Carnet de voyage: la République Dominicaine

Comme beaucoup avant moi, ici et ailleurs, je vais prendre le temps de vous rapporter mes voyages et ainsi vous faire voir comme j’ai pu les découvrir les quelques pays que j’ai traversés. 

L’un de mes plus beaux voyages jusqu’alors a surement été la République dominicaine. 
On a toutes une petite idée préconstruite de cette superbe île: sable blanc, mer turquoise, cocotiers, cocktails frais servis dans des cocos, la chaleur du soleil… Les vacances quoi ! Mais j’ai le devoir de vous dire que ce n’est pas seulement des paysages maritimes de rêves. Il y a encore bien plus de choses à découvrir que qu’une enveloppe de sable chaud, comme la caverne d’Ali baba.
Pour ma part, j’ai découvert un monde vraiment en rupture avec la vie que je connaissais en France. Durant mon séjour j’ai pris conscience de nombreuses réalités que jusqu’alors je ne croyais pas réellement possibles. (aucun commentaire, j’avais 13 ans lors de ce voyage et j’étais assez prude. Comment cela, je le suis encore ?) C’est donc avec une vision des choses toute à fait différente que j’ai repris l’avion à San Domingo (Saint-Domingue) pour rentrer at home, Toulouse.


Arrivée à l’aéroport, tranquille, je prends l’avion à Paris durant le mois de juillet pour un vol sans escale jusqu’à Punta Cana, puis San Domingo. J’ai déjà pris l’avion, c’est bon, je gère le stress.
Après sept longues heures de vol l’avion atterrit à Punta Cana où se trouve toutes les grosses stations balnéaires que l’on trouve partout ailleurs dans le monde, suffisant d’un peu de sable, de mer et de cocotiers. Ici descendent donc tous les touristes qui préfèrent le confort et la similitude avec leur domicile. Après un quart d’heure d’attente l’avion décolle de nouveau pour San Domingo, capitale de la République Dominicaine. Et là… les plus groooosses bourrasques de vent que j’ai vu de ma vie, de la pluie… Bref, l’avion bouge énormément et je peux vous dire que mon assurance du début est restée à Punta Cana! Je fais la remarque à mon papa qui lui, lit son bouquin tranquillement, et me répond : « logique moustique, il y a un ouragan 24 heures avant notre arrivée. » Pardon ?! Mais qu’est ce que je fiche ici ? Je vais mourir empalée sur un palmier telle un poivron entre deux morceaux de viande embrochés…
Après vingt minutes de montagnes russes on atterrit et on se dit: c’est bon je suis vivant. Ni une ni deux je me détache et sautille partout pour sortir plus vite. (Evitez de faire cela, ça n’a rien changé et j’ai récolté un bleu sur le genou). Une fois sortis de l’aéroport: il fait chaud, cela grouille de gens, certains vendant des fruits dans des sacs poubelles, des gens qui te disent de monter dans leurs taxis, que ce n’est pas cher… L’ambiance des pays du sud !

La première nuit nous avons dormi dans un petit hôtel tenu par une Française où les chambres donnaient sur une petite cour sublime, avec une fontaine et des cocotiers. Nous repartons tôt le lendemain pour Las Terrenas au nord  de l’île sur la côte, en bus. Notez que la République Dominicaine est sur la même île qu’Haïti mais est bien « plus riche » que ce pays.
Arrivés là-bas après un rallye dans les montagnes couvertes de dense végétation nous nous installons dans nos cases faites en bois et en coco. Il fait une chaleur écrasante et pour nous rafraichir nous décidons, une fois nos valises défaites, d’aller près de la mer pour s’y baigner. Sur le rivage nous pouvons voir les palmiers couchés sur l’eau, tel un cadre de carte postale. Des maisons d’anciens colons sont dressées face à la mer, très colorées comme le reste des cases. L’ambiance est parfaite, les gens sont vraiment très décontractés et comprennent mon pauvre espagnol minable. La végétation y est très grasse et riche en diversité florale. Nos dix jours à Las Terrenas se terminent et nous partons en direction du sud.


Nous avons rejoins Bayai bé au sud de l’île dans un appartement sans intérêt mais qui surplombait les maisons en brique des alentours. J’ai pu constater un changement de vie comparé au Nord : des paysages moins verdoyants et plus terreux, des plages un peu plus aménagées et envahies par le tourisme balnéaire. Un élément qui m’a profondément marqué : l’épicerie de jour qui se transforme en bar la nuit où la population commence à 4 ans et finit à 80 ans. Le seul bar du village abordable. De notre appartement j’observe la vie de mes nouveaux voisins : une femme égorgeant son poulet, un groupe de danseurs se déhancher sur le toit de leur maison ( notez que les maisons sont ici des blocs de ciments rectangulaire à toit plat), des enfants courir sur les rebords des murés.

Durant les dix jours que nous passèrent à Las Terrenas puis les dix jours à Bayai bé j’ai pu voir un rat de coco, qui est comme un rat européen mais vit uniquement dans les feuilles sèches de cocotiers, qui recouvrent toutes les maisons de l’ile; des hommes montés à plus de dix mètres pour couper les bananes ou les cocos; faire une excursion à dos de cheval dans les montagnes et me baigner dans des chutes d’eaux en pleine nature; collectionner les piqûres de moustiques; mettre du vrai monoï pour la première fois; boire du lait de coco et confirmer que c’est infecte; voir des dauphins sauter au dessus de notre petit bateau à moteur; nager à côté d’une multitude de poissons multicolores; poser mes fesses sur des île de moins de 20 mètres de long; faire du catamaran; faire du scooter à trois; voir un papy conduire une mobylette avec cinq enfants dessus; ramener des toiles riches en couleurs faites artisanalement à Las Terrenas…


Puis nous avons rejoins Santo Domingo pour trois jours avant de repartir. Nous avons pu visiter un musée traitant de la découverte de cette île par Christophe Colomb, assister à un concert d’Aventura sur le toit d’une voiture (oui ce groupe est idolâtré là-bas, du moins en 2005), visiter une capitale pleine de vie et où le reggae raisonne dans tous les quartiers du matin jusqu’au soir.

En rentrant chez moi j’ai surtout pensé à la façon de vivre là-bas, où les gens semblent toujours relax et gentils, je repense aussi aux enfants courant derrière les voitures en criant, aux danseurs de reggae dans ce bar en face de notre restaurant, à cette île qui regorge de traditions et de cultures tellement différentes des miennes en tout cas. Je retiendrais surtout les paysages à couper le souffle, les fonds marins riches en couleurs et en sushis, les pluies chaudes qui s’abattent en fin de journée, au Reggaeton. Je vois maintenant tout cela dans les photos que nous avons prises et aux toiles que nous avons ramené.


Pour finir, je me permets de conseiller ce pays à toutes celles qui cherchent un dépaysement assez conséquent, qui sont en soif d’aventures, qui aiment l’humidité et la chaleur – oui parce que mine de rien on a bien sué, et celles qui ne cherchent pas de la nourriture raffinée, juste des fruits et des légumes frais super bons.

Je rehausse mon sac à dos et mes chaussures de marches, d’autres pays m’attendent. Adios – j’ai déjà dit que les Dominicains parlent espagnol ?

À propos de Sunsh

Soignante à plein-temps, brunch-addict, coureuse des montagnes de l'après-midi, fétarde de la nuit et globetrotteuse continuellement.

Publié le 13 mai 2010, dans Day By Day, Les voyages de Sunsh, Voyages, et tagué , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :