Archives Mensuelles: février 2009

2′ de culture rock : le shoegaze

Shoegaze, ça vous dit rien ? Croyez moi, comme vous faites indubitablement partie de ce que j’aime appeler, en bonne sociologue, la « génération Coppola », ces filles tout à fait adorables biberonnées à la sainte trinité de l’esthéticisme girly fin de 20ème siècle : virgin suicides-lost in translation-marie-antoinette, vous en connaissez déjà plus long que ce que vous pouvez suspecter. Et oui, miss Coppola avait fait un embargo sur le sujet avec son film Lost In Translation et s’était fait ambassadrice de la musique Shoegaze en filmant Scarlett-râh-Johanson sous toutes ses coutures dans Tokyo.

Shoegaze, une tentative d’analyse

La musique shoegaze se circonscrit très précisément à la première moitié des nineties, et géographiquement à la perfide Albion. En fait, on doit le terme à une tentative des journalistes de rassembler sous le même credo des groupes de jeunes ayant le pied lourd sur la pédale d’effets. Mais dans le shoegaze, on ne sait plus si la technique (nappes de guitares très saturées, voix reculées, fantômatiques, comme si on était « sous l’eau ») précède ou découle du concept.

Nous sommes en 1990 et le monde du rock est repu des postures de rock star, on commence à créer des groupes avec de nouvelles idées : on s’abstient de démonstration de force, on rejette la médiatisation, du coup, naturellement, les configurations habituelles – l’incontournable duo chanteur charismatique & guitar hero, deviennent « deux guitares », des sons très messy apparaissent, la voix, ramenée au même niveau que les autres instruments est souvent éloignée, noyée sous les amas de guitares. On comprend mieux pourquoi les shoegazers revendiquent aussi l’appellation de dreampop.

Car cette musique, éthérée mais furieuse, bouillonnante, (les anglais ont le mot parfait pour la décrire : fuzzy), est avant tout la musique idéale pour errer intérieurement et rêvasser gentiment. Difficile de définir cette musique britannique qui fait concurrence au grunge plus directement crade des Etats-Unis, et à la britpop locale (Oasis, Suede, Pulp, Blur-90’s) : le shoegaze se présentant comme nettement plus cérébral, en fait, c’est sans doute avec une image, la pochette de Loveless, l’album culte de My Bloody Valentine, qu’on représenterait le mieux le style en question : évadé et confus.

Les groupes emblématiques

« On » a coutume de désigner My Bloody Valentine comme la quintessence du mouvement shoegaze : ceux par qui tout a commencé, c’est aussi certainement les plus connus, et dont le style est le plus abouti. Sauf que détail : Dinosaur Jr et surtout, Jesus and The Mary Chain avait décidé de multiplier les plages de guitare avant eux, on doit aussi aux Cocteau Twins le goût très shoegaze pour les voix perchées/éloignées/d’un autre monde, bref les racines du shoegaze datent facile des années 80, et, on pourrait pousser le vice à reconnaître dans les guitares du Velvet Underground les premiers balbutiements du mouvement.

Lorsque le mouvement bat son plein, au tout début des 90’s, des groupes comme Seefeel, Lush (féminin), Ride, The Boo Radleys ou Slowdive, mais aussi Verve (avant de se faire massivement connaître en se surfixant un « The » et en pondant « Urban Hymns ») font parler d’eux, à côté du mythique MBV (ci-dessous).


Aujourd’hui, les préceptes shoegaze ne sont pas tout à fait oubliés et sont suivis par les groupes noisy qui existaient déjà plus ou moins à l’époque ou celle qui a suivie (Sonic Youth, Brian Jonestown Massacre, les deux premiers albums de Mazzy Star), ou inspirent les petits jeunes (A place to bury strangers, Serena Maneesh, No Age), mais qu’on ne se méprenne pas, le dernier (bon) album des petits frenchies Stuck In the Sound n’a pour autant de « shoegazing » que le nom.

Loveless – My Bloody Valentine : 47′ de pur fouillis mental, absolument magnifique et plein de grâce.
Nowhere – Ride : éthéré mais fulgurant, Nowhere est le premier album de Ride, et un masterpiece total.
Souvlaki – Slowdive : très beau, très calme, ce bel album pénétrant et atmosphérique rappelle par moment les islandais de Sigur Ros (mais avec 10 ans d’avance) et emmène définitivement vers d’autres contrées.

La playlist pour se prendre pour Scarlett à Shibuya (pas mal trustée par Loveless justement) :

Look Shoegaze

« Shoegaze », avant tout, signifie : « regarder ses pompes », et, si les critiques moyennement bien intentionnés ont ainsi surnommés la scène de l’époque, c’était pour rendre hommage à leur jeu de scène super évolué. Vous vous en douterez, le look
shoegaze est à l’image de ces grands garçons pas super super bien dans leur peau, aussi éloigné des chemises à jabots et des moues de Jimmy Page qu’Amy Winehouse de la sobriété. Le nolook shoegaze c’est donc : un jean (ici pac sun), un tee (de MBV et celui à manche longue : American Eagle Outfitters), un pull (J.Crew), des sneakers, bref un ptit look de nerd du rock’n’roll aux cheveux dans les yeux tout facile à copier.

Revue du web #3

Woah, il s’en est passé des choses sur Internet au mois de février… Batman pète les plombs, en fait le super super méchant, c’était Facebook (ce twist de malade, même JJ Abrams y avait pas pensé), Tumblr tente de te faire vomir et Obama en a putain de marre de toutes ces conneries : en avant les geeks !

First things first, vous n’aviez sans doute pas loupé l’incroyable mp3 de Christian Bale s’énervant un chouilla contre le directeur photo sur le set de Terminator (ça se passait en juillet mais ça n’a leaké que début février), perso, j’ai adoré : ce « seriously man, you and me, we’re fuckin’ done professionally » a même tendance à ponctuer toute bévue de mes congénères (tu fais tomber un truc, l’épisode de Big Bang Theory n’est pas complètement downloadé, plus de café…). Mais ce n’est pas tout !

Comme plus de 5 millions d’internautes -je compte sur vous là, vous n’aviez sans doute pas loupé, non plus, la vidéo de ce petit gars qui sortait de chez le dentiste, visiblement un tantinet affecté par l’anesthésie… Depuis, celui qui fut Batman cet été s’est excusé sur une radio californienne, et évidemment, un petit malin n’a pas manqué l’occasion de combiner ce qui furent les deux plus gros buzzs de l’internet ce mois-ci et c’est devenu : Christian amène David chez le dentiste. Parce que février était le mois-Christian Bale, on a aussi trouvé tous ses points communs avec Kermit, j’ai envie de dire : NORMAL.

Toi aussi tu t’es toujours demandé à quoi tu aurais pu ressembler à l’époque de Lucy ? Hey, Internet est là pour toi !

Toujours dans le style « c’est possible » les sites communautaires IRL font la fête ensemble :

Mais en fait, cet evil web 2.0 qui nous fait flipper grave depuis la semaine dernière, existe en vrai de vrai, la preuve, de vrais gens, en chair, en os, en trois dimensions y travaillent : découvrez les bureaux qui paraissent si inoffensifs de vos sites anti-vie privée favoris (Myspace, Youtube, Lastfm…), lequel vous préférez ?

Justement, vous vous demandez ce que ça rapporte de travailler sur un site pareil ?
Pour les joyeux lurons de Collegehumor, une émission sur MTV thank you very much, du coup, on veut vraiment pas louper leur version de la pub pour le « snuggie », l’indispensable couverture amélioré :

Pour les autres, il faudra se contenter d’évaluer votre profil facebook, votre blog ou
glorybox grâce à ce site : http://www.stimator.com/

Besoin de motivation pour faire un petit régime ? Jogging ? Diète protéiné ? Muscu ? Ah non, excuse my french mais j’ai mieux. Ce petit tumblr te dégoutera à jamais de manger autre chose que du concombre 🙂

Après tout seule compte la nourriture spirituelle, faites le plein grâce à la « literary map »

Ca, ça fait un moment que je veux vous en parler : Capucine nous avait fait part à l’automne dernier de sa super histoire de « popotame magique », petite fille + baby talk + français 100% A.O.C. + cuteness overload = l’Internet américain a le coeur qui fond, tant et si bien que sa maman (http://capucha.tumblr.com/) a décidé de profiter de la subite célébrité de sa fille pour « faire quelque chose de bien ». Les beaux jours reviennent : commandez votre tee-shirt « Capucine », vous participerez à la construction d’une bibliothèque en Mongolie, les dons se terminent le 12 juin, alors gogogo ! (en plus ils sont jolis)

Once upon a time… from Capucha on Vimeo.

Et parce que la revue du web ne serait jamais complète sans sa dose mensuelle d’Obama et d’animaux débilos : Un renard découvre le trampoline.

http://www.liveleak.com/e/540_1234005919

Obama qui dit « Motherfucker » c’est ici

Et voilà ! Et en ces temps durs pour nos compatriotes les S.A. (sérievores anonymes), lorsque nos meilleurs amis suédois après ikea et h&m risquent de se retrouver en prison sans passer par la case départ, je finirais sur : vive The Pirate Bay, et vivent les bit-torrents.

Sélection lecture pour la Saint-Valentin


A l’occasion de la Saint-Valentin, voici une sélection de quelques romans parlant d’amour.

Stormy vous conseille :

« A moi pour toujours » de Laura Kasischke

 » A moi pour toujours  » : voici le message que contient le billet anonyme que trouve Sherry Seymour dans son casier de professeur à l’université, un jour de Saint-Valentin. Elle est d’abord flattée par ce message qui tombe à pic dans sa vie routinière : son couple fatigué, son père malade et son fils unique de plus en plus distant sont les uniques composants de son quotidien. Son admirateur secret finit par obséder ses pensées : elle réussit à découvrir son identité, le rencontre et se lance dans une liaison torride avec lui. Le mari de Sherry se met alors à jouer un jeu dangereux sur lequel bientôt, plus personne n’aura de prise. Sherry perd vite le contrôle de sa vie faussement équilibrée. La tension monte, jusqu’à l’irréparable..

On rentre dans l’univers d’une femme avec ses doutes, ses interrogations sur ses amitiés, sa famille, sa vie de mère et d’épouse.. Mais c’est aussi un livre à rebondissements auquel on ne s’attend pas du tout ! D’autres personnages intéressants entourent Sherry, comme Sue, sa meilleure amie qui veut absolument tout savoir de cette idylle, et le jeune Gareth, dans sa relation ambigüe avec elle . L’histoire est vraiment prenante et on passe un bon moment de lecture.

Extrait :

« Sois à moi pour toujours. Qui peut bien m’avoir envoyé le premier message, et puis le second, et pourquoi ? Est-ce que j’ai dis un jour cela à quelqu’un, Sois à moi pour toujours ? Si jamais, je l’ai fait, je ne peux qu’imaginer que c’était à Reggie Black, l’été de mes dix-sept ans. Mais je n’ai jamais voulu qu’il fut à moi. Je voulais être à lui. Qu’il me réclame. C’était notre ambition à toutes, nous les filles, à l’époque. […] Est-ce que quelqu’un m’a jamais dit, de manière anonyme ou pas, « Soit à moi, pour toujours » ? Il avait fallu attendre si longtemps, pour que l’on me réclame ainsi et c’était un parfait inconnu !

Un autre roman : « Peut-être une histoire d’amour » de Martin Page


Virgile adore Paris, mais n’aime pas son travail : il est rédacteur dans une agence de publicité. Il vit seul sans conviction et a ses petites habitudes ( telle que celle de faire du yoga trois fois par semaine), et va tout aussi souvent chez le psychanalyste. Rien de bien palpitant en somme, tout comme dans sa vie sentimentale : il a l’habitude d’être délaissé par les femmes qu’il aime..

Pourtant un soir, sur son répondeur, il reçoit ce message : « Virgile, c’est Clara. Je suis désolée, mais je préfère qu’on arrête là. Je te quitte Virgile, je te quitte ».
Or, il n’a aucun souvenir de cette dénommée Clara. Il cherche en vain une explication satisfaisante et finit par prendre une décision inattendue : reconquérir cette femme qu’il ne connaît pas. Peut-être une histoire d’amour est une comédie romantique dont Virgile est le héros décalé. Rebondissements et quiproquos se marient aux réflexions sur l’amour et pimentent cette fable pleine d’esprit.

Extrait :

« Situés entre le Louvre, le Conseil d’Etat et la Comédie-Française, les bureaux de l’angence de publicité où Virgile travaillait étaient bien entourés. La station de métro enrobée de perle multicolores, comme une construction d’enfant pour la fête des mères, le ravissait. Pourtant, Virgile ne partageait pas d’intimité avec le quartier ; ils se côtoyaient en se tenant sur leurs gardes, conscients l’un et l’autre que cela pourrait mal finir. Le jeune homme ne revendiquait que deux îlots dans ce morceau doré du premier errondissement : la librairie Delamain et le café-restaurant A Jean Nicot, dernier tripot qui échappait à la clientèle chic endémique.
Il monta dans le bus et valida son titre de transport. Il avait cessé de prendre le métro depuis six mois, lassé de subir un constant sentiment d’oppression et s’occasionnelles crises de paniques.
Le trajet du corps accompagne celui de l’esprit. Virgile quittait sa journée de travail petit à petit. Il ne suffit pas de sortir de son bureau, d’emprunter l’ascenseur et de franchir les portes de l’immeuble. Une transition est nécessaire. La course parmi la circulation, le mouvement des roues du bus et celui de ses yeux sur le paysage des piétons, des voitures et des vélos, débarassaient Virgile de son travail et de ses collègues. A mesure qu’il s’approchait de chez lui, il se retrouvait. Virgile n’était pas toujours la même compagnie pour lui-même, mais la cohabitation entre ce qu’il croyait être, désirait être et était se déroulait sans trop de disputes. »

Sesilina, elle, vous recommande :

« Les yeux jaunes des crocodiles » de Katerine Pancol

Parce que la Saint Valentin n’est pas une fête réservée aux doux amoureux, mais qu’elle est simplement la fête de l’amour qu’il ne faut pas oublier au quotidien, je vous présente ici deux romans qui en parlent très justement.

Quel drôle de titre que celui de Katerine Pancol pour un roman qui conte l’amour sous toutes ses formes. « Les yeux jaunes des crocodiles » nous transporte dans un monde connu de tous, puisqu’il s’agit d’un monde où la vie quotidienne connaît ses aléas, où les gens se croisent et se décroisent, et où l’amour fleurit puis pince le cœur.
A la lecture de ce roman, on se lit, on se reconnaît, on comprend et on ressent. Que va devenir cette femme trompée, abandonnée par son époux ? Comment va t-elle rassurer ses filles sur l’amour que les parents leur portent malgré l’absence d’un père ? Comment va-t-elle reprendre goût à l’avenir ? Est-ce un homme singulier qui va l’aider à franchir le cap d’un nouvel amour naissant ? On retrouve dans ces pages, la femme esseulée qui cherche désespérément l’attention, le mari déçu, perdu et plein de questions, l’épouse qui ne rend pas son mari heureux, la maîtresse qui manque de confiance… Face aux difficultés de la vie, l’amitié profonde se laisse aller aux confidences, l’amour parental rassure et apaise, l’amour destructeur mais puissant de désir fait frissonner… Bref, l’amour est partout autour de nous et ce roman n’est pas sans nous le rappeler.

Extraits :

« Alors elle se mit à pleurer. Accrochée au rebord de l’évier, elle pleura, pleura. Son dos était secoué de sanglots. Elle pleura d’abord sur le vide que cet homme allait laisser dans sa vie, seize ans de vie commune, son premier home, son seul homme, le père de ses deux enfants. Puis elle pleura en pensant aux petites filles. Elles n’auraient plus jamais le sentiment de sécurité, la certitude d’avoir un papa et un maman qui veuillent sur elles.
Enfin, elle pleura d’effroi à l’idée de se retrouver seule. »

« Je l’aimais tellement, je voulais qu’on s’enfuie ensemble, il disait qu’il n’avait pas d’argent, je me suis confiée à lui et ce fut le début de tous mes ennuis. Ce homme, Jo, est un homme lamentable mais si séduisant… »

« A quoi tient la naissance d’un sentiment ? A une impression fugace, fluctuante, changeante ? A un angle qui dépasse, laissant la place à une illusion qu’on projette sur l’autre ? »

Et la suite de ce roman : « La valse lente des tortues »

Si comme moi, vous vivez la nostalgie de la fin d’un roman comme la fin d’une vie, vous serez heureuses de retrouver les héros et héroïnes de Kanterine Pancol dans « La valse lente des tortues ». Si les crocodiles restent le plus souvent immobiles, les tortues, elles, avancent, même lentement.
Ce roman est empreint de tout cet amour quotidien que nous donnent nos parents, sans condition, ainsi que nos frères et sœurs, nos amis. Mais il nous rappelle aussi nos premiers émois à 13 ans, le cœur qui s’emballe, les joues qui s’empourprent, le large sourire qui se fige et les yeux brillants. Il fait note des amours interdits emplis de désir brûlant, et de l’amour fraternel si fragile mais essentiel. On redécouvre l’importance de l’amitié dans la construction de soi, son soutien dans les moments les plus difficiles. Que ressent-on lorsqu’on est amoureux ? Pourquoi accorde-t-on tant d’importance au moindre mot de celui qui fait battre notre cœur ? Qu’est-ce qu’un cil offert dans un mouchoir de soie, ou une citation de Sacha Guitry écrite dans un roman ? Une preuve d’amour évidemment.
Mais parce qu’il n’y a pas d’amour sans haine ni problèmes, on vit également avec ces personnages les moments de détresse, de craintes et de trahison. On ressent la jalousie et la tristesse des uns, quand d’autres parlent aux étoiles pour garder l’espoir d’une vie pleine d’amour.

Extraits :

« Il y eut ensuite une minute de grande solennité qui les entraina dans un domaine où ils  n’étaient encore jamais entrés : celui de l’abandon. Ils se mangeaient l’intérieur de l’âme, le velouté du cœur et pouvaient dire, sauf qu’ils ne prononçaient pas les mots, exactement
ce à quoi ils pensaient. Ils se le dirent avec les yeux. Comme si ça n’existait pas ou que ça ne devait pas exister encore. »

« Je ne savais pas que ça me ferait ça, j’ai envie de le hurler au monde entier dans la rue !
En fait non, j’ai envie de le chuchoter à tout le monde comme un secret qu’on peut pas s’empêcher de raconter. […] Je le dis sans parler. Ça se mélange grave dans ma tête. Y’a un truc en plus, c’est que j’ai l’impression de rayonner. […] Je suis plus la même. Et pourtant je suis la même. Ça fait comme si j’avais un grand ballon dans la gorge, comme si j’avalais plein d’air. Ça fait le cœur qui s’envole qui bat comme une casserole avant de le voir, tellement j’ai peur de pas être assez jolie, qu’il m’aime plus ou quoi. J’ai peur tout le temps. Je vais aux rendez-vous sur la pointe des pieds de peur qu’il change d’avis »

« J’ai l’impression que quelque chose va sortir de ma poitrine et de mon ventre tellement je suis heureuse. Quelque chose va exploser et montrer mes entrailles à tout le monde. […] J’ai rien dit à ma mère. Ça me tue quand j’y pense. Je me demande si elle aussi, a les entrailles qui explosent quand elle pense à Philippe. Je me demande si l’amour, c’est pareil à tous les âges… »

Et vous, avez-vous d’autres livres d’amours à conseiller ?

Stormy et Sesilina

Ohayo tokyo !

La ville inspire les réalisateurs ! Après Paris (Paris, je t’aime ! en 2006, Paris vu par… puis Paris vu par… vingt ans après, et New York avec New York Stories, un triptyque réalisé par Martin Scorcese, Woody Allen et Coppola père), c’est au tour de Tokyo d’inspirer trois réalisateurs. Les français Michel Gondry, Leos Carax et le coréen Joon Ho Bung ont investi la capitale nippone pour y créer trois moyen métrages à leur image.

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