de s’arrêter à cela, car Des Visages Des Figures recèle de très belles choses. Et de moins belles, soit. L’Enfant roi, qui ouvre remarquablement cet album surprenant, sait nous parler avec des mots que l’on ne trouvait quasiment pas dans 666 667 Club, mais a ce défaut de ne pas vouloir se finir à temps. L’amateur du Noir Désir brut de décoffrage n’aura probablement pas attendu trois minutes avant de jeter la galette par la fenêtre. Et c’est dommage, car il aura raté Le grand incendie, cultissime brûlot du groupe de par son titre accidentellement prémonitoire (il faut rappeler que Des Visages Des Figures sort le 11 septembre 2001) et classique nerveux instantané qui en plus se permet le luxe d’être à mille lieues des habituels titres énervés du gang. Le final bordélique est un des meilleurs moments de toute la discographie. Fabuleux. Sur Des Armes, c’est carrément l’exploit : un texte de Léo Ferré divinement mis en musique, collant des frissons à quiconque y tend une oreille. On entre en territoire inconnu : des nappes de synthétiseur, Teyssot-Gay, Barthe et Roy quasiment absents, et la voix de Bertrand atteignant des sommets sans hurlements. A partir de maintenant, le hurleur en chef ménage sa voix, au risque d’en décevoir plus d’un. Il côtoie souvent les aigus, ou, comme sur Septembre en attendant, se contente de parler. Et cela lui réussit : on est séduit par le claustrophobique L’Appartement ainsi que par Des visages des figures, dont les arrangements curieux sont confiés à Romain Humeau, chanteur du groupe « apprentis » Eiffel. Beau mais souvent trop long, l’album a quasiment dit tous ses arguments au bout de six chansons. Les deux Son style débarquent comme des chiens dans un jeu de quille. Absolument anecdotiques. Lost est le single par excellence, avec son explosion au milieu et ses paroles fourre-tout. Pas top. Et pour finir, L’Europe, douzième et dernière chanson du dernier album du Dez’ est… Intéressant. L’invitée Brigitte Fontaine y est très drôle, comme à son habitude (« Triphon Tournesol est un zouave ! Deux fois ! ») et quant au groupe, et bien, oui, on sent bien que la cohésion est là, pendant ces 23 minutes intenables (et je suis capable d’enchaîner Sister Ray (16 minutes) et Diamond sea (20 minutes), alors, hein…),  mais ça ne suffit pas, tout cela est trop prétentieux, comme tout ce que déclame Cantat tel le prophète du nouveau monde qu’il n’est pas… Aïe. Non, les deux perles de ce final décevant, et rien que pour elles ça vaut le coup d’aller jusqu’au bout, ce sont le bouleversant Bouquet de nerfs et A l’envers à l’endroit.

Avec Bouquet de nerfs, point d’expérimentation, c’est une ballade déchirante dont la guitare acoustique est le principal accompagnement. Le texte invoque un peu tout le monde, de Sade à Brel, Brel dont Cantat, de sa voix ultra expressive, atteint presque l’émouvante majesté. Tout finis dans les violons, mais rien n’est pompeux ou lacrymal, tant les images sont justes et le chant troublant. Merveilleux, mais peut-être un petit peu moins que A l’envers à l’endroit. Lui aussi plus classique que le reste de l’album si on exclut quelques nappes électroniques bienvenues, c’est au niveau du texte que A l’envers à l’endroit est sublime. Bien plus impressionnant que toutes leurs tentatives engagées précédentes, c’est un texte d’une intelligence renversante, le texte d’un groupe au cœur d’une situation ambigüe, qui réfléchit son rôle et sa place face au public et au sein de l’industrie musicale comme rarement un groupe l’a fait. Chanter l’anticapitalisme au sein d’une multinationale, c’est possible ? Noir Désir, la poule aux œufs d’or des petits rois de pacotille, menace de tout envoyer en l’air… Personne n’a aussi bien ciblé la contradiction, le malaise d’un petit groupe aux idées révolutionnaires qui devient aussi énorme que ce qu’il combattait initialement. Ce qui a tué Kurt Cobain, Cantat et sa bande l’attendait au tournant, et nul doute qu’ils auraient agis plus sagement que le chanteur de Nirvana si seulement il n’y avait pas eu… enfin, vous savez bien. A quoi bon le répéter.

En faisant le compte de la carrière discographique de Noir Désir, j’en avais presque oublié l’évènement odieusement cruel et médiatique qui, irrémédiablement, a causé leur perte. Sans ça, quelle suite Noir Désir aurait-il pu donner à cette étrange prédiction qu’est A l’envers à l’endroit ? Ca, ç’aurait été bien plus intéressant qu’un fait divers sordide et déprimant. Ça donne le cafard, tout ça. Alors, essayons d’écouter Noir Désir sans trop y penser. A tout ça.

You can always sleep Mary… Sweet Mary…

Publié le 9 décembre 2010, dans Bouillon De Culture, Musique, et tagué . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :