Joy Division : de ton ipod au ciné

Un peu d’histoire…

Joy Division, groupe anglais de la fin des années 70, qui se forme dans la ville culte de Manchester (vit également naître les Buzzcocks, les Smiths, et plus récemment Oasis et autres Primal Scream), passe pour être le premier groupe de Cold Wave.

Cold wave ? encore du vocable musical dont on a que faire ? Petite leçon express de généaologie rock’n’roll : la cold wave est tout simplement la petite cousine de la new wave (mais moins mainstream) et s’assimile -une fois l’Atlantique traversée, au post punk, mais surtout, par delà les jargons, il s’agit du vrai renouveau rock des 80’s, qui s’illustre notamment par Television, Bauhaus ou les Cure au plus fort de leur période ténébreuse… et dont on sent encore l’héritage dans la pop d’aujourd’hui, avec Interpol ou The Editors.

Deux albums (Closer, Unknown Pleasure) suffisent à Joy Division pour marquer durablement l’histoire du rock. Culte, Joy Division l’est sans aucun doute autant par leur rôle précurseur, ils posèrent les jalons d’un rock sombre, pénétrant et très élégant, que par l’histoire tragique de son chanteur, Ian Curtis.

Un groupe cinématographique

Après Control d’Anton Corbijn en 2007, le très beau film biographique sur Ian Curtis présenté à Cannes la même année, Joy Division revient au cinéma dans un documentaire de Grant Gee (celui là même qui suivit Radiohead en tournée en 1998 pour réaliser Meeting People Is Easy). Revenant en détail sur les origines punk de Joy Division, à l’époque où le groupe s’appelait encore Warsaw, le documentaire dresse également un portrait sensible de Ian avec des interviews des membres du groupe et de celle qui fut sa maîtresse : la journaliste musicale Annick Honoré. Mais on apprécie spécialement découvrir les coulisses de la vie professionnelle de ce groupe atypique à la si courte carrière, de l’interview du directeur de leur label (Tony Wilson) à celle des artistes chargé de l’artwork du groupe, tous marqués par leur rencontre avec les musiciens de Joy Division.

De format très classique (images d’archives, interviews récentes, extraits de concerts d’époque…), le documentaire de Grant Gee, fan du groupe depuis ses 15 ans, ne manque pas son objectif de relier l’histoire de Joy Division à celle d’un espace urbain en quête de perte et de beauté, et se présente comme un bon moyen pour celle qui ne la connaît pas de découvrir la musique troublante et indispensable de Joy Division, toutefois, il faut reconnaître que le destin poétique du tourmenté Ian Curtis justifie totalement le recours au film. Ainsi, au match Control VS Joy Division, le documentaire, on préfère la réalisation d’Anton Corbijn : hommage vibrant, terriblement émouvant et tout aussi authentique à Ian Curtis et à l’histoire de Joy Division.

 

 

Publié le 25 janvier 2009, dans Day By Day. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :