Archives Mensuelles: juillet 2009

Graphic Novels – La Bd aux frontières du roman

Le meilleur moment pour faire le plein de lecture, à part l’hiver avec un chocolat chaud fumant, c’est bien sûr l’été, lorsque les aprèm sont longues. Quoi de mieux que s’affaler sur un lit, une plage ou un hamac, une grosse pile de livres d’un côté, un smoothie framboise / lait d’amande de l’autre ? On en profiterait pour découvrir de nouveaux auteurs et pourquoi pas les «graphic novels», ces ouvrages grâce auxquels la Bande-Dessinée s’est offerte une respectabilité culturelle, au point d’inspirer les scénarii de plusieurs films cultes de ces dernières années…

La graphic novel en situation… D’une bd indépendante aux studios hollywoodiens.

Qui vous fait croire que le monde de la bande dessinée n’est qu’un sous genre littéraire, pauvre de surcroît, vous ment de manière éhontée. A côté des célèbres comics – de super héros aux pouvoirs fantastiques ou de chats paresseux, des bandes dessinés d’enfants ou des manga se trouve tout un genre encore relativement méconnu en France, celui des «Graphic Novels», ou «roman graphique», quoique l’expression ne soit pas tellement adoptée. Les «graphics novels» ne sont pas de «simples bande dessinées» mais de vrais récits, dont la complexité pourrait s’apparenter à celle des romans. Pourtant, les premiers à défendre l’appartenance des Graphic Novels au vulgum pecus de la B.D. sont les auteurs de graphic novels eux même. Alan Moore par exemple (le papa des Watchmen, V for Vendetta…) critique le terme qu’il réduit à une expression de marketing, quant à Daniel Raeburn, il considère que le terme «graphic novel» est à «comic book» ce que «technicien de surface» est à «femme de ménage» : au moins c’est clair, c’est pas parce qu’une B.D. a un début et une fin  une trame narrative, qu’elle doit s’émanciper du genre underground des comics indépendants.

Si l’on se dispute pour établir quel fut le tout premier format de Graphic Novels, le petit monde de la bd semble s’entendre pour dire qu’en tout état de choses, les premiers ouvrages revendiquant l’appellation datent de la fin des années 70. C’est Art Spiegelmann, avec sa b.d. Maus, qui retrace l’histoire de sa captivité en camp de concentration, récompensé par un prix Pullitzer en 1986, qui fait connaître le terme au grand public et à la critique littéraire, redorant du même coup le blason de la bande dessinée. Mais à l’origine, les Graphic Novels sont plutôt l’oeuvre de graphistes aussi déglingués et géniaux qu’underground, dans la lignée de Robert Crumb. On vend ces comic books d’un genre nouveau à quelques exemplaires dans de petites librairies à San Francisco jusqu’à ce que, rencontrant l’assentiment des lecteurs de bande dessinée habituels, mais aussi des journalistes, les Graphic Novels s’écoulent tels des best sellers, un tas de récompenses se créant d’ailleurs pour saluer les meilleurs efforts du genre…

Si les «graphic novels» semblent être caractérisé par une narrativité semblable à celle d’un roman, un format qui dépasse les réglementaires 45 pages des comics, et un graphisme relativement étudié, finalement, à en croire les commentaires des principaux intéressés -les auteurs, on reconnaît essentiellement la graphic novel au regard que pose la critique littéraire sur l’objet en question… Contrairement à la BD : la graphic novel est socialement et culturellement acceptable.

Peut-on réduire le monde des graphic novels à celui d’une B.D. plus prétentieuse que la moyenne, qui se passerait de super héros ? Que nenni, le géant Marvel DC est d’ailleurs parmi les premiers à adopter le format. Ce qu’il faudrait peut-être retenir, dans une tentative de caractériser ce pan hétéroclite de la bande dessinée (il y a des graphic novels autobiographiques, des fictives, des fantastiques…), c’est que la richesse des récits qui y sont mis en page et la créativité des graphismes – de Robert Crumb à Daniel Clowes, rend le genre très cinégique : on ne compte plus les ouvrages du genre passant au grand écran par le truchement des plus grosses maisons de production d’Hollywood : Ghost World, From Hell, Batman Begins, Sin City ou Watchmen pour ne citer qu’eux! Tous étaient, à l’origine, des bandes dessinées. Ou des graphic novels. Suivant votre camp.

Une sélection d’indispensables :

Temoignage historique, récit farfelu, ou super héros culte, ces différents ouvrages furent ou seront adaptés au cinéma, voici une petite sélection de bandes dessinées sont devenues aussi incontournables que n’importe quel roman classique.

 

Persepolis : le récit autobiographique de Marjane Satrapi est malheureusement plus que jamais d’actualité, en 4 tomes, Marjane raconte sa vie de jeune Iranienne, née en 1971 et qui doit vivre son enfance et adolescence en pleine Révolution Islamique.

Les bds de Frank Miller, Sin city, The Dark Knight : D’abord dessinateur chez Marvel et Dc Comics, Frank Miller n’a jamais tout à fait décroché des super héros, du fantastique et du polar, mais s’affranchit des codes du genre en créant son propre Batman (c’est à lui qu’on doit le Batman de Nolan, torturé et jusqu’au boutiste) et en renouvelant totalement Daredevil. Jackpot lorsqu’on lui propose de porter à l’écran Sin City ainsi que 300, qui sortiront tous deux en 2005. Avec plusieurs projets de ciné sous le bras, Frank Miller ne perd pas pour autant de vue la BD et lance une nouvelle série relatant la formation de Robin par Batman !

Ghost world, de Daniel Clowes, devenu un teen movie culte (et enfin intelligent), révélant au passage une Scarlett gravement adolescente. Ghost World est à l’origine une bd des 90‘s qui retrace avec l’objectivité du scientifique une histoire d’amitié qui s’effrite, une fois le lycée terminé. Familier mais cynique et mordant à souhait, Ghost World est à raison devenu une délicieuse référence en matière de comédie noire.

Black Hole de Charles Burns : enfin publié en France de manière intégrale en 2006, Black Hole a été largement récompensé et serait confié au réalisateur de Se7en, Fight Club, David Fincher. Charles Burns comptait rendre hommage aux films d’horreur des 70’s avec son intrigue rapportant comment un groupe d’adolescents de Seattle contracta une étrange MST à Seattle…

Un genre particulier, l’autobiographie :

Si un thème se distingue dans le récent milieu des graphic novels, c’est celui de l’autobiographie. Parce que la bande dessinée fait appel au dessin et donc s’avère être un format idéal pour restituer souvenirs et décors, et parce que son format long peut confiner à l’intime, l’autobiographie est rapidement devenue un genre de prédilections chez les graphistes.

Fun Home : Alison Bechdel revient sur sa vie familiale, en concentrant ses souvenirs sur la relation complexe qu’elle entretenait avec son père, mais rapporte aussi son expérience vis à vis de sujets sulfureux comme l’orientation sexuelle, la question de la construction du genre ou du suicide. Vraie autobiographie, à teneur psychanalytique garantie, et gros boulot sur le dessin (il a fallu sept ans à Alison Bechdel  pour illustrer son récit), Fun Home est un incontournable !

365 days : Pendant un an, de 2002 à 2003, Julie Doucet a écrit un journal illustré relatant son quotidien, son dessin grunge mais habité – elle n’utilise que de l’encre noire, rappelle celui de Crumb, et son style très intime a rapidement rendue les ouvrages de Julie Doucet cultes. Mais depuis, l’auteur canadienne a malheureusement décidé d’arrêter les comics… Nul doute que ses bande dessinées n’en deviendront que plus indispensables.

Blankets : Roman d’apprentissage de Craig Thompson qui relate son adolescence, son premier amour et son éveil sexuel, Blankets est en fait né du désir de l’auteur d’écrire une bande dessiné à propos de cette expérience métaphysique : dormir pour la première fois aux côtés de quelqu’un.

American Splendor : De 1976 à 2008, Harvey Pekar a publié des tranches de sa vie mises en bande dessinée ; la particularité de ce comic, mis à part son rythme de publication irrégulier, et sa très longue durée d’existence, c’est qu’au scénario on retrouve toujours Harvey Pekar, par contre, au crayon, les illustrateurs se succèdent, Harvey Pekar prend donc naissance à chaque fois sous des traits différents grâce à Eddie Campbell, Chester Brown, ou Alison Bechdel… Adapté en film en 2003, American Splendor est le récit autobiographie d’Harvey, qui n’a rien pour lui à la base, il s’agit d’un Mr Moyen, indécrotablement grogon et pourtant incroyablement touchant!

