Comment ne pas s’ennuyer à la plage

Les mois de juillet/août riment pour beaucoup avec plage, farniente, soleil…en bref, vacances !

Après moult préparatifs et une dizaine de mois d’attente (parce que oui, on rêve d’y retourner dès la fin de l’été), le grand jour est arrivé : on pose ses valises, on enfile un maillot et on se rue dans l’eau, telle une amazone en chaleur.

Cependant, une baignade est vite terminée. On peut éventuellement se pavaner sous la douche commune, dégainer son gel douche spécial « Peaux sensibles à la fleur de papaye » et revenir en roulant de l’arrière train sur sa superbe serviette (ou son superbe transat, pour les plus chanceuses).

Mais là, avouez-le, nombre d’entre nous se posent LA question ultime : « Bon et maintenant, qu’est ce que je fais ? » A cette question plusieurs profils se dessinent :

La prévoyante : habituée des journées plage, la prévoyante a, comme l’indique son surnom, tout prévu : mots-fléchés, roman à l’eau de rose, Nintendo DS, lime à ongle, mp3 rempli de bonnes chansons qui mettent en forme, etc.

Je vous vois venir : « Mais moi j’ai rien prévuuuu ». Pas de panique. Il y a TOUJOURS quelque chose à faire parmi ces millions de grain de sable qui vous entourent. Peut-être appartenez-vous à ces catégories :

La serial-bronzeuse : A peine revient-elle du bain que hop, ni une ni deux, on la retrouve allongée en plein soleil, façon étoile de mer. Pas effrayée une seule seconde de nos amis les UV, elle sèche des heures durant, pique un petit roupillon (mais ça c’est un secret qu’elle cache sous des lunettes mouche), s’enduit régulièrement d’huiles en tout genre qui sentent « suuuper bon » et respire profondément l’air iodé en poussant des petits « Hmmmm » de contentement. C’est beau, de faire l’algue morte.

La nostalgique : tous les éléments autour d’elle la force à faire des choses étranges : le sable, l’eau, le seau et la pelle du gamin d’à côté…et là voilà batifolant avec le gamin en question en essayant à tout prix de le battre au concours du plus beau château de sable. Le ridicule ne tue pas la nostalgique : elle a bien vérifié au préalable que aucun beau garçon ni aucune personne sensible de la connaître ne rodait dans le coin. Et puis après tout, c’est quand même rigolo de faire des pâtés (qui ne font pas grossir, eux).

La mateuse : il y en a une autre qui aimerait jouer avec la nostalgique, mais impossible : son sixième sens lui indique une présence mâle au loin. Son radar à phéromones en alerte, elle cherche une pause confortable et sensuelle à la fois, histoire de. Le mâle s’approche mais attention, la règle de base doit être respectée : en vacances, on ne dépasse pas le périmètre parasol/serviette. C’est alors que, à la façon des vaches régurgitant une boulette d’herbe tout en regardant les trains passer, la mateuse mâche son chewing-gum tout en regardant passer les hommes. Et ça peut durer des heures.

La Nicole Bulot : cousine du fameux Nicolas Hulot, elle aime la nature, découvrir ce qui l’entoure et se passionne pour des petites choses qui pour d’autres, existent à peine. Par exemple, Nicole Bulot ne marche pas sur les coquillages ; elle les ramasse pour sa collection privée et les bichonne comme de vraies petites pierres précieuses. Mais peut-être avez-vous deviné son plus grand moyen de ne pas s’ennuyer : admirer la nature. Armée d’un masque, d’un tuba et de palmes, elle nage telle une sirène parmi les poissons et les algues. Et si l’eau n’est pas bonne, elle sait qu’il y a également un écosystème riche près des rochers. Alors qu’une mateuse lambda se serait déjà écorchée vif sur un gang de hérissons, rebondissant sur un crabe affamé, et finissant sa mésaventure au poste de secours avec deux sauveteurs sexy (pas bête, la mateuse), Nicole Bulot, elle, se fond au paysage.

La bonne camarade : il arrive que parfois, au mieux, nous soyons entourées d’ami(e)s, de notre boyfriend ou d’un quelconque animal de compagnie à qui causer. Au pire, une tatie Ginette et une mamie Raymonde squattent les deux mètres carrés d’ombre et vous demandent votre avis sur les derniers bigoudis chauffants ou la ménopause prématurée. Vous, bien sympathique et patiente (au moins une demie heure dirons-nous), écoutez attentivement, répondez et priez pour que l’espace-temps accélère miraculeusement. Au moins, Ginette et Raymonde ne s’ennuient pas. Vous êtes un peu LEUR moyen de ne pas s’ennuyer à la plage.

À propos de AnneLise

Funny, sensitive and generous but terribly emotional, touchy and not-confident.

Publié le 6 août 2010, dans Société, et tagué , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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