Archives Mensuelles: octobre 2010

Secret Story : c’est fini !

L’été est mort et nos cerveaux aussi : Secret Story, c’est fini.

Ca a eu l’air de durer combien de temps finalement ? 8, 9 mois ? Le temps d’accoucher de l’enfant du diable : il aurait les cheveux de Charlotte, la voix d’Amélie, les fesses de Thomas, le rire de Stéphanie, la prétention de Bastien et le serre tête de Coralie. Il enchaînerait les déconvenues sentimentales comme Robin et Maxime, il aurait l’authenticité en carton de Julie et montrerait son zgueg de schtroumph à tout le monde comme John, en hurlant des « ALLOOOOOOOOOO ???? » comme Benoit. Enfin, il prendrait huit tonnes à chaque fois qu’il avalerait une frite et ferait rentrer tous ses bourrelets dans des corsets toujours trop petits comme… (avec moi 🙂 Anne Krystel. Ce serait un monstre, un peu comme ce qu’on est devenu après le visionnage quotidien de la reine actuelle des télés réalité. Si maintenant on se sent sale dès qu’on entend dire « C’est tout, pour le moment », on n’oublie pas que les 2 premiers mois on organisait des soirées Prime avec ses amis en pensant vraiment que ça allait être fun, on refusait de rater les quotidiennes devant lesquelles on adorait prendre notre gouter, on se surprenait à avoir envie d’un meilleur ami comme Benoit, on trouvait les abdos de Senna franchement sexy, on éprouvait de la peine sincère pour Stéphanie qui n’a jamais réussi à prouver à quel point elle est vraie… Vraie ?

Concept créé par feu l’équipe du Loft 1, dinosaures de la télé réalité, « rester vrai » reste une pratique assez nébuleuse irl. Enfermés entre 4 murs d’un rose criard avec toute une bande de no life aussi désespérants que toi quand tu pleures devant Masterchef, « rester vrai » correspondrait à ne pas instaurer de quelconque stratégie pour gagner de l’argent au sein de la dite maison, à sincèrement aimer les no life sus-mentionnés et à toujours mettre l’ambiance dans la maison en hurlant qu’on est trop pump it up et qu’on se laissera pas mettre une quenelle (ou alors avec amour). Vous l’aurez compris, « rester vrai » en télé réalité est un coup de poker : soit on parvient à conquérir le public et il nous fait gagner la grande finale et sa somme qui brille (essentiellement parce que les autres finalistes sont encore plus pourris que nous), soit on se fait enfler parce que trop honnête, et on aura plus qu’à s’entrainer à affirmer avec conviction qu’on n’était pas là pour l’argent, mais pour l’aventure humaine. Aventure humaine ?

Il est commun quand on interroge d’anciens candidats de télé réalité de les entendre parler de leurs motivations originelles, à savoir l’envie de vivre une « formidable aventure humaine », et de ne jamais regretter cette expérience à posteriori pour tout ce qu’ils auront appris sur eux-mêmes. Sachant que ce qu’ils ont en général appris sur eux-mêmes se limite à : je pète un câble quand je suis enfermé dans une baraque 24/24 avec des gens que je ne connais pas et je suis capable de pleurer comme une madeleine quand je ne trouve plus mon shampoing. Ce qui n’est finalement pas étonnant, une personne normalement constituée ne pouvant que se transformer en casseur de manif quand il se retrouve dans Secret Story. Mais comment font ils pour ne – presque – pas se taper dessus ? Facile : ils ont un besoin viscéral de reconnaissance, sans pour autant avoir le talent nécessaire pour recueillir de quelconques suffrages. C’est ainsi que le pauvre hermaphrodite rejeté ou la blonde belge brassée trop près du mur trouvent dans leur public l’amour que papa et maman n’ont pas pu leur donner. Public ?