Une garde-robe par destination

L’activité qu’on a à peu près toute en commun cet été : à un moment ou à un autre, il faut faire sa valise. Quitte à monopoliser son neurone pour ne rien oublier, autant en profiter pour pousser le perfectionnisme au point de choisir ses vêtements en fonction de notre destination ! Après tout, on s’habille toujours pour un but : le travail, un rendez vous amoureux, un rendez vous entre copines… Alors pourquoi ne pas s’habiller suivant la ville où l’on se rend, comme pour mieux capter l’ambiance de notre lieu de voyages ?

Quelques valises à destination de Paris, Londres ou encore Moscou se sont d’ailleurs égarés à la rédaction de Glory Box, bien sûr nous n’avons pas pu résister à les ouvrir pour vous en montrer le contenu !

Maaaarcello! Maaaaaarcello! Come here!

Lorsque j’imagine Rome, j’imagine marcher toute la journée au milieu de sites historiques et culturels tous plus mythiques les uns que les autres et ce sous un très beau soleil bien sûr, s’arrêter pour déguster une gelato, grimper sur un vespa et voir la ville défiler, bref, la dolce vita, une vie légère, gaie et élégante, qu’on mène à plat (histoire de survivre) et vêtue de couleurs vives ! Dans votre valise pour l’Italie, je recommande des jupes et des robes pimpantes et estivales, bien colorées, quelques bijoux et surtout un sac glamour, pour tenter de rivaliser avec les italiennes… on se rend tout de même dans la patrie de Fendi, Cavalli et autres Gucci…

1. Pochette Roberto Cavalli ; 2. Ballerines J.Crew ; 3. Collier Forever 21 ; 4. Robe Mywardrobe ; 5. Robe Marc Jacobs ; 6. Collier Paraphernalia ; 7. Sandales Valentino ; 8. Chemisier Netaporter, Ceinture Forever 21; Jupe Acne Jeans ; 9. Lunettes Chloé.

Take me down to the paradise city!

On réduit souvent Los Angeles à la ville la plus ringarde du monde, une ville où Pamela Anderson serait encore en train de courir sur Malibu Beach et où le mauvais goût est roi. C’est vrai. Mais L.A., la super mégalopole de Californie, ce n’est pas que Hollywood Blvd, c’est aussi une ville en ébullition, aussi sauvage que dangereuse, c’est la ville des clubs, du surf, et des gangs. C’est la super star des blogs mode Rumi, de The Fashion Toast, qui à mon avis capte le mieux le style excessif et brutal de Los Angeles, si jamais vous faites un tour là bas, compensez les 35°C continuels à partir du mois d’avril avec du (très) court : adoptez un look rock’n’roll tellement premier degré qu’Axl Rose vous piquerait vos fringues : cuir, cloux, bling gothique, mais toujours féminin avec des coupes super près du corps et des talons vertigineux. Du mauvais goût tellement sexy, animal et franc, qu’il en devient stylé.

1. Sandales Dolce Vita ; 2. Bracelets Wet Seal ; 3. Lunettes Rayban ; 4. Sac Chanel ; 5. Mini jupe Philip Lim ; 6. Short Sass & Bide ; 7. Bracelets H&M ; 8. Bottines Louboutin ; 9. Bling Mickey Wet Seal ; 10. Débardeur Alexander Wang ; 11. Sweat Eruca.jp ; 12. Jean Balmain

Parfait pour réciter vos déclinaisons de grec ancien.

La Grèce… Explorer Athènes, jouer à Indiana Jones au Parthénon, bronzer dans les îles grecques, être étourdie de chaleur, et, pour parfaire le tableau, s’assortir au bleu des cyclades et de la Mer Méditerannée en ponctuant ses tenues de bleu : roi, klein, cyan, outremer… Toutes les teintes sont bonnes ! Comme on passe sa journée à crapahuter, on met dans sa valise des vêtements d’aventurières qui ne dépareilleront pas du paysage : des shorts, des blouses amples, et des accessoires en cuir naturel. Toute prête pour aller faire paître des brebis!

1. Combinaison Chloé, Ceinture Topshop ; 2. Short Abercrombie & Fitch, Ceinture Warehouse ; 3. Spartiates K Jacques ; 4. Châle John Lewis ; 5. Blouse Paul Smith ; 6. Sac  vintage ; 7. Lunettes Simone ; 8. Robe Marc Jacobs ; 9. Sandales Kors ; 10. Culotte Topshop ; 11. Boucle d’oreille Forever 21 ; 12. Bracelet Wetseal

Anna Karénine, tremble carcasse.

