On a testé pour vous… le couchsurfing

Le couchsurfing, vous en avez peut-être entendu parler ces derniers temps, dans un reportage, un magazine ou bien par une connaissance, le procédé vous a intrigué ou tenté, vous voulez en savoir plus ? Vous avez toujours été tenté par un voyage sac au dos qui sort des sentiers battus et rebattus par les guides des agences de voyage ? Avant d’optimiser les 60 L que contiennent votre sac au dos, il vous faut lire cet article.

Couchsurfing, the coolest thing since the backpack

Et oui, il n’y a pas qu’Antoine de Maximy qui va dormir chez les gens. Il y a aussi cette nouvelle tribu dite «les Couchsurfers». Le site internet couchsurfing.com existe depuis 2004, mais poursuit la tradition de plus vieux  espaces comme Hospitality Club ou  Global Free Loaders, ou d’une manière générale de l’hospitalité qui lient les voyageurs autour du monde. Le principe de ces sites : mettre en contact, grâce à des profils (un peu comme sur Myspace ou Facebook : couchsurfing.com c’est aussi un réseau social) des voyageurs à la recherche d’un petit coin où dormir quelque part dans le monde, et des locaux, disponibles pour les accueillir ! D’origine américaine,  le site a convaincu des citoyens de tous les continents, mais l’anglais y demeure la langue usuelle.

Le contrat de base c’est donc : un petit espace chez soi, souvent un canapé (d’où le nom du site – couch en anglais, c’est canapé!), parfois un bout de sol, parfois, grand luxe, une chambre d’amis, et ce offert gratuitement (mais c’est quand même sympa de venir avec un petit présent ou de proposer de cuisiner, vous vous en doutez). Après, tout le reste est laissé à l’appréciation de chacun : partager un repas, une soirée dehors, faire le guide, donner des conseils bien avisés…

«Creating a Better World, One Couch At A Time», petite théorie du CouchSurfing.

Internet a définitivement rendu plus accessible ce mode de voyage itinérant car il permet de provoquer de façon simple ces rencontres, mais si cela fonctionne, c’est avant tout parce que les Couchsurfers sont respectueux vis à vis de leur hôtes et de leurs engagements !

Les voyageurs qui veulent vivre dans un pays et le connaître de l’intérieur plutôt que «le faire», selon l’infortunée l’expression consacrée – on « fait le Cambodge », souvent équipés d’assistants dans l’opération :  l’agent touristique et une vingtaine de compatriotes au passage, sont nombreux. La clientèle était donc toute choisie pour ce type d’hébergement où, accueilli chez un quelqu’un du coin, on bénéficie de plus qu’un lit. C’est l’occasion d’échanger sur ses cultures respectives, de rencontrer du monde, de faire du tourisme au delà des visites de musée et des heures de marche ! La philosophie Couchsurfing se résume en fait au motto de la communauté : «participez à la création d’un meilleur monde, canapé après canapé». Ou sinon, on peut plus modestement partager une bière, échanger son adresse facebook, et paf : des copains à chaque port.

Et en vrai ça donne quoi ?

C’est à 18 ans, il y a 5 ans, que j’ai pour la première fois utilisé le site. Je partais sans trop de budget aux Etats-Unis avec mon copain, et j’étais à la recherche du logement le plus cheap possible à San Francisco. Quelques jours plus tard, je recevais des réponses positives de Couchsurfers, que je n’avais jamais bien sûr jamais vus de ma vie. Mes parents, pas super rassurés. Mais, peu farouches une fois arrivés aux USA, on est tout de même allés à la rencontre de nos hôtes ! C’est comme ça qu’en 20 jours à San Francisco, deux jeunes français de 18 ans sont restés à la «Cracktory», un loft bien cracra mais accueillant situé dans les docks et habité par une dizaine d’artistes d’une moyenne d’âge de 30 ans, puis dans un appart’ du Tenderloin chez un DJ d’une trentaine d’année. 5 ans plus tard : on a gardé contact et je réalise que mon histoire d’amour avec le couchsurfing ne fait que commencer. D’ailleurs, quelques années plus tard, c’est sans hésiter que je retourne sur le site pour trouver de nouveau un couch, cette fois ci, à Portland, Oregon, et c’est un couple d’interprètes de langage des signes de 25 ans qui m’accueille dans leur salon pour 3 jours, me montre la ville et me présente à leurs potes.

Ce que le couchsurfing m’a apporté ? Des amis bien sûr, de bonnes adresses locales et de super soirées en bonne compagnie, des économies (!), mais surtout la satisfaction de participer à un chouette projet!

Comment mettre toutes les chances de son côté

Bien sûr, depuis 2004 la communauté s’est largement agrandie, et avec un lot de règles et recommandations sont apparues, qui, je vous rassure tout de suite, tiennent nettement plus de la politesse de base que de commandements impératifs et obtus. Il ne faut pas confondre «couchsurfing» et hôtel ; parce que certains voyageurs ont du abuser de l’hospitalité d’autres membres du site, les responsables insistent à présent beaucoup sur la nécessité pour chacun d’être prévenant et poli. Le couchsurfing n’est pas (qu’)un moyen d’éviter l’auberge de jeunesse, c’est avant tout une expérience pour  partager des aventures, discussions, etc, et aller à la rencontre d’hébergeurs volontaires. Ainsi, évitez de couchsurfer si vous prévoyez de ne faire que dormir chez votre hôte! A moins qu’il vous dise le contraire, il sera sûrement content d’apprendre à vous connaître le temps d’une soirée ou deux.

Pour mettre toutes vos chances de votre côté dans la recherche d’un canapé où rester quelques jours (surfer n’est point squatter), faites vous un profil le plus complet et honnête possible, en y mettant votre photo, et écrivez une request sympa et précise quant à vos intentions, le type de demande d’hébergement que vous aimeriez recevoir en fait, tout simplement. Sisi532 qui barde son profil de gif animés et écrit une requête d’une ligne la plus impersonnelle possible en spammant tous les membres d’une même ville n’a PAS de chance qu’on lui ouvre la porte de chez soi. En acte, rendez vous inoubliable en vous faisant le plus discret possible dans la maison, et le plus adorable par votre personnalité : soyez ouverts, disponibles, racontez ce que vous avez fait aimé, bref… ayez le contact facile.

Lorsque j’ai reçu des gens à la maison à mon tour, j’ai remarqué que j’appréciais que les personnes soient ou très cools à propos de ce qu’elles voulaient faire : rester à la maison pour dîner et regarder un film c’est bien (n’oubliez pas que, contrairement à vous, celui qui vous reçoit n’est pas en vacances!), ou très précis limite obtus : « je veux aller dans tel quartier! j’ai lu que ce bar était bien, allons le tester » : en tant qu’hôte j’aime faire plaisir. Même si ça veut dire aller voir la Tour Eiffel de nuit pour la 8ème fois du semestre.

Dernières recommandations pour apprécier au mieux votre couchsurfing : si vous êtes une fille et que vous voyagez seule, vous vous sentirez probablement plus en sécurité chez une fille, si vous voyagez à plusieurs, ayez tous un profil afin de vous présenter au mieux, enfin, ne négligez pas le système de vérification mis au point par le site : le procédé est facultatif, mais il permet de repérer les personnes particulièrement actives ou engagées dans la communauté!

Depuis le mois de mars, on comptabilise pas moins d’un million de couchsurfers dans 232 pays différents… qui sait, un canapé vous attend peut être quelque part dans le monde?

Publié le 30 juin 2009, dans Voyages, et tagué , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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