Les candidats des télé réalité font ce qu’ils font pour leur public. Bastien donne l’intégralité de sa cagnotte, à savoir 63 000 euros, à Stéphanie qu’il n’a, pour info, même pas pécho ? Le public. Stéphanie accepte de se faire tripoter par son ex Senna qui de l’avis général la méprise ? Le public. Benoit s’excuse en pleurant de ne jamais rien comprendre et promet de mettre plus de soin à mettre les phrases dans le bon sens avant d’en tirer une conclusion hâtive ? Le public. Car le candidat de télé réalité est bercé pendant son séjour dans sa pouponnière sous LSD dans l’illusion qu’il a des fans, des gens qui le soutiennent, qui l’aiment sans le connaitre, des gens qui admirent ce qu’il est et ce qu’il fait , à savoir : un péquin lambda avec un accent bizarre, trop maquillé et qui pleure, cancane et dort toute la journée. Le candidat de télé réalité y croit tant et si bien qu’il est, à sa sortie, accueilli par une foule en délire à qui, soyons fou, il entreprend de toucher les mains et prendre le nounours et les roses qu’on lui tend sans penser qu’elle sont en réalité pleines d’épines. Il donnera deux interviews à Oops et Public, fera peut être la couverture de Télé 7 jours, se verra proposer un studio pour enregistrer un single intitulé « Je suis moi » (que personne ne produira) et finira chez Morandini à faire semblant de ne pas sortir une fausse vraie sex tape avec son vrai faux ex avec qui on avait pas vraiment coucher mais en fait si dans Secret Story.

Je vous l’ai dit : Secret Story, c’est fini. De Bastien, Stéphanie, Senna ou Benoit, qui gagnera ?

Bah en fait on s’en fout.

Carnet de voyage: le Monténégro

Avec le froid qui revient et le soleil qui se fait la malle il est normal que la nostalgie des beaux jours soit ressentie par un grand nombre d’entre nous. Pas de panique, un nouveau carnet de voyage arrive ! Cette fois, partez avec moi pour une destination moins lointaine en miles mais surement plus mystérieuse encore au cœur de l’ex-Yougoslavie : le Monténégro.

Cette fois-ci, on laisse la rapidité qu’offre un voyage en avion de côté pour partir en voiture. Oui-oui, en voiture ! Il faut donc pour cela étudier convenablement les cartes routières pour prendre le chemin le plus court et réserver l’hôtel une fois nos haltes nocturnes définies. Vivant dans le sud et seulement à quelques heures de la frontière France-Italie (quatre heures environ) un seul arrêt fut nécessaire pour rejoindre Ancona, ville portuaire qui nous ouvrait les portes de la mer adriatique et donc sur l’ancienne côte Yougoslave. C’est donc après une halte à Alessandria (que je ne recommande pas, c’est une ville industrielle et d’affaires comme certaines chez nous et il n’y a rien à visiter en particulier à part le centre qui se résume en deux grandes rues) que nous arrivons à Ancona pour prendre le bateau direction le Monténégro. Contrairement à d’autres pays où le tourisme maritime est très développé et donc plusieurs compagnies offrent leurs services, pour aller au Monténégro il n’y a qu’une seule compagnie et deux bateaux en circulation. Il ne faut pas oublier que c’est un pays indépendant depuis vingt-deux ans et qui a commence tout juste à s’ouvrir au reste du monde. La traversée fut assez laborieuse et mouvementée : le bateau bougeait pas mal ce qui m’empêcha de profiter de ma couchette en cabine. Je passais donc ma nuit dans la salle de repos, tout en haut du bateau, collée au hublot pour surveiller que l’eau était toujours bien sous le bateau et non l’inverse. Lire la suite

Menu d’automne

Pour nous réconforter de la pluie, du vent, des feuilles mortes envahissant nos rues et des jours qui se terminent de plus en plus vite, l’automne nous offre tout de même de jolies choses pour satisfaire nos papilles et pour un peu oublier ce temps maussade. Je vous propose un menu simple, économique, en totale adéquation avec nos fruits et légumes de saison, et avec lequel vous pourrez sans doute épater vos amis. Preuves à l’appui, j’ai testé moi-même ces trois recettes. A vos tabliers mesdemoiselles ! 
Entrée : Velouté onctueux de potiron



Ingrédients pour 4 personnes:

– un quart de potiron
– une pomme de terre
– 2 carottes
– un peu d’oignon
– deux cubes de bouillon de poule
– crème fraîche liquide (une brique)
– poivre, sel, muscade, thym (selon votre goût)
– 3 portions de « Vache-qui-rit »
– un peu d’huile d’olive

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