On aura toujours une bonne occasion de s’habiller comme une petite poupée, mais un détour au pays des Matriochkas fournit une assez bonne excuse pour remplir sa valise de très jolies petites chaussures colorées, capuchons délicats et autres robes de satin moirées. Dans la journée, pour aller voir de ses yeux les joyaux de l’art moderne russe, on se met au diapason avec une jupe à motif géométrique avant d’aller prendre le thé dans un salon de la capitale russe !

1. Châle Newlook ; 2. Talons Marieclaire ; 3. Talons Topshop ; 4. Chemisier Topshop, Jupe Marc Jacobs ; 5. Robe Wday ; 6. Cape Groove Market ; 7. Sac Marc Jacobs ; 8. Veste militaire H&M ; 9. Robe Miu Miu

Rendez-vous à présent en Asie du Sud-Est, où, climat tropical oblige on emporte avec soi que des robes amples en coton ou en lin qu’on peut rouler en boule sans crainte dans son sac à dos, des nus-pieds, et bien sûr, un panama, pour se la jouer Marguerite Duras en Indochine.

1. Spartiates Moonsoon ; 2. Short Eruca.jp ; 3. Chapeau American Eagle Outfitters ; 4. Sac Miss Selfridges ; 6. Robe vermillon Diane Von Furstenberg ; 7. Robe Hmr.jp ; 8. Blouse Eruca.jp

Il y a tout un tas de vérités populaires plus ou moins bon enfant qu’on aime énoncer à propos de nos voisins les anglais, et parmi elles, quelques unes bien sûr concerne la mode, on la dit toujours plus excentrique et débridée outre manche, une chose est sûre les anglais sont bien plus férus de motifs que les français, après tout, c’est à eux qu’on doit plaid et liberty, ces deux tissus qui reviennent régulièrement à la mode. Pas question alors de débarquer (ou de revenir) d’Angleterre sans l’indispensable jupette à motif fleuri qu’on trouve dans une petite friperie et qu’on porte bien haut, éventuellement avec une ceinture pour bien marquer la taille, telles environ 7 londoniennes sur 8. Les sneakers Keds étant à Londres ce que les tennis Bensimon sont à Paris, vous ne détonerez pas si vous en avez au pied, pour celles qui font de l’urticaire face au «casual footwear» on se chausse d’oxford très locales !

1. Cardigan Chickdowntown ; 2. Oxford Mick Margo ; 3. Lunettes Girlprop ; 4. Sac Newlook ; 5. Débardeur Erin Wasson, Ceinture Topshop, Jupe Gucci ; 6. Foulard Wetseal ; 7. Mini jupe Cos ; 8. Débardeur Forever 21 ; 9. Chapeau Eugenia Kim ; 10. Tennis Keds champion

Pariiiiis

Le style parisien a fait le tour de la planète, chaque fille à un moment ou à un autre de sa vie aura rougi qu’on lui trouve une ressemblance avec une «parisienne», dont l’essence première serait d’être chic avec trois fois rien, et l’essence seconde, d’être chic en toutes circonstances avec trois fois rien. Plutôt que d’appréhender ce sybillin «je ne sais quoi» qui transformerait (soit disant) le banal uniforme «jean, pull loose, trench» en sainte trinité du style et loser en échouant dans le gouffre terrible du «no look», mieux vaut remplir sa valise de tout ce que nous inspire Paris, au moment où la capitale est la plus belle : au printemps bien sûr ! Un style sûr, girly et poétique pour flâner le long de la Seine et lire dans les jardins : de petites chaussures plates, ou des ballerines, des couleurs pastels assortis aux macarons de Pierre Hermé, et des touches de détails mignons et rétro, un canotier, des noeud ou bien un médaillon !

1. Tennis Bensimmon ; 2. Oxford Scooter ; 3. Robe Eruca.jp ; 4. Robe Eruca.jp ; 5. Canotier Marc Jacobs ; 6. Blouse Wetseal ; 7. à 9. : Médaillon, Tee shirt et Jupe Zozo ; 10. Sac Lulu Guiness

Alors, pour quelle destination embarquerez vous ?

%d blogueurs aiment cette page :